Le seul doux moment fut le seul moment

On dirait que des filles amènent juste plus de filles.

C’est comme si ma valeur augmentait. Plus t’as de filles, plus les autres pensent que tu vaux cher. Alors, ça ne fait que monter.

Mais je vais me calmer là. Je peux avoir tendance à me prendre pour dieu, et ça ce n’est pas bon. La vie va me le remettre sur le nez.

Deux histoires opposées dans la même journée.

La première, quelque chose dont j’avais prévu le coup s’est déroulé. Souvent, c’est moins bon dans ce temps-là.

Si je peux prévoir la suite des évènements, alors là, il y a plus de chance que je prenne mes jambes à mon cou. C’est trop facile peut-être. Ou je sens que ça m’étouffe. Ce n’est pas clair.

Une histoire d’une fille de samedi soir passée, une anglophone cette fois-ci, une de celles qui orgasmaient sur la table pendant le dessert des mignardises.

C’est une première. Étrangement, je l’ai venir, et ça court à la perte de la fille normalement.

J’ai eu du plaisir avec elle samedi, à rire, et discuter brièvement. Nous nous sommes ensuite mis en contact par Facebook. Quelque chose que j’ai fait aujourd’hui. J’attends toujours un peu.

Par politesse, je laisse un mot, comme quoi c’était bien la soirée. Rien de trop explicite, ni trop sérieux ou court. Juste bref, et positif.

Certains pourraient dire que c’est de l’hamoçonnage. Oui, et non. Je ne suis pas un fou dans une poche, quand même.

Et pourquoi c’est une première? Parce que c’est la première fille « vraiment juste » anglophone qui me renvoit la balle.

C’était bref, et bien ouvert, juste un court mot disant que la soirée a bien été, et que si le goût me disait, de reprendre un dessert ensemble elle et moi serait bien.

Je n’ai pas répondu encore.

Dans les cinq dernières minutes passées avec cette fille samedi, j’avais vu cette possibilité qu’elle me renvoit la balle.

J’ai une réticence. Pour plusieurs raisons.

De un (surtout), l’agente de bord qui est importante. De deux, cette deuxième fille n’est pas vraiment mon genre, elle ne m’a pas accrochée.

Semi-sportive, un corps que je n’ai pas eu la chance de bien remarqué (donc, qui ne m’a pas sauté aux yeux), un peu trop de maquillage, un visage juste correct, et bon elle avait cette énergie qui me semblait bloquée en-dedans d’elle. Comme si elle se retenait. Et ça, je le sens, et ça me rend pogné en-dedans en même temps.

Alors voilà.

La deuxième histoire de la soirée en est toute une qui m’emballe, mais qui me laisse en gros point d’interrogation.

Et j’aime ça.

On m’a conseillé à deux reprises dans la journée de faire une action. Et j’en ai faite une. Et c’était vraiment le seul bon moment de la faire.

J’ai appellé l’agente de bord. Je croyais qu’elle était revenue en ville.

Non. Elle était entre deux vols à Edmonton, de Cancun à Cancun. Tout un hasard donc que je l’appelle pendant qu’elle est seule dans sa chambre, entre deux voyages. Une chance inouïe (encore pour ceux qui croient au hasard).

Avec elle, c’est tout le contraire de(s) autre(s) fille(s). Je n’ai aucune idée d’où je m’en vais. Aucune idée à quoi m’attendre. Aucune idée quoi faire.

Et j’aime ça.

Je sais par-contre qu’elle m’attire. J’en perds mes moyens. Je perds mon tac-au-tac, je deviens nerveux, et je ne suis plus quoi dire et faire.

Ça tombe bien, elle parle beaucoup. Donc, j’écoute et je pose les questions. Et ça me fait plaisir. Je ne veux pas parler de moi. Je ne veux plus parler de moi.

Nous avons parlé 45 minutes. J’imagine que ça doit être bon.

Elle n’est pas une fille ordinaire. C’est ce que j’aime. Elle ne prend pas à mes trucs. Elle n’accroche pas. Elle ne prend pas la flatterie.

Et j’aime ça.

Alors, je suis moi-même, et elle est elle-même. Sans plus ni moins. Sans tomber dans le trop banal-poche-plate non plus.

J’espère que mon coup de téléphone lui a plu. Là aussi, je n’ai aucune idée. Elle semble vivre dans le présent. Donc, elle ne pense pas trop à demain, ni de s’accrocher, ni d’avoir un besoin de savoir l’avenir.

Et ça j’aime ça aussi.

La prochaine fois qu’elle est à Vancouver? Le 1er ou 2 décembre.

Pour deux courts jours seulement.

Elle repart ensuite encore. Mais mi-décembre, elle sera plus libre.

Sauf que je reviens vers Montréal le 23 décembre. C’est carrément un horaire d’acteurs et actrices ça.

J’ai par-contre bien spécifié que pendant son court deux jours à Vancouver début décembre, j’aimerais lui dire bonjour de vive voix et lui faire la bise.

Elle a acquiessé, et dit que ce serait bien. Comme je ne sais pas à quoi m’attendre, j’espère qu’elle n’était pas seulement polie.

C’est tout. Je ne peux plus rien faire maintenant. J’ai relancé ma balle. Le stress est tombé. Je n’ai plus le contrôle.

Et j’aime ça.

Si elle ne m’appelle pas pendant son passage début décembre, j’aurai comprit, et accepté.

Je laisse maintenant le cours des choses se faire.

Ma seule pensée alors, après ce téléphone fut celle-ci: « Le seul moment où l’on a vraiment pu se voir, et apprécié, c’est ce lundi passé alors quand nous avons eu cette chimie électrique. » Ce seul doux moment fut le seul moment que l’on ait pu avoir.

Et l’occasion a été saisie.

Pas de regret.

(Comme d’habitude encore, la photo en haut ne reflète pas la réalité. Ça ne ressemble à aucune des personnes impliquées dans l’histoire. Surtout pas moi.)

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No comments yet

  1. PF on

    hahaha Je pensais que la photo était une de tes colocs. Sacré Dean! Mais sans blague, tu fais bien de suivre ce qui guide ton coeur. Tu verras la suite. De mon côté, je sais de plus en plus ce que je veux… je le savais déjà, mais je le formulais de façon très floue. On verra donc ce que ça va donner.

    • Dean on

      Ben oui, il faut je crois suivre son coeur au bout de la ligne.. Aussi difficile qu’il peut être à écouter par moment.

      Quelque chose me dit que le coeur ne crit pas, il n’a pas besoin, il le sait, et il chuchote tout bas les trucs à faire..

      Ouais, je t’ai bien eue avec la photo, hein? Haha.

  2. CoCo on

    Wah, belle facon de raconter, simple, séduisant et léger. J’adore! JE te le souhaite:)

  3. jeanaymeri on

    Agente de bord voyage beaucoup…C’est difficile a gerer comme relation non ?

    jeanaymeris last blog post..That beeping AIH track

    • Dean on

      Difficile à gérer, en effet! Mais j’ai l’air du gars qui recherche une relation de vieux couple plate qui se loue des films le samedi soir pis bouffe toujours au même resto, ne se parle pas, et ne fait pas l’amour..?

      Non.

      Hehe.

      Alors, le fait qu’elle ne soit pas là tout le temps, ben ça fait ben mon affaire pour le moment..

      Quand elle est là, nous sommes content, et quand elle n’est pas là, je ferai mes trucs comme d’hab.

      Anyway.. on en est loin encore d’une relation.. Hehe.

      On verra comme dans le temps! Haha


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