Archive for the ‘Introspection’ Category

Ces mots qui libèrent

J’aurais pu écrire aussi le titre « Libérés par les mots ». Je n’arrivais pas à choisir.

Je n’ai jamais rencontré de psychologue, et je me dis que j’aimerais bien un jour. Juste pour le plaisir. Le plaisir de discuter avec un/e inconnu/e de ma vie qui me donnerait une vision extérieure à ce que je vis.

J’ai par-contre lu des tonnes de livres de psycho-pop. Ça m’a toujours amusé. Ou écouter des émissions de développements personnels en masse aussi.

Pis dans tous ces trucs, ils disent de parler. De communiquer. De dire ce que l’on ressent.

Parce qu’apparemment que les mots libèrent. Je me demande bien comment, mais c’est vrai.

Mais ce n’est pas les mots qui libèrent, mais les mots « choisis » qui libèrent.

Dieu m’a donné une intelligence, mais je crois parfois que c’est plus un sort du diable des fois.

Y’a des gens qui ne savent même pas s’exprimer. Qui ne trouvent même pas les mots. Jamais.

C’est tout le contraire chez moi. C’est cruel même parfois savoir utiliser les mots. Je peux en dire des milliers sans jamais avoir de sens.

Parce que j’ai beau vouloir dire ce que je veux dire, eh bien je peux tourner autour d’un pot pendant 20 minutes, sans jamais dire ce que je veux vraiment dire.

Des fois, je le sais ce que je veux dire. D’autres je n’en ai aucune espèce d’idée.

Dans les deux cas, ça fait pareil. Je radote. Et je peux radoter longtemps.

Par des exemples, des réthoriques, des analogies, et tous les frères et soeurs de ces trois mots-là.

Ça fait que je ne dis absolument rien finalement. Je ne suis pas plus avancé.

C’est la même chose pour ce texte. C’est une situation précise qui m’inspire ce texte. Ça pourrait s’expliquer en 4 lignes. Non. Je ne le fait pas. Je la garde pour moi. Je n’écris jamais rien qui ne me touche pas directement, c’est la loi. Ça m’est impossible d’écrire sur ce que je ne connais pas. Impossible.

Tout cela pour dire que ces mots qui libèrent, ce sont les mots que l’on aura judicieusement choisis pour dire vraiment ce que l’on a dire.

Quelque chose en moi me dit qu’ils sont, ou seront réservés pour ces gens proches, voir même très proches, ou que l’on veut plus proches, ou contraire que l’on veut moins proches.

Des mots souvent simples comme:

  • Je t’aime
  • Je pense à toi
  • Tu me fais quelque chose/de l’effet
  • Tu es important/e pour moi
  • Je te veux proche de moi
  • Je suis bien avec toi
  • Tu es mon ami/e
  • Tu comptes pour moi

Ou le contraire:

  • Je ne t’aime pas
  • Je ne suis pas intéressé/e par toi
  • Tu ne me fais pas d’effet
  • Tu n’es pas assez important pour moi
  • Je ne te veux pas proche de moi
  • Je ne suis pas bien avec toi
  • Tu n’es pas mon ami/e
  • Tu ne comptes pas pour moi

La deuxième liste, j’imagine que ça doit déchirer un coeur sur le moment. Mais est-ce mieux de tourner autour du pot pendant des semaines, à se revirer ces mots de gauche à droite dans notre tête? Parce qu’au fond, ce sont ceux-là les plus importants.

Y’a jamais de bonnes raisons. Y’a que du ressenti.

À l’inverse, la première liste, n’est-ce pas elle qui est la plus risquée? Au début, on pourrait dire. Après 15 ans d’amitié, je sors ces mots beaucoup plus facilement. Plus risquée parce qu’elle demande de s’ouvrir, pis de se montrer et de le dire au vrai jour ce que l’on sent.

Le risque est là de ne pas recevoir en retour la réponse espérée. Ça fait d’autant plus mal.

Par-contre, quelque chose en moi me dit que plus on risque gros, plus on gagne gros.

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Le masque et la carapace qui s'éffritent

« J’ai un énorme masque dur.

J’ai une carapace solide qui me pèse.

Je joue un rôle.

J’ai peur.

J’ai peur de me montrer totalement. J’ai peur de me livrer. J’ai peur d’être vulnérable. J’ai peur de me mettre à nu.

J’ai peur d’avoir mal. J’ai peur de faire mal.

… »

Ces mots ont été mes mots. Je lui ai finalement dit. Ça a prit toute ma monnaie. J’ai chié dans mon froc.

Mais la pression, oh qu’elle est tombée. Je suis tombé sur le dos, sur mon divan, devant elle, en soupirant, et laissant aller ce que j’avais en-dedans.

Je crois que j’ai dû avoir un mini-orgasme. Ça a tellement fait du bien. Enfin.

Je ne me souviens plus de ce que je disais avant ce soir. Mais plus rien n’a d’importance pour l’instant. Parce que le masque il s’est éfritté un peu, et je peux quelque peu sentir le vrai Dean en moi. Juste un peu. Mais c’est tellement plus que depuis tellement longtemps.

En anglais, il y a une expression que j’aime bien:

« Take the leap. »

Se laisser tomber, prendre le risque. C’est un peu la traduction.

