Archive for mars 2008|Monthly archive page

Heureux comme le pape.

Ou plein d’autres synonymes du genre « le sourire fendu jusqu’aux oreilles », « heureux comme un prince » ou « sauter de joie ».

Trois bonnes raisons. Mais les deux premières, j’y reviendrai.

Voilà. Je suis l’homme le plus heureux de la planète!

Nos bureaux sont comme des lofts.

Et les nouveaux occupants d’à côté?

Une agence de mannequins et d’acteurs!

Imaginez mon sourire!

Que d’adon, les toilettes sont sur le chemin vers leurs bureaux.

Je ne travaillerai plus, je vais toujours être dans le cadre de leur porte à espionner.

Cinquième phase de mon tattoo.

(Les autres phases ici.)

Samedi passé, fin d’après-midi, jusqu’à finalement tard en soirée, 21h. Presque cinq heures de tattouage. Plus que je ne le pensais, plus que je l’aurai pensé. Peut-être que je deviens plus tolérant, peut-être cette séance fut un peu plus facile.

J’ai eu le temps de terminer mon livre du moment, A Short History of Progress, par Ronald Wright, qui relate les nombreuses erreurs et (minimes) bons coups des civilisations antérieures, pour mieux savoir comment nous diriger pour sauver notre civilisation immédiate. Si l’on veut survivre une autre génération, il faut bouger.

Pendant la séance, un petit livre spirituel (j’ai dit que ces séances étaient intenses, et mon tattoueur l’est tout autant), et deux albums (Muse et Chromeo) de musique plus tard, me voilà avec un tattoo presque complété.

Il ne restera que deux à trois heures à ajouter, question de paufiner les détails et ajouter quelques retouches minutieuses, pour rendre le tout parfait. Ou presque. À l’entendre, Joshua, mon tattoueur croit que c’est son oeuvre préférée, sinon une des ses préférées. Et d’une drôle de façon, je vois la fin du tattoo, mais aussi la fin de ces moments privilégiés avec une personne spéciale. Ça va me manquer. J’ai rarement connecté, à un niveau particulier, avec une personne comme lui. Et il m’a mentionné la même chose. Pas d’inquiétude, il est marié. Et tous savent que la chair féminine prend toute la place dans mon assiette.

Mais ces séances furent intenses, sur plusieurs plans, tant physiques que spirituels. Et la suite, la guérison, qui prend une à deux semaines, l’est tout autant. La plaie qui guérit, le coeur qui guérit.

Les amérindiens sont terminés, le sable (qui est trop malade, je croyais que ma peau faisait une réaction tellement les détails sont vrais), et le coquillage presque terminé. Il restera un petit coquillage, les deux étoiles de mer, et des détails d’ombrage à ajouter, dans deux à trois semaines. Presque vingt heures maintenant de fait. Vingt heures d’émotions diverses. Je me suis couché fatigué samedi soir. Mon corps avait froid, et était faible.

tattooface.jpgtattoocote.jpgtattoodos.jpg

Les photos sont corrects, mais en vrai, c’est cent fois plus beau. Même plus beau que le dessin original. Dans plusieurs villes où j’ai passées, je me suis fait arrêter par les gens. Dans les gyms, même histoire. Et pour les filles, sans commentaire.

Ça me fait de la peine de voir la fin s’en venir. C’est bizarre. Ça va me manquer de ne plus avoir de projet personnel de longue haleine. Ça va me prendre autre chose, c’est tout.

Réflexion.

Quand t’as une idée en tête, « make it happen ».

Peu importe ce qui se passe en chemin, rien n’est impossible.

Entre l’idée, et l’accomplissement de l’idée, y’a un monde.

Si l’idée est là, fais-la.

Le chemin le moins fréquenté.

Le chemin le moins fréquenté, c’est:

-se regarder dans le miroir et se demander qui suis-je?

-se regarder dans le miroir et se demander où suis-je aller?

-se regarder dans le miroir et se demander où  m’en vais-je?

-se regarder dans le miroir et se demander où je veux aller?

-être prêt à tout, mais sans s’en attendre.

-réagir vite, et réfléchir peu.

-suivre son pif.

-s’ouvrir aux autres.

-vouloir laisser sa trace.

-aimer.

Reverse Payment.

Le moyen le plus sécuritaire pour faire une transaction sur le web.

http://ca.intruders.tv/index.php#mod_1058458

Une idée québécoise.

Pas besoin de carte de crédit, ni de compte bancaire. Ce système génère un code d’une base de données, on paye n’importe où, même dans un café Starbucks, et ça envoit un courriel au marchand que le tout est payé.

Une idée simple. J’espère qu’elle fera son chemin.

Trop sérieux, pour plus grand.

Trop sérieux.

Je suis sérieusement trop sérieux. Et ça me blase.

Je ne rie pas beaucoup, et je n’ai pas d’occasion de rire. Ni avec personne non plus.

La vie est sérieuse, il faut travailler dur. Rire est un crime.

Une partie de moi aime, ça fait avancer les choses. La tête est au travail.

Une partie de moi n’aime pas.  La vie n’est plus un jeu.

Au jour le jour, le plaisir y manque. Le plaisir, il est au bout.

Sacrifier le quotidien, pour un but plus grand.

Samedi, séance de tattouage.

C’est samedi le 29 mars que sera la cinquième, et peut-être avant dernière session pour mon tattoo sur mon bras gauche. Il me reste toute la couleur au centre à faire, les hommes et le coquillage.

J’adore tellement tout ce processus. C’est un pure délice que de faire tout ça. Et de le faire par étape aussi, quand le bon moment arrive, c’est magique.

