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Introuvable.

Je viens d’avoir un flash.

Tout ce que j’ai maintenant, c’est une adresse postale, mais je n’y habite pas. Et je bouge toujours d’endroit.

Et si quelqu’un part à ma recherche, je suis introuvable.

J’aime bien cette idée. Je n’existe plus. Je suis volatile.

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De la couleur dans ma vie.

Demain, c’est la deuxième phase pour mon tattoo. On ajoute la couleur. J’ai suis super excité.

Je suis quand même nerveux. La même douleur…

Et cette nuit, j’ai rêvé que mon tattoueur m’avait endormi et m’avait tattoué tout plein sur mon corps. C’était beau, mais je n’étais pas vraiment content qu’il ait fait ça sans mon consentement.

Oh que j’ai hâte.

Un premier rancart. Finalement.

Ça fait déjà trois mois que je suis parti de Montréal. Et ça fait aussi trois mois que je n’ai pas eu de charmants moments avec une fille. Et je suis sérieux.

Je suis agace, oui, mais je suis aussi très sélectif. Il y a un paquet de filles extrêmement jolies, mais elles sont aussi très rares celles que je laisse entrer dans ma bulle. Et plus ça va, plus l’entonnoir se rétrécit. Je suis bien avec moi-même, alors pourquoi le partager avec une innocente, seulement par la peur et l’inconfort de la solitude. Pas pour moi.

Et je ne collectionne pas les filles comme des trophés. Je laisse ça aux babouins qui se bombent le torse de fierté, question de cacher leur petit sexe, ou leur complexe d’infériorité.

Voilà l’histoire.

J’en ai glissé un mot sur ma fête d’halloween de samedi. À cette soirée, elle y travaillait, et c’était à ce moment notre deuxième rencontre. La première, elle nous servait à notre table, je l’ai taquinée, je l’ai trouvé très mignonne, et elle a semblé montrer un intérêt. Il ne m’en fallait pas plus pour m’égayer. Je n’ai même pas su son nom à ce moment.

Notre deuxième face à face a rapidement succédé à la premier. Elle m’a reconnu instantanément même avec cette perruque de Jack Sparrow. En dedans, quelque chose à fait boing, j’étais content de la revoir. Et je crois que c’était réciproque.

Quelques échanges par-ci par-là, planifiés de ma part, gardant l’oeil ouvert sur ses faits et gestes, question d’être à la bonne place au bon moment. Je ne voulais pas nuire à son travail. Mais tout semblait couler.

J’ai terminé la soirée en lui demandant si elle avait un compte Facebook. Et en bonus, elle m’a offert son numéro de téléphone. J’adore les surprises.

Deux jours plus tard, elle m’a entrouvert la porte avec un courriel. J’ai légèrement passé ma tête en l’invitant à aller se promener sur le bord de l’eau. Cette aventure fut donc cet après-midi.

Parlant de moments charmants, s’en était un. Elle EST charmante. Mignonne. Réservée, mais sans gêne, un visage d’ange, sportive et intelligente. Elle a vécu 1 an au Japon et elle parle 6 langues (dont le français avec un chou accent). Mais surtout, elle dégage cette bonne humeur, totalement heureuse et a aussi cette curiosité insatiable. Il ne m’en fallait pas plus pour que je craque. Je l’aurais mangée tout rond. Mais ça, je ne l’ai pas montré. Il faut garder cette pulsion un peu, mais pas trop longtemps…

Nous avons marché dans le Parc Stanley, ensuite nous nous sommes confortablement assis sur un immense tronc d’arbre face à l’eau, le soleil plombant sur nos visages. Quel délice. Par moment, les yeux fermés, le soleil chauffant sur ma peau et sa voix douce dans mes oreilles, j’étais au paradis. Nous nous sommes par la suite étendus sur ce gros billot, en sens opposé, nos têtes à quelques centimètres. Une intimité que j’ai immensément appréciée.

En plus d’être sélectif, je suis aussi très stricte sur qui entre dans ma bulle. Je suis de nature très sociable, mais personne n’entre dans ma bulle qui veut. Pour des raisons très précises, je ne laisse personne me toucher. À moins que je décide de me laisser toucher. Mais elle, d’entrée je lui ai laissée la liberté de faire ce qu’elle voulait. Ça me faisait même plaisir qu’elle entre dans ma bulle. Je ne la connais pas, mais je la sentais. Et tellement souvent, j’ai remarqué lorsque l’on marchait, ce nombre incalculable de fois où nous nous sommes rebondis dessus. Et par sa petitesse et sa proximité, je me sentais homme, celui en charge. Arrg.