Enfin, c’est ce que j’ai fait du mieux que je le pouvais. C’est ce que je veux faire.

En ce moment, tout fait du sens. Mais ça, c’est maintenant. En ce moment.

Parce que j’attends déjà demain, quand je vais me réveiller, avec mon masque et ma carapace, pis que tout ce que je vais entendre en moi c’est:

« Mais qu’est-ce que tu as dit là? Qu’est-ce que tu as montré-là? Qu’est-ce que tu as fait? »

Je l’attends. Je l’attends avec tout mon courage, tout le souffle nouveau que je peux avoir en ce moment.

Je veux le faire, je veux le prendre ce « leap ». Y’a déjà un bout de fait là.

Le paradoxe de l'engagement

Je me suis vraiment ouvert avec ma phobie de l’engagement. C’est certain que partout où je passe, un vent va passer et les oreilles des gens autour vont siffler. C’est de même.

Je le fais même juste par expérience, juste pour voir ce que les gens pensent et diront – les ceux qui prennent la vie au sérieux, tsé parce que ce l’ai non? – sarcasme. J’ai cette aisance à me mettre complètement nu, et ça me fascine après de voir ce que les gens peuvent sortir comme commentaires quand je suis tout ouïe et qu’ils sentent qu’ils peuvent se confier.

Ça m’a complètement choqué l’observation et les analyses que j’ai faites les derniers jours autour d’hommes « engagés ».

J’ai trouvé un paradoxe solide.

Les filles, n’allez pas le dire à personne que vous avez lu ça ici et que vous êtes entrées dans la tête des gars de même, ok?

Voici les différents témoignages/observations:

  • « Ce n’est pas parce que ton assiette est pleine que tu dois t’empêcher de regarder le menu » (ce n’est pas tant la phrase qui me choque mais plus la facilité à laquelle elle sort de leurs bouches)
  • « Ce n’est pas parce que tu as une blonde que tu peux t’empêcher de cruiser »
  • « Après un bout, ma blonde je ne l’entends plus »
  • « À la maison, c’est moi qui mène »
  • Oublie de la date de fête de sa blonde
  • Attends à la dernière minute pour trouver quelque chose pour la St-Valentin (ce n’est à peine pensé, même souvent copié sur ce que son pote fait ou achète)
  • « Ma blonde fait partie de mon quotidien, alors elle ne me stresse même plus » (dit comme si elle était un meuble)
  • « Comme vieux couple, si on fait l’amour une fois par mois, c’est beau »

Alors, ce que j’ai surtout remarqué, c’est l’espèce de désinvolture que l’homme engagé peut avoir avec sa femme/blonde. Quasiment un genre de je-m’en-câlisse.

Si je retourne en arrière, même avec les filles que j’ai « fréquentées », encore moins celle avec qui j’ai vécue 3 ans, je n’ai jamais eu ces attitudes de totale on-s’en-fout-comme-l’an-quarante.

Est-ce qu’ils voulaient juste me prouver que c’est eux qui ont le gros boutte du bâton? Peut-être. Curieux suis-je.

Dans les faits, je n’ai jamais vu un homme qui dit mener, vraiment « mener ». Dès qu’ils le disent, dans mon oreille ça sonne faux.

Est-ce que c’est seulement moi qui est encore moindrement romantique, amoureux et attentif à la fille que je fréquente?

À ce que je me rappelle, je n’ai jamais manqué de fêtes, je n’ai de yeux que pour elle (ok, quand même j’exagère un tantinet sur celle-là), j’ai toujours eu le cadeau approprié, voir même suprenant, je me suis toujours organisé pour que le quotidien de celle avec qui je partage mon temps soit le plus merveilleux pour elle, j’écoute quand elle me parle parce que je suis intéressé, je fais des compromis parce que je le veux, je prends des notes mentales de ce qu’elle me dit, je lui laisse choisir ce qu’elle veut bien manger, ou faire, si elle le veut, j’ouvre les portes, je laisse entrer ou sortir la femme devant moi, etc, etc.

On voit le principe, la femme a les devants, elle est mise en priorité, je passe derrière. C’est elle le spectacle.

Sauf une fois de temps en temps, juste pour lui rappeller que je ne fais pas seulement ses quatres volontés, par obligation, mais que je le fais bien parce qu’elle est importante pour moi.

Le gentlemanisme, ça existe toujours? J’essaie de le faire survivre, c’est mon objectif.

Il est là le paradoxe de l’engagement (selon mes dernières analyses et observations):

  • Le gars engagé se fout de sa blonde
  • Le gars avec la phobie de l’engagement met la femme de l’avant

On a l’image claire dans sa tête? Tsé, le gars qui joue à la balle-molle avec ses chums de gars, mais qu’ensuite il doit rentrer à 9pm parce que sa blonde le veut, lui il passe sa blonde devant parce qu’il n’a pas le choix, puis il va montrer aux autres qu’il se fout d’elle avant de partir, la tête basse. Le genre de Sébastien Langevin dans Horloge Biologique.

L’autre homme, gentleman, passe la femme devant lui parce qu’il le veut, parce qu’il croit qu’elle est le diamant noir. Le genre de James Bond, finalement.

Je caricature, c’est certain. C’est pour montrer l’image.

Je trouve juste ça étrange comme observation.  Me semble que ça devrait être l’inverse, hein?

