Weekend à Whistler.

Un rêve de coché sur ma liste. Un de moins sur les millions.

J’aimerais dire autrement, mais certains rêves accomplis n’ont pas autant la magie que l’on aurait voulu qu’ils aillent.

Peut-être est-ce moi? Peut-être est-ce que j’ai trop de passions? Ce qui fait que chaque passion se dilue dans son intensité. Mais j’aurais aimé raconter que c’était incroyable. Bien non.

Certains parties de l’histoire sont merveilleuses, mais d’autres un peu moins. Comme mon rhume par exemple. Quand je l’ai, je l’ai. Les gens autour croient que je vais mourir. Malgré que je continue à passer des journées normales. Le repos oui, mais pas à manquer certaines choses. Et quand nous sommes 6 dans un condo, le sommeil et le repos se fait difficile, même si on le veut fort. Des gens qui jouent au poker jusqu’à 5am, et un qui te réveille pour te dire qu’il a lavé l’autre, j’aurais sorti une douze imaginaire.

La montagnes est immense, mais y’a un millions de personnes. On se croirait en Europe, ou en Australie, ou au Japon. Et moi, faire de la planche au milieu d’une hordée de monde, non.

Je suis par contre allé dans le « back-country » un peu. Au sommet, presque. 3 remontées, un pomo-lift, et une montée à pieds de 30 minutes plus tard, la vue est imprenable. De la poudreuse par-dessus la tête aussi. Mais les habiletés dans la poudreuse sont celles que je n’ai pas encore. Alors, je n’ai pas apprécié autant que je l’aurais voulu. Un flip-flap dans deux mètres de neige, parce que trop de poids au devant de la planche, on l’apprend rapidement.

Et un partie de la montagne où nous nous sommes aventurés, il y a longtemps que je n’ai pas eu la frousse ainsi. Et frousse est un mot faible. C’est un mur que j’ai descendu. Presque pas de neige, presque verticale, pas moyen de descendre normalement, faut rester sur les carres et les fesses et les mains sur le mur. Pendant une fraction de seconde, mes carres ont arrêtées leur fonction, elles ont décrochées. Et je me suis imaginé carrément tomber en bas, me fracasser la colonne et me fendre la tête. J’ai déjà raconter que j’ai l’imagination forte? Il y a longtemps que je n’ai pas eu une peur ainsi. Ça m’a laissé un goût amer. Et ça m’a aussi confirmé que je suis un planchiste récréatif, et non de vie ou de mort.

Mais journée parfaite, visibilité parfaite, un panorama de carte postale. Mais quand on ne sait jamais où l’on va parce que c’est trop immense, et où ça va nous mener, ça diminue le plaisir. Enfin, mon plaisir. Y’a maintenant des activités que j’aime bien savoir où je m’en vais, et que l’on ne prend jamais à la légère Dame Nature. La mer je savais, mais la montagne, maintenant je comprends.

Et tout le reste, j’ai passé du temps avec des gens qui ne sont pas mes amis, alors ça aussi ça raccourcit le plaisir. Dommage. j’aurais aimé raconter une meilleure histoire, mais non.

Ça change du quotidien, ça fait ça de plus de fait, mais sans plus.

Publicités

2 comments so far

  1. Claudine on

    En me le racontant, c’est comme si j’étais un peu avec toi là-bas, et toi avec moi ici 🙂

  2. Dean on

    Clau: Ouais, on se partage nos passions…? 😉


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :