Archive for janvier 2008|Monthly archive page

Le scaphandre et le papillon.

Maginfique, touchant et inspirant. Le scaphandre et le papillon.
scaphandre.jpg

Quel magnifique film. Je n’avais vraiment aucune attente, sauf le fait que sur rottentomatoes.com la critique était unanime et que pour le peu que j’avais entendu de ce film, c’était du bien.

L’histoire de Jean-Dominique Beauby (ancien rédacteur en chef Elle France), atteint de « locked-in syndrome » à la suite d’un AVC. Il ne peut que bouger sa paupière gauche, et réussit à developper, à l’aide d’une orthophoniste (Marie-Josée Croze), un language compréhensible. Suite à cela, il écriva un livre. Une histoire vraie, en passant.

Une phrase du film qui m’a touchée: »Plus rien ne bouge en mon corps, mais deux choses sont encore complètement vivantes, ma mémoire et mon imagination. » L’imagination nous mène où l’on veut.

Tellement touchant et bon, j’y ai presque versé quelques larmes à plusieurs reprises, mais étant l’homme, je ne pouvais laisser paraître ces sentiments. Elle laissa rouler quelques pleurs par-contre, mais sans gros sanglots.

À voir, si l’on a le coeur prêt.

À l’entrée, je n’ai pu m’empêcher de noter que Juno jouait tout de suite après notre film. Quels délinquants nous sommes, en catimini nous sommes entrés dans la salle où était présenté Juno, en version française. Elle ne l’avait pas vu, moi ça me fait plaisir de le revoir. Quel délice une deuxième fois, et bon, mais 10 fois meilleur en version originale anglaise. Ma sexy accompagnatrice a apprécié aussi au plus haut point.

Et en plein milieu du film, un grondement énorme est venu nous sortir de notre bulle de film magique. Mais qu’est-ce que c’était? Bien oui, la salle d’à côté, où était présenté Cloverfield. Toute notre salle vibrait. Décidément, ce film me hantera toujours.

À la toute fin du film, quelle ne fut l’horreur de découvrir que j’avais perdu ma tuque. Eh là là, ce que peux faire une présence féminine à mes côtés. Je suis retourné, à quatre pattes, dans la salle de notre première présentation, tous étaient rivés à l’écran, pour me faufiler entre les bancs, glisser ma main, et par miracle retrouver ma tuque. Parfois, la chance me colle aux fesses.

Le dentiste, je hais ça.

J’aime mieux m’asseoir sur une chaise 3 heures pour me faire tattouer que d’aller chez le dentiste. Même si c’est seulement pour un nettoyage. Qui dit nettoyage dit découverte de caries. En fait, pour moi depuis que je suis tout petit. Faut se souvenir que je suis sensible comme une princesse.

Ma dentiste me connait depuis que j’ai 13 ans. Et c’est aussi la dentiste à ma mère, alors elle sait tous mes potins avant même que je les sache.

J’avais mon rendez-vous pour hygiène dentaire ce matin, que de plaisir. L’hygiéniste pressée me faisait souffrir le martyre.

Ensuite, j’ai mentionné à ma dentiste (qui est venue faire l’examen complet) que j’étais en ville en incognito (ce n’est pas tout le monde qui le sait) et que je voulais seulement voir les gens importants.

Ce qu’elle m’a répondu: « Oh que c’est fin, on fait parti de ses gens importants… »

Moi: « Euh, non… ce n’est pas ce que je voulais dire. Vous étiez une priorité, une obligation… »

Évidemment, j’ai deux caries, toutes petites il paraît.

Vendredi 15h pour mes plombages. Une exception, juste pour moi, parce que ça ferme à 15h habituellement. Ma bouche sera gelée pendant 3 heures, ça va être beau. Je sors avec des potes en soirée. Boire du vin la lèvre inférieure inerte, chic.

J’ai des passes droites même chez le dentiste, mais comme je suis chanceux. You-ppi.

Les Lavigueur, la vraie histoire.

(Pour lire mes critiques des autres épisodes, ici.)

Les seuls moment où je n’avais plus envie de pleurer, c’est aux annonces publicitaires pour écouter les Canadiens à RDS. Encore 30 minutes plus tard, je suis toujours aussi ébranlé.

L’émission parle d’elle-même, plus besoin d’en faire la critique. C’est une merveille de la télé. Dommage que cette série ne soit qu’en six épisodes, il n’en reste que deux. Mais ça la rend beaucoup plus riche qu’elle soit courte ainsi.

Une mention encore et toujours à Louise (Laurence LeBoeuf), qui est tout simplement délicieuse et malicieuse à la fois.

J’aime voir les réelles impressions du journaliste Gamache (Nicolas Canuel), qui est tiraillé entre son boulot et son empathie envers la famille. Et les archives du Bye Bye 86, trop drôle et tranchant en même temps. Je prédis que Dominique Michel et Michel Côté vont se faire interviewer cette semaine.

Il faut être fait fort pour ne pas se faire atteindre par toute cette polémique. Il n’y a pas n’importe qui qui peut passer au travers de ce genre d’expérience. Nous comprenons plus maintenant la tournure des horribles évènements suivants.