Quand le gars est en crise d'engagement

Je n’ai vraiment pas bien agit hier. Je le sais. Ça dit tout mon geste, mais ce n’est pas pardonnable.

Parfois, je me sens comme un ignoble. Même si sur le fait ça me parait tellement une bonne idée. Le lendemain j’essaie de réparer.

« May I say I’m sorry for yesterday. It was a lifetime deal tickets are rare and Habs don’t come often. Je comprendrai si c impardonable. Bonne journée »

C’était mes mots dans mon texto de ce matin. Mais mon message lancé de hier est clair j’imagine.

Là, en face de moi, j’ai mon collègue de travail qui ne me comprend pas d’avoir choqué la fille pour une game de hockey. C’est une fille hot, mais je ne suis juste pas « that into her ».

Y’a tu juste moi qui voit que la vie continue? Pis que ce n’est pas une finalité?

Je n’aime pas blesser les gens, mais y’a une limite à se faire des idées sur la vie. Y’a jamais rien dans le béton, tout peut toujours changer.

Ouais, ok, je suis en crise du gars qui ne veut pas s’engager. Ça, je n’ai pas eu le temps de lui en parler. Je n’ai jamais trouvé les mots.

Shit, c’est chiant. Grr.

Même à 15 ans, j’avais cette chanson tellement souvent au bout des lèvres. Encore aujourd’hui, elle me fait vibrer.

Je crois qu’elle convient parfaitement à ce que je ressens en ce moment. Ou ce que j’ai toujours senti.

Creep – Radiohead

[Dinoune]nxpblnsJEWM[/Dinoune]

« …

In a beautiful world
And I wish I was special
Youre so fuckin special

But Im a creep, Im a weirdo.
What the hell am I doing here?
I dont belong here.

I dont care if it hurts
I want to have control

… »

Toujours faire attention à ce que l'on demande

Parce que ça pourrait vraiment arriver.

On voit sa propre vie à travers sa propre lentille, ses yeux. On croit ce que l’on veut croire, et on voit ce que l’on veut voir. Mais est-ce que l’on croit ce que l’on voit? Ou on s’en fait une interprétation?

Au bout du compte, ça revient au même. Une situation donnée arrive, il y a des conséquences. Bonnes ou mauvaises, on s’en fout. Les choses arrivent comme elles arrivent.

Mais sérieusement, je me fais un devoir de tester les causalités de la pensée. Ma propre pensée bien sûr. Je ne peux pas savoir ce que l’autre a en tête, aussi curieux je suis de le savoir.

J’essaie le plus possible de vivre ma vie les yeux grands ouverts. Réveillé. Même si bien du monde croit que je vis dans mon propre rêve. Ironie du sort de voir que tellement de monde vive dans état de panique, stress et de misère – perceptuelle? inventée? – mais que moi, je le répète souvent, mon monde est rose et bleu, et la vie est belle.

Oui, je stresse, mais je dois avoir reçu ben de la marde d’oiseau sur moi, parce que je suis tout le temps à la bonne place au bon moment. Et c’est encore plus vrai quand j’écoute ma petite voix quand elle me parle, ou quand je fais à ma tête, ou quand je fais ce que je crois être bon et aligné avec ce que je veux.

Tout ce que je demande, ou que je souhaite, ou que je sens, ou que je veux – est-ce la même chose quand on est en symbiose/harmonie avec ce que l’on veut et ses pensées? – m’arrive, tout le temps. C’est juste fou.

Ce que je fais différent maintenant, comparé à ce que je faisais plus jeune, c’est que je ferme ma gueule. Avant, je disais tout et fort ce que je voulais, avant même d’avoir fait une action dans cette direction.

Aujourd’hui, j’attends un peu, j’attends d’être un peu plus avancé avant de m’ouvrir la trappe. Une peu comme un couple qui attend un nouveau né, il préférable de l’annoncer après 3 mois de gestation, sinon y’a risque le foetus ne colle pas.

Et y’a même des fois maintenant où j’attends que tout soit terminé. Je ne demande ni l’avis de personne, ni l’opinion, et je déballe le cadeau dans leur face. Plus besoin de papa ni de maman pour savoir ce qui est bon pour moi.

Est-ce que ce serait ça, le truc? Éviter les mauvaises ondes? Les mauvaises opinions? Pas qu’elles sont mauvaises en soi, tout le monde veut le bien de tout le monde – dans mon monde bleu et rose en tout cas.

Mais comment connaître le bien de l’autre? On est pas dans ses souliers.

On croit souvent aider quelqu’un en donnant des conseils, mais est-ce qu’amener un animal sur la bord de la route, au lieu de le laisser au centre où il était, c’est l’aider? Peut-être que sa famille était de l’autre côté et l’on ne le savait pas.

C’est pour ça que le premier conseil que je donne au gens est de ne jamais écouter mes conseils.

N’écoutez jamais personne. Faites à votre tête. Toujours.

Tout cela pour dire que y’a tellement de trucs qui m’arrivent que j’ai demandés. Sur le moment même, aujourd’hui. Demain, je ne sais pas. Je sais juste qu’aujourd’hui, les trucs s’embriquent parfaitement l’un dans l’autre.

Par moment, c’est le chaos, mais la vie est cyclique, les choses reviennent, et le calme refait surface.

Et hop, le calme sera remplacé par un ras de marée.

