Archive for mars 2006|Monthly archive page

Continuer d'avancer.

          Des fois je fais des choses sans même savoir pourquoi je les fais. Des fois je m’embarque dans des histoires sans même savoir où ça va me mener. Vraiment pas, aucune idée, et aucune idée pourquoi je le fais. Des fois j’ai une idée en tête, et cette idée m’obsède sans même savoir quelle en est la source. D’où ça vient m’indispose, me questionne, m’interroge.

            C’est chiant, ça me demande de l’énergie, et même ça me stresse. J’en rêve même la nuit, mais je continue de pousser cette idée, jusqu’au bout, nez devant, tête première, mais souvent à tête baissée, inconscient, sans rien voir. Parce que la plupart du temps, je ne vois absolument rien. Un de mes rêves dans la vie, c’est justement de voir clair, de voir grand et large, droit devant, au sens figuratif. Alors à ces moments, mes seuls recours sont mes instincts, alors je ne peux que leur faire confiance, et continuer d’avancer.

Continuer d’avancer.

          Des fois je fais des choses sans même savoir pourquoi je les fais. Des fois je m’embarque dans des histoires sans même savoir où ça va me mener. Vraiment pas, aucune idée, et aucune idée pourquoi je le fais. Des fois j’ai une idée en tête, et cette idée m’obsède sans même savoir quelle en est la source. D’où ça vient m’indispose, me questionne, m’interroge.

            C’est chiant, ça me demande de l’énergie, et même ça me stresse. J’en rêve même la nuit, mais je continue de pousser cette idée, jusqu’au bout, nez devant, tête première, mais souvent à tête baissée, inconscient, sans rien voir. Parce que la plupart du temps, je ne vois absolument rien. Un de mes rêves dans la vie, c’est justement de voir clair, de voir grand et large, droit devant, au sens figuratif. Alors à ces moments, mes seuls recours sont mes instincts, alors je ne peux que leur faire confiance, et continuer d’avancer.

Mélodie de la rage.

Simple, j’avais envie d’un poème,

Tout simplement, me demandais-je où ça me mène

 Comme le vent, voilà le temps,

J’attends la venue d’un enfant

 

Si je fermais les yeux,

Pour découvrir ce qui est précieux

Si je fermais  la bouche,

Pour connaître ce qui me touche

 

Patience, me dis-je,

Comme la brise, au son du tonnerre je fige

 

Tout autour, je respire

Pour apercevoir mon désir 

Tout autour, je m’engage

Pour apercevoir  ma rage

 

 

Frustration en action.

          Je serai bref. Sommeil oblige… La frustration intérieure fut mon calvaire, mais aussi mon alliée cette semaine. Comme si depuis plusieurs semaines j’accumule cette nocive énergie au profond de moi-même, et que je ne réussis pas tout à fait à l’évacuer.

           Et bien cette semaine, je me suis mis à accepter cette émotion et faire avec. Par coïncidences ou pas, énormément de choses se sont réglées cette semaine, des choses qui traînent depuis des lunes, et qui me gossent au plus haut point. J’ai utilisé cette chiante énergie d’une façon à me propulser pour régler toutes ces encombrantes situations auxquelles je devais faire face. Tellement intérieurement j’avais cette boule d’énergie de frustration, tellemment je me suis mis au boulot pour en finir avec ces merdes qui coulissent le long de ma vie.

           Je marchais d’un pas frustré, je parlais de manière frustrée, je respirais de manière frustrée. Tout ça a fait en sorte que j’ai utilisé ma psychologie du "fuck off", plus rien à perdre, au point où j’en suis rendu. Alors, paf!, j’ai organisé bien des problèmes, de façon à ce que ça joue en ma faveur, et ainsi qu’ils deviennent mes soupapes pour évacuer mes frustrations. Voilà. Presque plus frustré le gars, mais toujours cette "drive" intérieure qui me catapulte vers de nouveaux et plus radieux horizons…
 

Absurde.

Pourquoi est-ce que depuis qu’une fille m’a dit qu’il est plus facile de peller une banane par le bas, je ne suis plus capable pentoute de l’ouvrir par le haut? Pensez-y! Biiiip.