Pour l’intégrale du Bye Bye 86 sur les Lavigueur:

(Eh bien, c’est bien Dodo « vintage » pareil.)

Réflexion.

Pensée de gym de gros bras:

Moi, je ne veux pas être en forme. Je veux juste « avoir l’air » d’être en forme.

Il n'y a que les blogues dans la vie, non?

C’est un fait. Dès qu’une blogueuse régulière, assidue et dévouée à son blogue tombe en amour, elle disparait de la bloguosphère. Et je ne me suis jamais gêné pour lui en faire la remarque. Je pourrais en nommer plusieurs, mais le « name-dropping » gratuit, ce n’est pas mon genre…

Mais voilà que je me fais prendre à ma propre sauce.

Les blogues, c’est une religion, un dogme, il n’y a rien qui déroge la constance de tous ces écrivains amateurs en herbe?

Notre vie est sur un clavier? Devant un écran? Virtuelle? Nous ne regardons que des vraies personnes en photos, ou encore mieux en vidéos? Le vrai monde n’existe pas? C’est plus amusant d’avoir des interactions, des aventures, des rencontres et/ou des rendez-vous galants sur le web, non?

Mais quand le vrai monde (réel) et le monde virtuel se mélange, c’est l’entropie?

Mais ô combien agréable…

Cette peau que je voulais tant caresser au lieu de seulement la regarder au travers de ma lucarne cybernétique. Ses mots que je voulais tant entendre au lieu de seulement décrypter ses émotions au travers de ses doigts sur ses gammes électroniques.

Maintenant, c’est du vrai, du réel, de l’authentique, du concret, du naturel, du 3 dimensions, sous tous les 5 sens, et je dirais même les 6, en contemplant notre connectivité. Je peux toucher, voir, goûter, écouter et surtout sentir… La sentir.

Réel? Ou virtuel? Le choix est simple.

Il n’y a que les blogues dans la vie, non?

C’est un fait. Dès qu’une blogueuse régulière, assidue et dévouée à son blogue tombe en amour, elle disparait de la bloguosphère. Et je ne me suis jamais gêné pour lui en faire la remarque. Je pourrais en nommer plusieurs, mais le « name-dropping » gratuit, ce n’est pas mon genre…

Mais voilà que je me fais prendre à ma propre sauce.

Les blogues, c’est une religion, un dogme, il n’y a rien qui déroge la constance de tous ces écrivains amateurs en herbe?

Notre vie est sur un clavier? Devant un écran? Virtuelle? Nous ne regardons que des vraies personnes en photos, ou encore mieux en vidéos? Le vrai monde n’existe pas? C’est plus amusant d’avoir des interactions, des aventures, des rencontres et/ou des rendez-vous galants sur le web, non?

Mais quand le vrai monde (réel) et le monde virtuel se mélange, c’est l’entropie?

Mais ô combien agréable…

Cette peau que je voulais tant caresser au lieu de seulement la regarder au travers de ma lucarne cybernétique. Ses mots que je voulais tant entendre au lieu de seulement décrypter ses émotions au travers de ses doigts sur ses gammes électroniques.

Maintenant, c’est du vrai, du réel, de l’authentique, du concret, du naturel, du 3 dimensions, sous tous les 5 sens, et je dirais même les 6, en contemplant notre connectivité. Je peux toucher, voir, goûter, écouter et surtout sentir… La sentir.

Réel? Ou virtuel? Le choix est simple.

Le verre à moitié plein?

Je ne vois pas ce qui a de trop sérieux dans la vie pour s’en faire autant.

Cet homme, avec qui j’ai travaillé les deux dernières semaines, m’a fait toute un fleur ce matin.

Il m’a dit que je suis une personne qui voit toujours le verre à moitié plein, la personne la plus facile à vivre et la plus positive et enthousiaste qu’il a rencontrée depuis longtemps.

Et il a 60 ans le bonhomme.

Il m’a même demandé de lui donner quelques trucs. Je lui ai dit, avec le sourire, que j’allais prier pour lui le soir.

Ça m’a fait quelque chose d’entendre ça. Parce que parfois, ce n’est pas facile. Mais serait-ce amusant si ce ne l’était pas?

Et étrangement, ce dernier deux semaines m’a paru une éternité. Peut-être l’intensité du boulot, peut-être l’ambiance de la ville ou simplement peut-être n’est ce que moi. Parfois, les choses nouvelles font en sorte que le temps passent plus tranquillement, parce que l’on a l’impression d’avoir fait beaucoup de choses en peu de temps.

Peut-être est-ce une piste pour stopper le déboulement du temps, vivre de nouvelles exprériences?

(Je suis à 40 minutes de mon vol, la magie du wifi gratuit à l’aéroport. Ça j’aime ça.)

La zone de confort.

Toute personne, à chaque jour, devrait au moins faire l’effort de sortir de sa zone de confort.