Ça serait juste plate sinon.

Et dans tout cela, je crois sincérement que la « gratitude » y est pour beaucoup. Dire merci, à personne, à soi, à tout le monde, ou à l’univers, ça revient au même. Ça pourrait être bien l’objet d’un autre texte ça.

J’ai été proche d’avoir des nouvelles colocs. Mais étrangement, je ne le sentais pas. Étrangement, ça n’a pas marché. Coincidences? Qui sait..

J’ai décidé de travailler sur ma phobie de l’engagement, de m’y mettre à fond, pas plus tard qu’hier la vie me présente le moment,  l’occasion de me prouver que je peux le faire. Ce matin par-contre, la panique m’a prit quand le cerveau a embarqué. Au jour le jour mon homme, au jour le jour.

Cerveau gauche ou cerveau droit?

En plus du corps humain, je suis totalement fasciné par le cerveau et comment il fonctionne et nous influence à agir.

L’hémisphère gauche décompose les problèmes et analyse. L’hémisphère droit s’intéresse au tout et innove.

Un petit test, que j’ai vraiment trouvé intéressant. Surtout parce que j’était tout le contraire de mes collègues de travail.

Regardez attentivement dans quel sens tourne la femme.

Dancer test

Si elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, vous la regardez avec votre cerveau droit = émotionnel, créatif, imaginatif, non-linéaire et fantastique.

Si elle tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, vous la regardez avec votre cerveau gauche = logique, mathématique, linéaire, réaliste et influencé par les faits.

Tiré du texte (et je suis trop paresseux pour traduire):

image-31

La plupart des gens, vous l’aurez deviner, la voit tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Et en forçant un peu, on peut la voir changer de direction.

Pour moi, c’est impossible, j’ai beau me forcer, elle tourne toujours dans le même sens.

Je suis sûr que l’on peut facilement deviner lequel.

Et vous, je suis vraiment curieux, dans quel sens tourne-t-elle?

Source: News.com

La phobie de l'engagement – Chapitre 1: Le courage de ne plus blâmer l'autre

Je vais finalement le faire ce billet sur le début de ma lecture sur la phobie de l’engagement. J’en suis au troisièmen chapitre de mon livre de Steven Carter, qui se nomme Getting to Commitment, Overcoming The 8 Obstacles to Lasting Connection (and Finding the Courage to Love.

En lisant ce soir CindyLou qui affirmait elle aussi – enfin une fille qui le clame tout haut – avoir une phobie de l’engagement, je me suis dit que ce serait une bonne suite à son texte.

Depuis que je l’ai sorti de mon système, que j’ai peur de m’engager, il ne m’est arrivé que du bon. Imaginez, le gars ne veut pas de blonde, et il le dit tout haut, et en rit à fond. Imaginez comment la pression tombe. C’est comme si j’étais marié, les filles ne me craignent plus. Je suis blindé, je ne veux pas de blonde, je ne cours pas après les filles (parce qu’elles pensent souvent que les gars s’intéressent à elle seulement pour « sortir » avec elle et être leur « chum » – non, y’a des centaines – milliers – de raisons pour être intéressé à une fille, l’objet d’un autre texte) et je ne veux surtout pas entrer en relation « chum-blonde » avec elles.

Juste y penser, ça me stresse. J’ai même rêver il y a quelques nuits qu’une fille, nue devant moi, me disait « Je t’aime », et dans mon rêve, je me suis dit « Non, je veux seulement baiser, pas qu’elle m’aime ». Même dans mon rêve, on imagine que c’est la totale réflexion de mon subconscient.

Ça m’enlève tellement un poids. Je ne vois plus la fille comme un complément à ma vie de célibataire, mais plus comme un ajout sucré, comme une fraise sur le dessus de mon sundae. Et non, ce n’est pas seulement une question d’objet – quoi que moi j’aime l’être – il y a multiples facettes à chaque rencontre et/ou relation.

La phobie de l’engagement – Chapitre 1: Le courage de ne plus blâmer l’autre

Dès que j’ai lu le titre du chapitre, je me suis dit « Hein, je ne fais jamais ça moi. » Oh que je me suis fourré le doigt dans la rétine jusqu’à la jonction du cubitus et de l’humérus. Solide en plus.

Je suis hyper proactif dans ma lecture, je prends des notes, je sous-ligne, je mets même des « Haha » quand je trouve ça drôle, ou des « oups » quand je suis ce qu’il décrit, et ça arrive souvent. Oups.

Blâmer l’autre, ce n’est pas dans le sens de dire que c’est tout le temps la faute de l’autre. Non. Même si j’ai souvent mit la pression sur mes épaules, c’est plus subtil que ça.

C’est en fait choisir les partenaires qui ne conviennent pas tout à fait à ce que l’on voulait vraiment. En fait, le sais-je vraiment? Bonne question.

C’est une recette pour un échec – si on le voit ainsi – de ne pas, en partant, choisir le bon partenaire.