C’est drôle quand deux personnes vont dans le même sens dans ce qu’ils veulent, j’avais pourtant mon plan en tête, mais tout coulait tellement bien. J’avais presque l’impression qu’elle savait ce que je pensais. Notre organisation était parfaite, tout était synchro, et par moment, un embarquait dans un sujet que l’autre avait en tête avant de le dire tout haut.

Et une première rencontre, c’est aussi tellement intense, il y tant à se raconter, une vie à résumer. Par chance, nous ne sommes pas trop vieux. Encore. Mais je sais tout de suite si je veux la revoir en répondant à deux questions: 1) Est-ce que j’ai ri? et 2) Est-ce que je me suis senti énergisé après avoir passé du temps avec elle? Et dans ce cas aujourd’hui, c’est un oui affirmatif.

De son côté? J’ai un bon sentiment, nous nous sommes accordés de se voir jeudi.

Mais comme à l’habitude, tout arrive en même temps, je pars par-contre pour Los Angeles vendredi. Et pour la première fois, j’ai cette mini-réticence à partir. Juste une mini.

Une amitié, ou une relation plus profonde, qui sait? Et je ne veux pas le savoir. Tout ce que je sais pour aujourd’hui, c’est que je veux la revoir et partager du temps de qualité avec elle.

On l’appelera MD, et le plus comique, c’est que je me suis ouvert la trappe encore une fois, elle sait que j’ai ce blogue… et avec un diplôme en littérature française, elle comprend très bien la langue.

Ma citrouille d'halloween.

J’ai passé la soirée à découper des citrouilles avec des enfants. Il me semble que l’halloween est toujours plus amusant au travers les yeux d’un enfant…
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Voilà ma citrouille (photo avec mon cell), pas si mal hein? Qui a dit que je ne savais pas quoi faire de mes 10 doigts?

(Certainement pas la dernière fille que j’ai eue dans mon lit.)

Ma citrouille d’halloween.

J’ai passé la soirée à découper des citrouilles avec des enfants. Il me semble que l’halloween est toujours plus amusant au travers les yeux d’un enfant…
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Voilà ma citrouille (photo avec mon cell), pas si mal hein? Qui a dit que je ne savais pas quoi faire de mes 10 doigts?

(Certainement pas la dernière fille que j’ai eue dans mon lit.)

Lululemon.

Lululemon Athletica est un fabricant de vêtements de sport dont les lignes s’inspirent des tenues de yoga.

Ça a démarré ici même à Kitsilano, Vancouver en 1998. Et c’est maintenant une entreprise mondialement reconnue. Et le proprio habite à deux maisons d’une famille que je connais.

J’y ai même fait application il y a deux étés, question de travailler un peu plus avec tous les autres clients que j’avais à l’époque. Le plus drôle, c’est que je n’ai jamais été engagé. Non, je ne cadrais pas dans l’esprit du groupe. Tant mieux, parce que je crois de toute façon que je n’aurais pas aimé y travailler. Mais j’aime pratiquer des entrevues et en faire pour le plaisir. Et la demoiselle qui ne m’a pas engagéee (non, je ne l’ai pas courtisée… je crois) est même devenue une amie avec le temps.

Mais là, je divague, et je m’éloigne de mon sujet principal.

Bon, je magasine des pantalons de sports ces jours-ci. J’ai mes vieux pantalons Adidas que j’ai depuis au moins 12 ans. Et je suis sérieux. Quand j’aime quelque chose et que je ne trouve rien de mieux, je le garde. Mais là, le mec il en a marre.

Alors je suis allé faire un tour chez Lululemon. Tous sachent que je suis au paradis que je vais dans ces magasins. Toutes ces filles qui pratiquent le yoga… Elles sont jolies, en forme et surtout très souples… Bon, je m’écarte encore du sujet, sans faire de jeux de mots.

Le service est formidable, j’entre dans la salle d’essayage avec 2 paires de pantalons, 1 paire de pantalon 3/4 et une paire de « short » (c’est quoi le mot en français?).

Mes préférés étaient les pantalons avec le bas larges. Pas que je n’étais pas bien dans ceux qui sont serrés aux chevilles, mais disons que j’aime mieux n’être pas trop coincé. Je ne fais pas de course en pantalon de toute façon. Je préfère avoir de l’espace pour bouger.