Action, prémonition…

          De l’action, que de l’action toujours. Ça me court aux fesses. C’est impossible que je ne sois tranquille une minute. Il y a toujours quelque chose à s’occuper, des paiements, des factures, des contraventions, des problèmes, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Au moment où j’entame le pas vers la résolution d’un  problème, un autre cadavre ressort du dessous de mon lit. Oui, je deviens plus fort, oui, je me retrouve de plus en plus, comme si j’avais le choix, la vie m’emmène à me faire face tout le temps.

           Mais dans ces mêmes moments où toutes les tuiles me tombent sur la tête, je vis des instants d’intenses émotions, et je dirais des émotions extrêmements positives, entourées de tous ces gens incroyables autour de moi. Et moi, je ne peux qu’aller mieux, en pleine forme, en pleine santé, "top shape" comme je l’exprime si souvent. Et je suis loin de faire une dépression et de m’appitoyer (ça s’écrit comme ça?). Au contraire, je suis plus vivant que jamais, là pour transmettre ma bonne humeur. Les gens s’inquiètent plus de moi que je ne m’inquiète de moi. Je m’en sort, faut juste un peu de temps. Il arrive pas vite, mais il passe vite. Faut continuer à vivre à fond et avoir du plaisir…

         Parlant de cela, je suis dans une passe où j’ai l’intention d’expérimenter bien des choses…physiques, quoi qu’elles soient, là pour faire des expériences, vivre de la nouveauté, et y plonger à pleine mordée. Une image forte m’a transpercée l’esprit ce soir, je passais une heure avec deux jolies demoiselles en fin de soirée. L’image m’ a fracassée, et c’est bien la première fois que cette envie charnelle me fit cet effet, le goût intense de partager mes mains, ma peau, mon corps avec ces deux séduisantes jeunes femmes, en même temps bien sûr! Ce fut fort en-dedans de moi, ça ne m’avait jamais vraiment passé dans la tête, comme bien des gars! J’ai senti cette pulsion se propager doucement, comme un venin mesquin, avare de plaisir de corps, plein de corps, plein de peau, pleins de seins, pleins de fluides humains. Toute cette histoire n’a pas de suite, morte-née dans mes désirs. Peut-être prémonition. (J’ose espérer…)
 

3 films et un livre.

          Bon, c’est maintenant l’heure des revues. Ça fait quelques temps que je procrastine là-dessus. Voilà 3 films et un livre.

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          Je commence par le dernier que j’ai vu. V pour Vendetta. Ce vendredi après-midi. Le cinquième de la salle était à peine remplie au Colossus. Ça diminue l’ambiance. Mais quel film! J’ai adoré. Je mentionne que Richard Martineau en a fait une bonne critique. Un film intelligent, différent, de nombreuses intrigues qui me tiennent bien sur le bout de mon siège. L’histoire d’un terroriste qui veut sauver la population d’un gouvernement qui mène par la peur! L’opposé de ce qui se passe aujurd’hui! Mais l’idée est géniale, tirée de la même bande dessinée. Nathalie Portman est tellement jolie. Oups, je dois parler du film, elle est vraiment à l’intérieur de son rôle d’une fille bien troublée par son passé, et son évolution psychologique, pas de tout repos, se fait bien sentir. Et que dire de Vendetta, drôle, gentleman et bon combattant. Évidemment, il y a une critique de la société et les frêres Wachowski nous montrent leur vision du futur qui pourrait bien ressembler à cela pour vrai en 2020. Je croyais qu’il y allait avoir plus d’action, mais non, plutôt l’histoire des différents personnages, bien expliquée. Des scènes avec des images fortes, qui ont fait monter en moi bien des émotions. J’ai adoré. À conseiller pour tous, mais les pas trop jeune devront aller voir L’homme c’est elle à la place.

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         En deuxième, un soir bien relax, dans la chambre de mon frêre trainait ce film, In her Shoes, avec Cameron Diaz. Un film de fille je croyais, oui, mais je me suis surpris à embarquer à fond dans cette histoire d’une garce de première qui se fait chier par sa soeur et sa belle-mère. Son estime de soi n’est pas très haute, ce qui l’emmène dans des situations bien problématiques. Je me suis littéralement jeté dans ce film, je me suis attaché au personnage, loufoque et drôle, surtout les petits vieilles, trop drôles. Il a fait monté en moi une compassion pour une jeune fille qui se reprend en main, des personnages bien humains, avec des sentiments à la bonne place, qui évoluent bien. C’est n’est pas juste un film cucu de fille, à voir en famille ou en couple.