Des points importants du livre:

  • – Le premier challenge sur cette route de l’amour est de prendre conscience de son histoire et de son parcours romantique
  • – « Comment est-ce que je fais ça? »
  • – « C’est quoi mes patterns? »
  • – « Quelles sont mes excuses? »
  • – « Qu’est-ce que je refuse de voir? »
  • – Les conflits d’engagement sont normaux. Même les plus grandes histoires d’amour demande du travail
  • – Ce qui est important n’est pas le conflit, mais comment on le gère
  • – Le conflit qui est souvent caché va être celui qui souffle le plus le spectacle
  • – L’engagement, c’est apeurant
  • – Ne pas s’engager et vivre le célibat à fond, ça fait toujours de belles histoires à raconter
  • – Ces gens en conflit avec l’engagement regardent souvent les amoureux comme s’ils se contentaient de ce qu’ils ont et qu’ils sont satisfaits d’un minimum
  • – Ces gens en conflit avec l’engagement pensent qu’ils recherchent quelque chose de spécial que ces gens en couple n’ont pas trouvé
  • – Le plus rapidement tu affiches ton conflit avec l’engagement sur la table, le plus rapidement tu peux désamorcer la bombe
  • – Le changement est possible
  • – La route de l’amour et de l’engagement commence vraiment quand on arrête de s’enfuir en courant de nos conflits
  • Selon le livre, il y a 3 questions fondamentales à se poser:
  1. Comment est-ce que je ME mets toujours dans cette situation de désapointement?
  2. Comment est-ce que je mets les AUTRES dans cette situation de désapointement?
  3. Qu’est-ce que je peux faire de différent dans le futur?
  • 1. Comment est-ce que je mets toujours dans cette situation de désapointement?
  • Un autre point intéressant est le fait que l’on se ramasse toujours avec le même genre de partenaire – soit par exemple avec un gars qui a la peur de l’engagement ou une fille qui aime trop, mais la question à se poser c’est: « Pourquoi est-ce que j’accepte de me mettre en relation avec cette personne? »
  • « Est-ce que je ne  suis pas assez auto-protecteur? »
  • « Est-ce que je procède super rapidement dans une relation et devient intime super vite? »
  • Selon Steven Carter, nous avons tous le besoin d’être plus protecteur avec soi-même et garder nos limites physiques et émotionnelles pour quand l’on sait vraiment – non pas espérer – que les choses marcheront bien.
  • Il faut connaître l’histoire de notre partenaire avant de lui donner notre coeur. Avec des questions douces.
  • Certains sont tellement romantiques qu’ils tombent en amour avec l’amour.
  • Le changement peut arriver, mais seulement quand il y a évènement majeur dans notre vie qui change notre perspective, ou le changement peut arriver seulement quand nous sommes totalement dédier à le faire.
  • Il faut porter attention aux doubles messages. Une personne avec un conflit va souvent dire oui et non en même temps. (Ça je suis tellement le pro là-dedans.) Et le pire, c’est que ces deux messages sont tous les deux vrais. (Paradoxe, oui.)
  • Les gens avec les phobies de l’engagement ont souvent deux esprits complètement. Un qui veut être dedans, l’autre qui veut s’en sortir aussitôt.
  • Il faut arrêter de se créer un mythe autour de l’amour, et plutôt regarder la réalité en face. Ce n’est pas un conte de fée.
  • Il faut arrêter de tomber dans le panneau des paroles qui ne semblent pas réalistes. (« Il est tombé en amour dès qu’il m’a vue. »)
  • Les gens sont souvent aviser de suivre leur coeur au lieu de suivre leur tête, et selon Steve c’est le pire message sur la planète. Les gens qui disent suivre leurs coeurs suivent plutôt leurs fantasmes et leurs hormones.
  • Certains tendent à donner tout trop vite. Si vous donnez 10 000% avant même de savoir dans quoi vous vous embarquez, il est temps de reculer.
  • 2. Comment est-ce que je mets les autres dans cette situation de désapointement?
  • Ne pas porter assez attention à notre histoire et ce que l’on a besoin.
  • Ne pas écouter nos 1000 petites voix qui nous parlent.
  • Si vous êtes capable de faire sentir plusieurs personnes en même temps comme si elle était la seule et unique, et que vous pensez que cette personne peut s’occuper d’elle-même, il va inévitablement y avoir des explosions. (Gros « oups »)
  • Croire que l’on doit vendre comment nous sommes spécial, et lui lancer ses 3 messages:
  1. Wow, il/elle est tellement spécial/e (« oups »)
  2. Wow, il/elle m’adore tellement, je dois être spécial/e aussi (« oups »)
  3. Wow, ensemble nous allons avoir toute une relation spéciale (« re-oups »)

Et je me suis dit souvent même que c’est à cause de l’autre, qu’elle n’a pas été assez rapide et brillante pour voir la grosse « gamique » que je lui ai montée, même si moi-même j’y croyais à ce moment.