Le confort est étonnant. Je suis sous le choc. Mais pas autant que la fille qui me regarde de haut et qui s’occupe de remonter mon rebord parce qu’ils sont trop longs. Elle a au-dessus des yeux quelque chose qu’elle n’a jamais vu avant, c’est certain. (Le sujet principal, s.v.p.)

Mon point par-contre est que, ces pantalons, merveilleusement conçus pour homme, ressemblent bien trop à des pantalons pour femmes. Minces à la taille, aucun support pour le paquet, le tissu est super respirant, tellement mince, ça vole au vent quand je marche. Oui, c’est tellement confo, mais tellement pas viril.

J’ai l’impression de porter les pantalons de mon ex. Que je m’y suis si bien exercer à carresser et à étirer pour le plaisir. C’est des pantalons que je suis habitué à enlever, pas à mettre. Ça m’a troublé. (Mais pas autant que la fille qui me regardait de haut… elle n’avait jamais vu ça.)

Je ne suis pas sûr que ça a été créé pour les hommes. Ah, peut-être, oui, mais pour ceux qui veulent tant donner naissance.

Saw 4, Meet the Robinsons, Reprise, The Interpreter.

Un vendredi soir, fin de semaine d’halloween, un fil d’horreur. Saw 4.
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Généralement, les suites donnent toujours de la merde. Mais là, aucun des Saw ne m’a déçus. Pas même le quatrième. En fait, c’est presque mon préféré. Intelligent, macabre et surtout nous tient en haleine. Et y’a des parties vraiment dégueulasse. J’ai adoré.

L’après-midi même, je me suis taper le troisième, question de me mettre au bain un peu. C’était parce que mon ami ne l’avait pas vu encore. Et non, nous étions pas dans le bain ensemble. Yeurk.

À voir pour ceux qui aiment le genre. Ça vaut la peine au cinoche, surtout avec un rencart.

Drôle, inspirant et tout plein de couleur, Meet the Robinsons.
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J’ai écouté ce film avec une fille de 5 ans et un garçons de 8 ans. Et qui riait le plus? Moi. J’adore la morale du film et les personnages sont super drôles.

« Keep moving forward! »

À voir avec des enfants, ou simplement quand on a encore le coeur d’un enfant.

Un supsense enlevant, qui tient au bout de son siège. The Interpreter.
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Nicole Kidman et Sean Penn, fidèles à eux-mêmes. Je ne penserais pas que ce serait si bon. Je l’ai écouté avec des amis, je ne l’aurais jamais louer sinon. Mais ça m’a vraiment épaté, presque soutirer une larme. Snif. Touchant aussi, je voulais savoir la suite.

À voir quand le goût de se casser la tête y est.

Un film norvégien, avec des sous-titres anglais. L’histoire de deux écrivains amis désabusés, un psychotique, l’autre qui n’a pas de couille. Reprise.
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C’est lent, linéaire, les dialogues sont bons et drôles parfois. Dépressif par moments, j’espèrais que ça finisse bien.

À voir pour ceux qui aiment ce qui est différent.

Ça fait cinq films en trois jours ça. Et j’en ai un autre qui m’attend ce soir. Cinévore?

Du gras sur le ventre.

Mon entraînement va bien. Disons au deux-tiers de où je le voudrais. Je ne mange pas encore assez, et ne m’entraîne pas encore assez hebdomadairement.

Je suis au gym entre 3 et 5 fois par semaine. Mais ça ne devrait pas être ainsi. C’est trop variable. J’ai trop de choses qui m’empêchent de me présenter. Ou trop de choses que je veux qui m’empêchent de me présenter. Parce que mon focus n’est pas à 110%. C’est ma faute.

Mon objectif est au moins 5 fois par semaine. Au plus 6 fois. Au moins une journée de repos. En faisant ça, ça me permet de bâtir ma tolérance à une charge de travail élevée. Par charge de travail, je parle de nombres de livres soulevées. De nombres de répétitions faites, de séries faites, de volume d’entraînement. Normalement, avec une bouffe appropriée, et un sommeil adéquat, le corps s’adapte. Le corps s’adapte comment? En gagnant de la masse et de la force, selon la charge de travail. Et mes charges de travail sont en fonction de gagner de la force et de la masse musculaire. Ce n’est pas sorcier.

Je m’entraîne de plus en plus insctinctif avec les années. Surtout depuis cette année je dirais. Mais c’est parce que je sais maintenant ce que mon corps a de besoin. Je le connais mieux. Mais je continue de marquer tout dans mon calepin, de me mesurer et de prendre des photos régulièrement. (Il faudrait que je mette des photos ici, question de me botter le derrière. Peut-être cette semaine?)