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            Il y a quelques semaines, en compagnie d’une merveilleuse amie, elle m’a laissé le choix du film au vidéo. Il y de ces soirs où rien ne m’allume, alors dans ce temps je me tourne souvent vers des films complètement inconnus pour moi, souvent de répertoire. Alors Thumbsucker fut mon choix, mon amie m’a fait confiance, peut-être pour la dernière fois. Mais non, un film lent, tourné sur l’évolution des personnages et les dialogues qui les animent, mais bien intriguant. Avec Keanu Reeves qui joue le rôle d’un dentiste hippie qui veut aider le personnage principal, un adolescent d’environ 16 ans qui ne peut arrêter de sucer son pouce, ce qui enrage au plus haut point son père. En même temps, le garçon se découvre intérieurement et extérieurement, ce qui  lui permet de vivre ses expériences des plus cocasses. Belle idée originale, j’ai bien aimé, à ne pas voir par-contre si vous avez l’humeur au tapis, ce n’est pas un fil qui remonte le moral.

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         La dernière revue est celle d’un auteur québécois que j’ai connu par un des ses blogues, le Procrastinator, par Matthieu Simard. Un jeune écrivain qui m’a pas mal amusé avec son livre Ça sent la coupe. Un de  meilleur pote me l’a prêté, et lui aussi l’a bien aimé. Faut dire que l’histoire est celle de l’auteur, qui trippe à fond sur le Canadien et les filles. Quoi de mieux à lire quand tu es un gars. Et toute la saison de 2003 il raconte sa vie autour des parties du tricolore, ses aventure, pensées et réflexions. J’ai adoré complètement, ri à grande bouffé d’air et embarqué complètement sur le divan du personnage. Mais tout au long, je me suis demandé si ses histoires étaient fiction ou réalité?! Une amie fille à moi par-contre n’a pas appréciée, peut-être ainsi parce qu’elle est bien loin de tripper hockey, et encore moins aventure avec les filles, sauf peut-être mes naiseries avec elles. Un livre qui se lit très bien, pour s’évader et vivre une nouvelle vie l’espace d’un instant. À conseiller à tous les gars qui ne prennent pas assez souvent le temps de lire, et tous les autres gars et filles qui vivent la vie comme moi, à fond et avec vérité.

          Je crois avoir terminé avec ma revue. Je commence un nouveau livre ce soir, et peut-être un film aussi. Entre-temps, Loft Story ce soir. Je me demande bien si Alexandre sera de la partie, peut-être avec une nouvelle dentition, et je me demande si ça lui aura améliorer sa diction ce coup de poing sur la gueule. Je suis de compassion avec lui, mais j’aimerais savoir le fond derrière cette histoire au Fuzzy de Brossard.
 

Écrire sa vie.

          Je n’échangerais ma situation personnelle pour rien au monde. Je n’échangerais ma vie pour rien au monde. Je réalise peu à peu qui je suis. Je réalise peu à peu que je suis moi. Et ce moi ne peut qu’être le reflet de qui je suis. Pas fou, non?! Ce reflet est le sentiment d’être centré, focussé, aligné. C’est le sentiment d’être à la bonne place au bon moment, de faire les bonnes choses et d’agir en fonction de mes désirs et besoins.

           Ma vie n’est qu’un jeu. Qu’un jeu où je me retrouve de temps à autre à prendre trop au sérieux, pour des raisons qui me sont bien inconnues. Pression sociale, fondements sans réflexion, conception faussée. Je prends ce jeu trop au sérieux quand je permet à mes émotions de s’approprier les moments, où j’y attache des sentiments intenses sur des gestes, actions ou situations de tous les jours. Comme si le fait d’y apposer ces feelings rendait l’évènement en question plus important.

           Ma vie n’est qu’un jeu où je suis l’acteur, le narrateur, le scripteur, le réalisateur, le cascadeur, le producteur, mais surtout le fondateur. C’est celui d’où l’idée émerge, ressort et bondit dans l’univers. Et cette idée, quoi qu’elle soit, comme un battement d’aile de papillon, ira se frotter, se cogner et se propager au travers du temps et de la matière. L’inévitabilité.

 

        
 

Ahhh! Les amours…ces feelings.