  • Ne pas comprendre que vous envoyer 2 messages distincts
  • « Êtes-vous incroyablement séducteur/trice? Est-ce que vous aimez acheter des cadeaux à des nouvelles conquêtes, ou les amener à des endroits incroyables; vous êtes super passionné, et un amoureux attentif? » (« Oups solide »)
  • -> Ce comportement est séducteur, mais aussi tellement déroutant.
  • Les gens vont écouter les messages qu’ils veulent entendre, et non celui qui est réellement lancé.
  • La relation devient comme une descente de manège, sans vraiment avoir un centre solide.
  • Vous ignorez la réalité et refuser d’admettre que vous actions ont des conséquences.
  • « Si vous voyez quelqu’un quelques fois semaine, depuis plusieurs mois, vous êtes en relation, c’est réel! »
  • « Si vous partagez vos secrets avec une personne sur une base régulière, vous êtes en relation, c’est réel! »
  • Si vous croyez entrer et sortir de la vie d’une personne sans laisser de trace, vous vivez une fantaisie. (« oups »)
  • Dire et faire des choses qui montent et montent les attentes, sans remplir ce qui était promit. (Ça je n’ai jamais fait ça par exemple, c’est ignoble. Mais fermer sa gueule, et ne rien promettre du tout, c’est mieux? Je me demande.)
  • Avoir des limites qui vont et qui viennent selon les circonstances.
  • « Êtes-vous capable d’être passionné, attentif, chaleureux et connecté une minute, l’instant d’après quand vous le voulez, paraître distant, froid et réservé? » (Solide « oups »)
  • 3. Qu’est-ce que je peux faire de différent dans le futur?
  • Devenir conscient et à l’affût de ce que vous avez fait dans le passé, et ne plus refaire les mêmes patterns.
  • Vous devez vraiment le vouloir. Vous devez vraiment changer.
  • Il n’y a plus de temps à perdre. Il ne faut plus attendre que la meilleure relation se propose à la prochaine.
  • Les relations ne sont pas le résultats de magie et de souhaits. Ça prend du temps et de bonnes intentions de chaque partenaire.
  • Il y a toujours une douzaine de problèmes qui se proposent avant de vraiment savoir si les deux personnes sont compatibles ou non pour rester ensemble.
  • Il y a toujours une douzaine de problèmes à passer par-dessus même après que deux personnes ont fait le choix de rester ensemble.
  • Vous commencez à travailler sur vos relations en vous engageant à travailler sur vous-même.

Voilà, le premier chapitre est fait. J’espère que le café était bon, ce n’était pas un texte court. Pas facile non plus à passer au-travers.

Mais sérieux, ça fait énormément du bien. Je le proclame haut et fort.

Je disais à ma meilleure amie aujourd’hui: « … oui, mais pas depuis que je me suis ouvert les yeux et que je sais plus de ce que je veux. Haha. Et que je ne veux pas juste sortir avec une fille pour sortir avec elle et la baiser sans le dire ouvertement. Maintenant, je suis clair avec ce que je veux, et ce que je dis.. je l’affirme que je ne veux pas de blonde, mais que ça ne me dérange pas d’avoir des relations sous plusieurs niveaux.. »

Parce que plus je vieillis, plus je vois qu’il n’y a pas qu’une seule relation pareille, mais bien plusieurs niveaux de relations, et ça se pourrait fort bien aussi que ce soit avec plusieurs personnes différentes.

En tout cas, on s’en reparle hein? Ouais.

Ces gens que l'on rencontrent

Y’a tant qui me fascine, et ça s’en est une autre chose. Tous ces gens qui passent dans notre vie.

Que ce soit pour un sourire, un regard, un moment bref de conversation, une accolade, un échange de carte d’affaire, un souper, une soirée chaude, un weekend de ski, une semaine dans le sud, un mois au Tibet ou plus de 15 de grandes amitiés, tous ces gens auront un impact sur nous, une influence aussi minime ou évidente qu’elle semblerait l’être.

Je me demande souvent qu’est-ce qui se passe quand je croise quelqu’un des yeux dans la rue. Souvent, y’a un regard vide, comme si la personne ne me regardait pas vraiment. À quelques rares moments, je vois au travers de leur âme. Je les connais. Sans les connaître.

Je me demande si, même pour ce court échange d’un 10ième de seconde, il y a quelque chose qui a été donné. Quand je croise une fille des yeux et que je garde le regard le plus longtemps possible, je me dis qu’elle sera bien contente, parce qu’elle aura su que je l’ai trouvée belle un instant. Même moi, quand je continue sur mon chemin, je souris du coin de la bouche, content de lui avoir passé mon message, content parce que j’imagine aussi qu’elle se disait la même chose.

Mais est-ce qu’il y a quelque chose de plus subtil encore? Que l’on ne pourrait même pas détecter? Un peu comme l’odeur d’un parfum qui nous laisse un souvenir épart, anodin ou fort émotionnellement. Ou même encore plus profond, loin de notre compréhension? Comme si ça se passait seulement au niveau des ondes, comme quand on se parle dans nos cellulaires. Zip, deux regards, et un échange de quelque chose. Je me demande.

Je me demande aussi, pourquoi y’en a qui reste, d’autres qui repartent aussi vite? Et comment ça se fait que l’on ne l’a pas rencontré avant? Si l’on s’entend si bien, pourquoi ça arrive maintenant? Ça n’aurait pas pu arriver il y a 4 ans? Ou 2 ans? Ou la semaine passée? Non, hier, aujourd’hui.

Et pourquoi ces gens peuvent coller pendant des années? Et puis pouf, s’envoler en un coup de vent?

Oui, nos vies deviennent différentes, on s’éloigne, blablabla, la même rengaine plate que l’on se dit. Mais si c’était encore plus profond? Plus spirituel (pour utiliser le terme)? Si c’était vraiment juste à cause de l’échange, ce que l’on se donne, ce que l’on avait de besoin à ce moment.