Oui, je prends de la force et de la masse, mais ça pourrait aller encore mieux. Je prends du poids sur la balance, en masse musculaire, mais aussi en gras. Et ça, ça me tape.

J’haïs prendre du gras. J’haïs avoir mon ventre gonflé par la bouffe et par le gras qui s’accumule. Et en tant que kinésiologue, je dois représenter ma profession, et projeter cette image de santé. Et un ventre protubérant n’est pas une image santé.

Alors, je dois combiner cardio, bouffe et musculation pour me permettre de gagner de la masse musculaire et en même temps ne pas prendre trop de gras d’ici le mois de mai 08. Mais ça, c’est la partie la plus difficile. Le corps a besoin d’une quantitié X de nourriture par jour, par dépense énergétique journalière, mais un peu trop, et hop, ça se transforme en gras. Ce n’est pas sorcier. Mauvaise synchronisation de bouffe et trop grande quantité égale du gros gras.

Et moi, c’est au ventre, direct sur les abdos, et les poignées d’amour. Je le sens quand je m’assoie, et ça me gosse.

Alors, le gros, bouge tes fesses. Et aller, mec, y’a personne qui peut et qui va le faire à ta place.

Ma toune du moment.

Damien Rice, Elephant.

Je crierais ça sur tous les toits.

Bon lundi matin.

Party d'halloween.

Pour moi, cette année, l’halloween, je l’ai fêté avec des enfants. Nous avions un espèce de banquet tout plein de bonbons et de bouffe pas trop santé au Vancouver Club (j’ai déjà mentionner cette place).

Par chance, je m’en allais sortir mon déguisement du québécois en vacance (une dérision totale de moi-même, où la honte est à son max… pour mes amis, moi de toute façon, on ne me reconnait pas), mais j’ai su à la dernière minute que seulement les enfants se déguisaient. Dure à croire, mais je ne suis plus un enfant. Enfin, c’est ce que je croyais.

Dès qu’un n’avait plus sa perruque de Jack Sparrow, c’est moi qui l’avait sur la tête. J’entendais les enfants des autres: « Look, it’s Jack Sparrow, so cool! ». Et un autre a délaissé ses lunettes de Ozzy, alors j’ai ramassé ça au plus vite. Beau mélange, cheveux de Jack, et lunettes de Ozzy. Et sur une table, il y avait un ninja qui a laissé traîné son nunchaku, une arme que j’ai pratiquée pendant des années. Mais je me suis mordu les doigts à la place de jouer avec. Y’a des limites à s’amuser avec les choses des autres. Je crois que les parents n’auraient pas appréciés que le grand garçon-que-l’on-ne-connait-pas fasse toutes sortes d’acrobaties avec une arme blanche.

Tout cet accoutrement a sûrement bien fonctionné puisque j’en suis sorti de cette fête avec un numéro de téléphone… Tellement mignonne, elle parle français avec un accent.

Revenons aux moutons. J’adore tellement les enfants. Tellement qu’au moment de l’écriture de ces lignes, il y en a deux qui dorment chez moi. Un de 8 ans, et une autre de 5 ans. Ils se sont couchés après le film. Le pire, c’est que P. sort ce soir plus tard et me laisse comme gardien. Gentil. Sa logique est que moi, je suis sorti hier, et pas lui. C’est qui le bébé? Pas grave, j’ai un autre film à regarder.

Et il m’est venu une idée géniale dans cette soirée masquée pour enfants. Il y avait des ballounes que l’on pouvait gonfler à notre guise, et un gros marqueur qui traînait sur la table. Pour activer un peu ma créativité artistique, ce que je fais trop rarement sur le plan du dessin, j’ai commencé à dessiner un visage jouflu sur le ballon. J’y mettais toute mon attention quand Nathalie, 5 ans, celle qui dort en ce moment, avait l’air bien intéressée avec ses petits yeux de chat botté à s’approprier mon ballon vivant. Bien ça m’a fait plaisir.

Sauf que ça a créé toute une vague, une dizaine de mômes se sont postés devant moi avec leurs ballons pour que je leur embellisse le leur. En une seconde, je suis devenu le clown-dessinateur de ballon. « What do you want on your balloon? A girl, a boy? » « No, a Spiderman ». Merde. J’ai vraiment donné tout ce que pouvais. Ça a sorti l’artiste en moi faut croire.