Les yeux grands ouverts.

Les yeux grands ouverts, c’est une idée que je développe depuis quelques années. Et que j’ai encore tellement de la misère à définir, mais je la sens énormément.

C’est une métaphore. Une façon de parler, mais elle est tellement importante.

Les yeux grands ouverts, c’est comme lorsque l’on se réveille. Parce que je crois que beaucoup, même la majorité sont endormis. Et le comble, ils ne le savent même pas.

Pour imager, c’est comme dans le film La Matrice, et avaler la pilule bleue. Décider d’en savoir plus, d’en savoir vraiment.

Je peux l’expliquer, pour commencer, par le contraire. Fermez les yeux, c’est être totalement dans l’ignorance et l’inconscience de ce qui se passe autour de soi. Et je ne parle de la guerre en Irak, ou être pour ou contre le mariage gai. Je parle de l’inconscience de soi. De ne pas être là, dans le moment, et ne pas porter attention à tous ces signes (de l’action, de la dynamique) qui s’agitent devant nous, de ne pas les voir. Pire, de ne pas savoir qu’ils existent.

Avoir les yeux fermés, c’est ne pas reconnaître ce qui est. Je ne veux pas parler de vérité. (C’est quoi la vérité? Personne ne détient la vérité?) Je parle de ce qui est. Le ça, le là, le maintenant. C’est intangible, mais c’est là.

Dans le concret, c’est être trop pris par ses problèmes, croire que tout est un non-choix, croire que l’on subit et prendre tout trop au sérieux.

Ainsi, avoir les yeux ouverts, c’est la reconnaissance du ça, du là, du maintenant. C’est la reconnaissance de sa propre vie, de ses propres choix et de qui l’on est. C’est accepter, quoi qu’il est.

Avoir les yeux ouverts, dans le concret, ça veut tout simplement dire de reconnaître sa propre existence, sa place dans sa propre vie. Planter son propre pied là, maintenant. Croire en ses propres choix, qu’il y a toujours un choix, et qu’il n’y a rien d’assez sérieux pour ne pas en rire.

C’est mettre le cerveau en veille, et se dire : « Aye, je suis là. J’existe. » Et ce n’est pas de le crier à personne, mais de se le dire à soi.

Réaliser. Respirer, consciemment. Prendre conscience de chacun de ses pas.

J’ai cette tendance à croire que trop de gens n’ont pas les yeux ouverts. Et même moi, par moment, par inadvertance, je tombe dans le piège. Je crois que le piège, c’est lorsque tout devient à ce moment trop sérieux.

Mais je ne crois pas que ça veut dire voir la vie en rose. Loin de là même. J’ai cette tendance à croire que lorsque l’on ouvre les yeux, les premiers moments sont extrêmement douloureux et pénibles, parce que l’on réalise, mais qu’ensuite, après l’acceptation de ce qui est, la pilule passe mieux.

Je crois que cette notion des yeux ouverts n’est pas tout ou rien. Elle est un spectre, qui fluctue, qui varie, même de minutes en minutes, pour chacun. Par moment, on peut être là, par d’autre, on décroche, consciemment ou pas.

Et le but dans tout ça? Je ne sais pas. Trouver l’équilibre. Peut-être qu’avoir les yeux ouverts, dans certaines situations, ça peut aider. Et dans d’autres, ça peut nuire. Je ne sais pas. Je suis encore et toujours au stade expérimental.

Alors, qui a les yeux ouverts?

6 comments so far

  1. MissPrincesse on

    J’aime ton post, je comprend très bien ce que tu expliques. Je n’oserais pas dire que j’ai les yeux ouverts tout le temps, j’essais beaucoup mais il y a pas mal de situations ou j’ai les yeux fermés je crois, peut-être parce que ça peut sembler plus facile comme ça. Mais avoir les yeux ouverts c’est tellement important… je ne serais pas arrivée à l’expliquer comme tu l’as fais, je le ressentais mais je ne pouvais pas mettre de mots dessus.

    bonne journée! xx

  2. Julie on

    Moi, aussi, grand ouvert. Mais ils sont fatigués, surtout aveuglés par tout ce flafla commercial de noël. Still, je les gardent ouvert, je refuse de céder, même si parfois autour de moi on voudrait que je le fasse, comme toi sûrement!😉

  3. themean on

    Un « work in progess », comme on dit…

  4. […] Les Yeux  grands ouverts, de The Mean…. […]

  5. Le grand bilan. « The Mean on

    […] partir de là, ma vie a commencé. Lire, je me suis ouvert les yeux. Tout a déboulé. Les idées, les risques, rien ne m’était impossible. J’étais à […]

  6. […] à l’écoute, s’ouvre sur un monde, sur son monde. C’est à ce moment, si elle s’ouvre les yeux, qu’elle connaîtra une partie de son bonheur, de sa vie qui s’épanouit devant elle. Et […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :