Pourquoi je ne saute pas – Analyse qui fait mal

Parce que je le fais moins souvent dernièrement. Je me concentre sur autre chose peut-être. Quelqu’un que j’ai rencontré récemment m’a poussé à me faire une introspection.

Ça fait mal. Le miroir fait mal. Surtout quand on sait ce que l’on fait, mais que l’on ne sait pas exactement pourquoi on le fait. Mes grosses décisions ont toujours été prises d’instinct, c’est ainsi que je fonctionne.

Elle m’a posé des questions franches, j’aime quand les gens le sont, et j’ai répondu le plus clairement possible. J’ai pris l’exercice au sérieux.

Je voulais l’inclure ici, parce que ça résume bien ma façon de penser des dernières années. Tout le long du chemin, on apprend sur soi-même, et les autres.

Voici l’intégrale de mes réponses (sauf ce qui l’impliquait personnellement), même pas rééditer (avec les fautes de frappe et tout):

« Salut miss,

Je pourais prendre ce que tu me dis un peu croche, mais je peux comprendre et me mettre dans tes souliers.

Dans une partie, je trouve ça gentil ce que tu me dis, et une autre partie, ça me fait bouillir un peu.

J’ai cette carapace, et elle est voulue. Je pourrais dire que c’est pour me protéger, mais je ne crois pas. C’est pour protéger les autres de moi.

J’ai une qualité, qui est un défaut. Va falloir que tu valides celle-là avec ma mère. Je me prends pour Mère Teresa souvent, et je veux donner et aider les autres. Ça fait plus de 7 ans que je fais ça, et c’est en moi.

Mais depuis un peu plus d’un an, j’ai mis ça de côté, sauf pour les gens qui traversent le chemin avec moi. Mais je pense plus à moi maintenant. Je me fais plaisir.

Tu ne me connais pas depuis longtemps, alors y,a bien des morceaux que tu ne peux pas voir de moi. Pareil pour moi de toi aussi. C’est comme ça. Alors c’est difficile de bien comprendre l’ensemble dans ce temps-là.

Je ne suis pas sûr de bien comprendre le point de ton message, mais je peux lire entre les lignes.

Je ne cherche personne avec qui m’engager. Mais je suis une personne sociable, j’aime engager la converastion, et échanger avec les gens. J’aime les relations qui ont plusieurs niveaux, et j’aime les voir évoluer aussi.

Mes attentes envers toi sont seulement de te connaître plus avec le temps.

Je ne crois pas que l’on se rejoint pour l’instant.

En fait, je ne te demande pas ce que tu veux, parce que ça ne relève pas de moi. En fait, je crois que l’on ne devrait rien demander au gens, mais ça c’est mon monde utopique.

Tout ce que je peux te dire, c,est ce que moi je veux. Je t’apprécie, je ne suis pas là à Mtl, et même si je l’étais, je serais dans le même état d’esprit, j’aimerais seulement que l’on prenne le temps de se connaître et c’est tout.

Tu peux dire que j’ai le syndrôme du gars qui ne veut pas s’engager, et c’est ben correct, parce que c’est vrai. Pour aujourd’hui.

Je ne parle jamais au passé, ni au futur, je parle pour aujourd’hui tout le temps. Il n’y a que le présent qui compte anyway.

Tu m’amènes à parler plus que ce que je fais normalement, parce que tu en as de besoin, et je respecte.

Je ne suis pas de ces gens qui parlent avant d’agir. J,agis avant de parler.

Je ne suis pas non plus la personne qui suit. C’est plutôt les gens qui traînent en arrière de moi.

Ça m’amène à ton autre autre question: Suis-je heureux où je suis présentement?

Ça amène une autre réflexion; je n’ai pas la conception du bonheur comme bien des gens peuvent avoir. Tu peux me fouttre dans la brousse avec une tribu de pigmés, ou dans un cubicule en alaska que je vais sourire.

Je suis bien partout où je suis. La bonheur est part de l’intérieur, et c’est toujours une quête. Et rien n’amène mon bonheur sauf moi qui peut me le donner.

Donc, je suis bien, voir même très bien où suis-je présentement. Et je suis exactement à l’endroit où je veux être, même que la vie m’offre 100 fois plus que ce que je lui demande.

Dans mon monde utopique, les choses sont simples. C’est comme un arbre où je n’ai qu’à saisir son fruit, à condition de m’en occuper, de lui donner ce qu’il a de besoin pour être en santé et être aimé.

Pour ce qui est de ton paragraphe sur les théoriciens et les enseignants, je ne suis pas sûr que ce soit clair. Mais si tu me mets dans une de ces catégories, bien je prends ça comme une fleur.

Je n’ai pas la prétention de me mettr dans une autre l’autre de ces catégories. Je dirais plutôt que je suis un étudiant de la vie, et quej’ai encore bien des croutes à manger! Hehe.