J’adore aussi cette souffrance. Elle est consciente. Elle me plonge dans le moment présent. Plus rien d’autre n’existe alentour. C’est une méditation pour 4 heures. Une méditation par la douleur, un processus de passage, un rite vers une vie nouvelle.

J’ai sur mon bras une histoire amérindienne. Pas que j’aime l’histoire amérindienne plus qu’autre chose. J’aime aussi l’histoire chinoise, japonaise ou maya. C’est juste que cette histoire me touche. Elle raconte un corbeau, semi-dieu, malin, mais qui amène aussi la lumière à l’homme, qui découvre des hommes dans un coquillage. Ce qui représente en somme la découverte de soi. Ce qui est pour moi la plus grande quête de l’homme, sa découverte. Ma découverte.

tattoo.jpg

J’ai à présent preque quinze heures de travail, en quatre sessions sur le bras. Presque 1500$. On peut dire que c’est un investissement, et que je vais pouvoir en profiter longtemps. Il me reste deux à trois sessions encore, entre six et huit heures environ.

Et après, quand tout va être fini, je me demande bien comment je vais me sentir. J’ai commencé le tout en octobre passé. Presque six mois déjà depuis le début. C’est à ce moment que ça va me prendre un autre projet personnel.

Rêve, ou réalité?

Certains gens croient que les rêves (que nous faisons la nuit sont des rêves, mais aussi des pensées), mais aussi que nos pensées dans la journée soient aussi des rêves.
Nos pensées sont une contruction de notre esprit, réelle ou pas, qui sait? Mais lorsque l’on vit un évènement, une situation, elle est « réelle » sur le moment, dans le moment présent. Mais ensuite, ce moment n’existe plus, donc on se le remémore alors dans le futur, donc, il devient une pensée… donc devient un rêve… donc, l’a-t-on vécu réellement cet évènement? C’est la question qui vient ensuite.

Qu’est-ce qu’un rêve, et qu’est-ce que la réalité? C’est la même chose ou pas?

Donc, est-ce que l’on devrait être affecté par des situations qui n’existent plus? En fait, n’existe pas?

Facebook et ses tentations.

Comme une vieille relation de couple trop confortable, et qu’un jour brusquement l’on arrête tout ça.
Au début, on est content et motivé, on se souvient de tous les points chiants.
Mais après quelques temps, les bons souvenirs reviennent nous hanter quand on s’ennuie.
C’est comme ça que je me sens maintenant sans Facebook.
La tentation est forte. Mais je résiste.

Weekend à Whistler.

Un rêve de coché sur ma liste. Un de moins sur les millions.

J’aimerais dire autrement, mais certains rêves accomplis n’ont pas autant la magie que l’on aurait voulu qu’ils aillent.

Peut-être est-ce moi? Peut-être est-ce que j’ai trop de passions? Ce qui fait que chaque passion se dilue dans son intensité. Mais j’aurais aimé raconter que c’était incroyable. Bien non.

Certains parties de l’histoire sont merveilleuses, mais d’autres un peu moins. Comme mon rhume par exemple. Quand je l’ai, je l’ai. Les gens autour croient que je vais mourir. Malgré que je continue à passer des journées normales. Le repos oui, mais pas à manquer certaines choses. Et quand nous sommes 6 dans un condo, le sommeil et le repos se fait difficile, même si on le veut fort. Des gens qui jouent au poker jusqu’à 5am, et un qui te réveille pour te dire qu’il a lavé l’autre, j’aurais sorti une douze imaginaire.

La montagnes est immense, mais y’a un millions de personnes. On se croirait en Europe, ou en Australie, ou au Japon. Et moi, faire de la planche au milieu d’une hordée de monde, non.

Je suis par contre allé dans le « back-country » un peu. Au sommet, presque. 3 remontées, un pomo-lift, et une montée à pieds de 30 minutes plus tard, la vue est imprenable. De la poudreuse par-dessus la tête aussi. Mais les habiletés dans la poudreuse sont celles que je n’ai pas encore. Alors, je n’ai pas apprécié autant que je l’aurais voulu. Un flip-flap dans deux mètres de neige, parce que trop de poids au devant de la planche, on l’apprend rapidement.

Et un partie de la montagne où nous nous sommes aventurés, il y a longtemps que je n’ai pas eu la frousse ainsi. Et frousse est un mot faible. C’est un mur que j’ai descendu. Presque pas de neige, presque verticale, pas moyen de descendre normalement, faut rester sur les carres et les fesses et les mains sur le mur. Pendant une fraction de seconde, mes carres ont arrêtées leur fonction, elles ont décrochées. Et je me suis imaginé carrément tomber en bas, me fracasser la colonne et me fendre la tête. J’ai déjà raconter que j’ai l’imagination forte? Il y a longtemps que je n’ai pas eu une peur ainsi. Ça m’a laissé un goût amer. Et ça m’a aussi confirmé que je suis un planchiste récréatif, et non de vie ou de mort.

Mais journée parfaite, visibilité parfaite, un panorama de carte postale. Mais quand on ne sait jamais où l’on va parce que c’est trop immense, et où ça va nous mener, ça diminue le plaisir. Enfin, mon plaisir. Y’a maintenant des activités que j’aime bien savoir où je m’en vais, et que l’on ne prend jamais à la légère Dame Nature. La mer je savais, mais la montagne, maintenant je comprends.

Et tout le reste, j’ai passé du temps avec des gens qui ne sont pas mes amis, alors ça aussi ça raccourcit le plaisir. Dommage. j’aurais aimé raconter une meilleure histoire, mais non.

Ça change du quotidien, ça fait ça de plus de fait, mais sans plus.