Pas juste un besoin physique, ou monétaire, ou de sécurité, non, un besoin spirituel, profond, sans compréhension, et que l’on finit par se dire « Ben, c’est comme ça », parce que l’on ne comprend pas. Et puis bah, ça ne servirait à rien de comprendre, parce que ça ne se comprend pas. Point.

A-t-on tant besoin de comprendre? Je me demande aussi.

Y’en a qui dise que ça aide à passer par-dessus les trucs, nos trucs, nos problèmes mettons. Mais si à la fin, on finit par accepter, pourquoi pas accepter tout de suite? Ça revient au même finalement.

Quelque chose me dit qu’il n’y rien d’autre de plus important que toi, moi, pis tous les autres. Les gens. Quelque chose me dit que sans ça, cette bébitte-là, humaine, bizarre, ben y’a rien qui « serait » alors. Juste rien. Peut-être le vent, tout seul, pis l’eau, qui brasse et qui mousse.

C’est étrange ces gens qui entrent dans nos vies. Je les laisse entrer toujours, à bras ouverts. Mais ils sortent s’ils le veulent. Mais je serai toujours là. Parfois c’est moi qui décide, parfois ça se fait tout seul. Parfois, ça colle aussi pour la vie.

Il ne reste que les gens arrivent, partent, reviennent, et repartent encore. Pourquoi? C’est ainsi.

Ça ne sert à rien de se casser le ciboulot. C’est arrivé avant, ça arrive maintenant, et ça va arriver demain.

Tous ces mots pour introduire peut-être une nouvelle personne. Qui sait. Elle est belle, elle a voyagé, elle bouge, elle est émotion, elle a un nom avec 11 consonnes et deux voyelles et ça me fait marrer complètement. Dès que je l’ai vue, dimanche soir, debout, je savais que je lui parlerais. Je ne savais pas comment, mais je sentais. C’est arrivé, comme ça arrive. On ne sait jamais comment. De mots en mots, ça connectait. De mots en mots, les liens se formaient.

C’était une soirée dimanche, une autre demain. On ne sait pas encore quoi, on verra demain. Le moment est au moins réservé, ça on le sait.

Contact business, connection, compagne, amie, blonde, femme, mère, grand-mère, ou marraine ou mentor, y’a personne qui le sait.

Ce que l’on sait, c’est que les histoires s’écrivent d’elles-mêmes au jour le jour.

Thème: Le Temps

J’aurais pu faire que mon dernier billet de mon frère et moi en photos soit mon thème du temps. Mais je ne l’ai pas fait. Ça aurait marché pourtant.

Ce billet est en réponse ou continuité, ou associé à celui de La Factrice ici.

Son texte m’a cassé les couilles. Et j’aime ça. Je suis dur (dans le sens avec moi-même, pas euh, bien peut-être aussi).

Je suis le pro du temps. Je suis timé à la minute près. Je ne suis jamais en retard, ni en avance. Je suis toujours pile. C’est une seconde nature.

Si je suis invité à un rendez-vous, si l’on me dit 6h45pm, je serai là à attendre, ou sonner à la porte à 6h45pm, peu importe où est le rendez-vous, peu importe combien de lumières rouges, ou de piétons j’ai à contourner. Je le fais, c’est tout.

Je peux aussi deviner le temps à la minute près. Sans regarder ma montre. J’ai fait le test des milliers de fois dans ma vie. Même la nuit. Je ne regarde rien, il me vient en tête, c’est tout. Même en me réveillant, en plein coeur d’un rêve, je me demande il est quelle heure, l’heure me vient en tête, et je regarde et c’est la bonne heure.

Je sais aussi combien vaut une minute sans regarder un chronomètre. Déformation professionnelle avec tous ces milliers de clients en entraînement que j’ai eus. Même chose pour une heure. J’avais tous mes clients aux heures, sans repos entre chaque. Je sais combien vaut une heure.

Je sais aussi que l’on a toujours le temps. On ne manque pas de temps, on peut le créer. On peut aussi le perdre par exemple. Solidement à part de ça. Avec des niaiseries solides. Toute notre vie, on accumule les niaiseries, et l’on perdra des heures et des heures, seulement pour des niaiseries.

Des niaiseries, c’est des choses que l’on croit importantes, mais qui ne le sont pas vraiment. Et l’importance est différente pour chacun, c’est pour ça que je ne juge pas.

Moi, je respecte le temps. Je le mets de mon côté.

Ce qui me blesse le plus avec le temps, c’est quand je ne peux le donner à ceux qui j’aime. Parce que ce moment, autant que je l’aurais voulu, y’a eu ce quelque chose de plus important à faire. Parfois, il faut aussi penser à soi, et mettre le temps à notre disposition pour soi. J’ai appris ça avec les années. Ça fait mal de ne pas pouvoir être là pour l’autre, mais ça aurait fait plus mal de ne pas être là pour soi-même. J’ai appris ça aussi avec les années.

Y’a tout le monde autour de moi qui me dise que j’ai trop de temps pour moi. C’est comme ça quand on se simplifie la vie, je dis.

On peut mettre le temps où l’on veut quand on régle ses trucs tout de suite. Y’a seulement 24 heures dans une journée, 7 jours dans une semaine, entre 28 et 31 jours dans un mois, et 364 jours et 3/4 dans une année. Ça, on ne peut rien changer ça. À moins de croire que le temps est relatif. J’y crois aussi, par moment. Je crois que des fois le temps devient courbe, et que l’on peut rejoindre deux bouts à une distance linéaire fixe, alors avec un peu de magie, d’intuition, de chance et être à la bonne place au bon moment, on peut rejoindre deux bouts éloignés et courber le temps.