             Je m’en vais au cinéma cet après-midi. Et je crois que je viens de découvrir une des raisons pour lesquelles j’aime tellement y passer mon temps. Je le vois un peu comme un drogue finalement. Pas que je la consomme trop trop régulièrement ces temps-ci, la dernière fois que j’y suis aller est il y a 2 semaines. Ouin, dis de même, pour certains ça parait assez récent quand même, mais dans mon cas, j’y vais moins souvent qu’à l’habitude. Enfin. Ce que je veux mentionner ici est que le cinéma est pour moi un réel besoin de m’évader, de partir dans un autre monde et de ne plus faire partie du monde qui m’entoure, comme si les murs de la salle devient un nouvel univers, un endroit de rêves. À travers les histoires des personnages, je voyage, je vole, je m’enfui. Je m’enfui de tous ces feelings qui me transpercent les organes, comme aujourd’hui.

          Comme aujourd’hui, je me suis levé pas comme tous ces matins bien quotidiens, mais plutôt avec cette drôle de sensation à l’intérieur, pas très posittive en plus. Et je ne suis pas si sûr si ça vient de moi, c’est comme tout tordu en-dedans. Je n’ai pas eu ce sommeil réparateur que j’ai pleinement à l’habitude. Comme si je prenais un stress extérieur, et j’ai une bonne idée d’où vient ce feeling, mon frêre. Depuis hier, et je peux dire que je l’ai ressenti toute la semaine, sa relation amoureuse s’est complètement effondrée. Mais ce qu’il vit avec cette personne n’est pas une première, plutôt un bis, une copie-carbone de derniers moments passés. Comme une feuille, il s’est ouvert à moi sur ce sujet hier soir, avant que je passe une magnifique soirée en charmante compagnie, coin St-Laurent Mont-Royal. Et j’en suis touché. Qu’il ait pu m’en parler avec cette vigueur m’a profondément touché. Et je ne peux que l’écouter et être là. Thanks Bro à toi d’être là.

Que tes désirs soient, mon enfant.

          À partir du moment où je prends la décision de mettre quelque chose dans ma tête et d’y croire, toute la vie se met en oeuvre pour me donner ce que je veux. Tout ce que je veux faire en ce moment, et qui est pour moi une passion, et bien je fais tout plein de rencontres qui me mènent à  dévoiler sur ce que je fais. Et tout autour de moi, il y a ces gens qui me disent qu’ils connaissent des gens qui sont intéressés à mes services d’entraînement à domicile.

          Alors j’en suis là, en ce moment, avec de temps à autre un nouveau clients par-ci par-là, mais rien à tout casser, pas assez pour que je puisse manger du caviar et boire du champagne à tous mes repas. Mais je sais pertinement que ça s’en vient et que ce n’est qu’une question de temps avant que ça débloque, j’en suis totalement confiant. D’un autre côté, ça ne peux qu’être ainsi, puisque c’est la seule chose que je veux faire de ma vie. En gros, j’ aime être là pour les gens, de quelques façons que ce soit, et mon métier me permet de partager du temps de qualité avec ces gens.

          Depuis quelques semaines, je travaille avec des jeunes dans une école secondaire, je me rends compte à quel point la jeunesse de nos jours peut être belle. J’entends beaucoup dans les médias tout plein de mauvais commentaires et d’images aberrantes sur les jeunes d’aujourd’hui, comme si auparavant ça n’avait pas été le cas. Mes parents s’en faisait pour moi, et mes grands-parents envers mes parents… encore pire! Mon père devait laisser ma mère au coin de la rue voisine pour ne pas qu’ils se fassent prendre par mon grand-père! Aujourd’hui, c’est juste un peu plus loin comme pratique… comme des concours de pipes! Je n’ai rien contre ça, tant que ça reste dans le respect. Et c’est une partie du problème, je ne crois pas que le respect y est totalement de la partie… de fesses. Mais est-ce différent chez les plus grands? Je n’en suis pas si sûr non plus.

          Mais ça passe du coq à l’âne ce texte. Bien, mais c’est pas mal ce qui se passe dans ma tête à la journée longue. Et puis, justement, le temps est loin d’être long. Ça roule dans toutes les directions. 24 heures dans une journée! Putain, ça devrait être 36 heures, je vais lâcher un coup de fil à God pour ça. Et c’est pas pour rattrapper le temps pour plus travailler, mais non, ça servira à faire ce que l’on aime et ce qui nous passionne. Et surtout dire un gros merci à tous ces gens qui m’entourent. Bonne nuit.