Un soir de scotch.

J’ai toujours cru que c’est lorsque je suis en couple que j’ai moins envie de sortir. Je me suis menti on dirait.

J’ai beau me forcer ce soir, ça ne marche pas. Je me suis même rendu, mais j’ai fait un échange avec moi-même. Si je ne trouve pas de stationnement, je revire de bord.

Je ne me suis pas trop donner, mon moi-même fatigué, sensible et paresseux à prit le dessus sur mon moi-même égocentrique, fort et ténébreux.

Ça se chamaille en dedans. L’un dit que je suis endormant et solitaire, l’autre dit que je déconne trop et que j’ai toujours envie de faire la fête.

Mes yeux brûlent, et mon corps est fatigué. Mais il y a quand même ce gamin qui essaie de faire valoir son point, qu’il veut sortir et faire la fête. Il a perdu.

La moitié de moi n’en revient pas. Je suis à Los Angeles, nous sommes samedi soir, il fait beau dehors, et j’ai envie de voir du monde (évidemment des jolie filles) de boire et de faire la fête.

L’autre moitié se réjouit à présent, confortable dans ma chambre. Même si je suis à Los Angeles, ça fait presque dix ans que je sors les samedis soirs, fait la fête et boit (bon, boire est un gros mot, me connaissant). Des clubs, j’en ai vus. Et dans plusieurs pays. Et c’est toujours la même rengaine. Je n’ai même plus d’excitation. Tout est mécanique. Je salue le portier, sors ma carte (oui, je me fais toujours carter, je prends ça comme un compliment, j’ai 26 ans quand même), paie et entre. Je me dirige au bar, je regarde tout le monde, dans les yeux pour ceux qui osent me défier, sans stress et sans excitation fait l’inventaire des filles sur place, et presque complètement blasé je me commande un verre qui à peine m’inspire au moment. Pathétique.

Avec des amis, je ne dis pas, le plaisir est là parce que les amis sont là. Mais sinon, seul, c’est bien beau aller vers les gens, ce que je n’ai plus aucun problème à faire, ou presque, mais à un certain moment, c’est de l’énergie dépensée pour pas grand chose.

Des personnes qui en vaillent la peine, je suis désolé, mais il n’y en a pas des tonnes. J’ai décidé de m’entourer seulement de personnes extraordinaires. Certains diront que chaque personne a en elle quelque chose de spéciale, je l’avoue aussi, mais compatible avec tout le monde, je ne le crois pas. Alors, c’est ce qui fait que je ne cherche pas des amis pour chercher des amis, je cherche des gens extraordinaires. Et ça ne tombe pas des arbres.

Dans les derniers mois, je me suis fait une panoplie de contacts, et combien dans ceux-là est-ce que ça aboutit à un semblant d’échange? Une infime partie. Je suis là pour l’autre, mais est-ce que l’autre est là pour moi?

Peut-être que je me gourre complètement, ok, je sais, on ne sait jamais. Mais je suis toujours mon pif, il me le rend bien à chaque fois. Et à chaque fois que je décide consciemment de ne pas l’écouter, je me plante royalement.

Alors, je suis mon intuition, et je ne dépense plus mon énergie pour n’importe quoi et n’importe qui. Je choisis.

2 comments so far

  1. Claudine on

    Excellent billet Dean, comme toujours!

    Il y a un moment où assez c’est assez. Et sortir que pour le fait de sortir, c’est pas mal moche merci 🙂

  2. Dean on

    Merci, les priorités changent en vieillissant..🙂


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