Mais pour ça, il faut régler ces trucs tout de suite. Pas demain, pas après-demain, ou la semaine prochaine. Non, tout de suite. Quand tu régles quelque chose tout de suite, il ne traîne pas sur le coin de la table, et tu n’y penses plus. Juste y penser prend du temps, le faire prend du temps. Alors, aussi bien le faire tout de suite. Après, y’a tout le temps que tu as de besoin pour toi. Et c’est à ce moment que tout s’ouvre, que les occasions sautent devant toi. Parce que tu as le temps, et tu vois, et tu peux dire oui.

Pis quand tu as le temps après, tu l’apprécies. Pour la première fois depuis plus de 3 mois, je m’assois, dans le silence dans mon salon, et j’apprécie le temps. Je l’aime le temps. J’aime quand j’ai l’impression d’avoir beaucoup de temps.

C’est un peu comme la même impression d’avoir plein d’argent. Quand on dit que le temps, c’est de l’argent, ce n’est pas nécessairement parce que chaque minute on peut faire une piasse. Non, c’est qu’avoir du temps, ça n’a pas de prix, ça vaut plus que tous les millions que tu pourrais avoir en banque. Parce qu’avec ce temps-là, tu es libre.

Tu es libre de faire ce que tu veux, tu es libre de décider et de choisir ce que tu veux faire.

Ça, ça n’a pas de prix.

Texte suite au thème de La Postière à chaque dimanche (nouveau thème: Fluide. WTF?). C’est ironique que je parle du temps et que je suis en retard. Faut savoir aussi où mettre son temps au bon moment au bon endroit. J’ai appris ça aussi avec les années. Vive le temps.

Il n'est pas mort

Mais il n’est pas fort non plus. J’ai l’impression de courir comme un innocent.

J’ai les muscles des yeux qui « twitchent », c’est comme ça que je peux savoir mon niveau de fatigue. Et les deux « twitchent », ce n’est pas bon signe.

Je dormirais comme la belle au bois dormant pour 100 ans, mais je ne peux pas pour l’instant. Comme dirais nos grand-parents: »Tu dormiras quand tu seras mort! »

Au boulot, on me niaise que je suis fatigué parce que je fais trop de sports. Whistler planche à neige pendant 8hres dimanche, je viens au boulot matin et soir en vélo ou en planche à roulettes, je vais au gym 4-5 fois semaine. Me semble que ce n’est pas trop. Mais bon, qui sait, peut-être que je ne m’écoute pas non plus.

C’est une grosse semaine au boulot. Et je veux augmenter la valeur de mes actions. Alors, j’y mets les bouchées double. C’est un de ses trois trucs dont je parlais plus tôt.

Sur les trois trucs que j’ai sur la conscience, le plus excitant s’est officialisé hier. Je suis super heureux, et vraiment enjoué. Comme un enfant qui reçoit son premier vélo rouge à Noël. J’en parlerai éventuellement.

Le 3ième truc, c’est mes colocs qui s’en vont ce dimanche. Elles auront été avec moi pendant 3 mois. Et coincidemment, je ne me suis pas reposé depuis ce temps. J’ai besoin énormément de ce temps pour moi. Financièrement, je devrais me trouver une personne ou un couple pour les remplacer. Mais je suis en train de mettre un prix sur ma tranquilité, ma paix et mon temps seul où je suis productif dans mes trucs et pense à moi. Ce temps que j’ai pour moi, comme lorsque je partais en voyage, bien je le prends pour créer mon futur. Y’a un temps pour penser, y’a un temps pour agir.

Ma boîte de courriel est à date, parce que dans cet endroit, c’est plus prioritaire.

Dans mon facebook, ce sera le bordel total, ça fait plus de 5-6 jours que je n’y suis pas allé. J’aurai une tonne de courriels (merci d’être patient pour les réponses) et plein de trucs et commentaires que les gens laissent à répondre. J’aime ça faire tout ça, mais c’est mon temps de plaisir, et le plaisir, ces derniers jours, il prend le bord pour des trucs plus sérieux. Je priorise, et j’aime répondre à mes gens quand j’ai l’esprit libre, sinon, je n’ai aucune inspiration.

Même chose pour les quelques commentaires pas répondus ici, dans la soirée je vais tenter d’y répondre. Oh, et aussi le petit jeu thématique de La Postière, j’ai mon idée, faut juste que je laisse ici. Même chose sur ma présence totale sur vos blogues, quelques jours et je me remets à date sur ce qui se passe dans vos vies.

Voilà, il n’y a pas à s’inquiéter, je crois bien. J’ai même penser hier que je frôlais la dépression, mais je l’invente, c’est juste que je pense à des trucs pas amusants, et que je vois noir un peu. C’est une passe. Dans une semaine, quand tout va être clair, je vais mieux aller.

C’est tout des trucs excitants sur le long terme, mais dans le court terme, c’est juste un fardeau de cossins à s’occuper et penser.

Il fait soleil aujourd’hui, et malgré mes yeux en bouille qui sursautent, ça me réjouit.