Changer de coiffure. Changer de style de vêtement. Aller voir la personne qui nous tombe dans l’oeil depuis si longtemps. Manger quelque chose de nouveau. Goûter à quelque chose de nouveau. Prendre une nouvelle route pour le travail. Prendre sa voiture sans savoir où aller, et se laisser guider. Dire un compliment. Faire un sourire à un étranger. Dire bonjour à un étranger. Être gentil avec tout le monde. Surprendre sa blonde et arriver avec un plan pour la journée avec des aventures jamais faites. Changer de positions (je continue sur le couple, on comprend), changer l’heure de… tsé. Lire un nouveau genre de livre. Voir un nouveau style de film. Sortir dans un nouveau bar. Essayer un nouveau lounge. Essayer un nouveau resto. Poser les questions qui nous brûlent les lèvres que l’on pense qui gênerais l’autre. Dire ce que l’on a en arrière de la tête. Ne rien laisser en dedans. Écouter de la nouvelle musique. Écouter l’autre, point. Ne pas donner son opinion. Donner son opinion. Mettre son grain de sel. Ne pas mettre son grain de sel. Sortir prendre une marche, dans des nouvelles rues. Changer les meubles de place. Changer les couleurs d’une pièce. Marcher tout nu dans la rue (euh, non, c’est un peu trop ça).

On comprend le principes? Faire du changement, mettre du nouveau, du piquant comme on dit.

Sortir de sa zone de confort, c’est vivre maintenant. Pas le choix, sinon ça risque d’être dangereux. Vivre maintenant, c’est le bonheur assuré.

Pourquoi? Parce que l’on s’oublie. On oublie nos petits problèmes.

On vit. Point.

Tu fais quoi dans la vie?

T’as une heure devant toi pour que je t’explique?

Une soirée dans un pub, avec des gens que je ne connais pas. C’est ce que ça donne.

Euh… Oui… euh, je travaille sur ce projet, m’occupe de ci et de ca, mais dans la fond, le projet sort de ma tête. Mais étant donné que je n’ai pas les capacités de gérer (encore), quelqu’un d’autre le fait. Je suis à Edmonton depuis deux semaines, repart demain matin pour Montréal (c’est de là que je viens).

Tu vis où à Montréal? Euh…non, je n’ai pas de chez moi. Pas de maison, pas d’appart, rien. Je dors dans une chambre chez mon frère, qui n’est pas là parce qu’il est en Guadeloupe pour 3 mois avec sa blonde. Je n’ai qu’une voiture à moi à Montréal, sinon mes amis et ma famille.

Mais en fait, je suis kinésiologue de formation. Dans les 6 derniers mois, je me suis promené du Canada vers l’Europe, vers le Canada, vers les États-Unis, vers le Mexique, pour revenir au Canada. De Montréal à Vancouver à Edmonton, encore une fois de retour à Montréal. Je suis entraîneur privé, à mon compte, aie toujours des clients à travers le net. Vive le net.

Je ferai mon boulot pour le projet de Montréal, dans mon salon, encore une fois vive le net.

Mais dans les trois dernières années, j’ai bougé pas mal. Je suis la vague comme on dit.

Une blonde? Avec le style de vie de même, non. Aucune fille ne voudrait ça. Je ne veux pas ça non plus pour développer une relation. J’ai hâte par-contre d’avoir ma femme et mes enfants. Mais pas tout de suite. Ça va se faire tout d’un coup, je le sais.

À part ça? La vie est belle, non…?

Retour au bercail.

J’ai eu toute une surprise cette semaine au travail. Moi qui croyait être en dehors de Montréal bien longtemps.

Je suis totalement déchiré.

Entre la petite maison que je me suis créée dans ma chambre d’hôtel confortable dans le froid d’Edmonton, ou un grand condo à moi tout seul meublé à Laval.

Entre un gym d’hôtel où je me suis attaché aux employés (ok, aux filles qui y travaillent, j’ai même eu droit à un bec sur la joue pour mon départ) à Edmonton, ou un Atlantis plein de machines et de poids libres immenses, de mecs musclés (bon pour la motivation) et des miss fitness en devenir à Laval.

Entre être tout seul, tout mon temps pour moi (après le boulot), pour faire tout ce que je veux à Edmonton, ou passer du temps avec ma mère ou mon père, mes meilleurs amis et sortir en ville prendre une bière ou écouter le hockey entre gars.

Entre manger et s’endormir tout seul, tous les soirs, dans un grand lit king d’hôtel, ou passer des soirées romanesques en excellente compagnie, et peut-être, si je suis fin, doux, charmant et je fais tout ce que femme désire, m’endormir sous un parfum de rose dans une douillette chaleur féminine.

Totalement déchiré je suis.

Donc, je serai à Montréal à partir de samedi soir. Pour une période indéterminée, entre 1 et 4 semaines. Vive la magie du net, je travaillerai de mon salon. Le vrai confort, où en plus je ferai mon propre horaire.

Je suis totalement excité. Et il n’y a pas juste moi qu’il l’est je crois.

Il y a de ces moments où la vie me surprendra toujours.

(Petite note: Depuis quand le Canadiens remontent un déficit de 3 buts, en troisième période, contre les Devils en plus?)