Mais bon, si des gens prennent mes paroles et mes écrits pour du cash, et que ça leur fait du bien, et bien tant mieux.

À leur place, si quelqu’un me parle de quelque chose, je vais vérifier, j’analyse et je me fais mon idée. Je le souhaite de faire ça pour tous.

Garder les yeux ouverts sur la vie est une des plus belles qualités. Je n’en rencontre pas bcp des gens comme ça, et je crois bien que tu en fais partie.

Sur ce, voilà, j’ai voulu faire ça court, mais je ne suis pas capable sur ce genre de réflexion. Haha.

J’espère que ça t’éclaire un peu sa tes réflexions.

Dans mon monde, c’est grand, c’est beau et c’est illimité, mais pour l’instant, je le construis, et je dois le faire seul pour pouvoir le partager ensuite plus tard. Une chose à la fois.

On peut me dire narcissique, égocentrique, prétentieux ou autre adjectif synonyme, ça peut être interprété ainsi. Et je le prends bien sur mes épaules.

Voilà miss! Merci pour la réflexion, laisse-toi aller aussi, ça soulage la soupape, haha.

À plus,

ciao

Dino 🙂 »

C’est à coeur ouvert que je laisse ce texte ici. Ça a été pour elle, puisqu’elle a eu les trippes de me demander les questions, mais ça aurait pu être une autre, mes réponses auront été les mêmes. À Montréal ou à Vancouver, ou à Barcelone, ça serait du pareil au même aussi. C’est comme ça aujourd’hui. C’est ainsi. C’est chiant. Mais c’est mieux ainsi. Écorcher des coeurs n’est plus de mon registre de gammes.

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No comments yet

  1. Franfran on

    Moi aussi je suis comme toi: contente où je suis aujourd’hui. C’est fou comment je me fais demander si je suis « vraiment » heureuse aussi loin de ma terre natale… En tout cas, pour aujourd’hui, ma réponse est « oui ». Quand on est bien avec soi-meme, on peut etre heureux partout.

    • Dean on

      Tu ne peux si bien dire Franfran. Pour plusieurs, notre style de vie peut être un peu weird à comprendre. Mais c’est comme ça. :-))

  2. PF on

    Des fois, les gens qui ont « besoin de personne », ça fait peur. Je pense que ça réveille notre solitude profonde. Il faut donc que les deux aient le sentiment qu’ils créent quelque chose à deux, qu’ils partagent qq chose et que l’autre occupe une place importante, même si elle n’est pas responsable de notre bonheur.

    • Dean on

      Ouais, la ligne est mince entre combler son propre bonheur seul, et ne pas avoir besoin de personne.

      On ne peut pas « ne pas avoir besoin de personne », je crois que je pousserais un peu à dire que l’on besoin de plein de monde, mais à chacun des niveaux différents.

      À chaque personne de choisir sa distance donc. Qui varie en fonction de chaque individu et de que l’on ressent pour l’autre.

      J’aime l’idée de créer quelque chose à deux, juste pas tout de suite, hehe.

  3. pops on

    ouffffff!!!!!!!
    maudit bon billet qui ma fait vibrer très fort!!!!

    je vais te raconter une petite histoire pour te dire ce que je ressent de l’âme de cette Miss!!!!!

    un maître qui enseignait les relations humaines a rencontrer un éleve vraiment spécial……
    il était le seul de sa classe qui lui posait toujours des questions pour le faire craquer……
    mais jamais le maître ne succombat…….
    il a été très peiner d’apprendre un jour la mort subite de cette élève……
    il expliqua pourquoi en disant…….
    il a été la seul personne dans ma vie a me forcé a aller plus loin en moi,ne pas rester sur ce que je savais enseigner aux autres,mais d’apprendre constament sur moi pour aller plus haut pour dévelloper mon je suis!!!!!!!

    c’était un belle âme, un maître incroyable pour lui…….

    il lui dit merci en son coeur…….

    le hasard n’estiste pas…..

    • Dean on

      Merci pops pour l’histoire, s’en est une belle. Mais pour l’instant, je dois suivre ce que mon coeur me dit de faire, et c’est de marcher seul dans le désert. Et non, y’a jamais de hasard.

      • pops on

        J’aime ta réponse!!!!

        marcher seul dans le désert…….

        il y a deux mille ans une certaine personne a marcher seul dans le désert……pendant au moin 40 jours…..

        je crois que toute personnes dans sa vie doit marcher seul dans son propre désert….
        pour vraiment découvrir qui il est afin d’augmenter sa propre lumière pour éclairer les autres………

        afin d’acquérir le vrai bonneur et le transmettre….

        pour moi on l’obtient pas en regardant ce monde dans lequel on vie mais plutot dans notre monde intérieur…..
        tout ce que l’on voi est une illusion…….


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