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Le verre à moitié plein?

Je ne vois pas ce qui a de trop sérieux dans la vie pour s’en faire autant.

Cet homme, avec qui j’ai travaillé les deux dernières semaines, m’a fait toute un fleur ce matin.

Il m’a dit que je suis une personne qui voit toujours le verre à moitié plein, la personne la plus facile à vivre et la plus positive et enthousiaste qu’il a rencontrée depuis longtemps.

Et il a 60 ans le bonhomme.

Il m’a même demandé de lui donner quelques trucs. Je lui ai dit, avec le sourire, que j’allais prier pour lui le soir.

Ça m’a fait quelque chose d’entendre ça. Parce que parfois, ce n’est pas facile. Mais serait-ce amusant si ce ne l’était pas?

Et étrangement, ce dernier deux semaines m’a paru une éternité. Peut-être l’intensité du boulot, peut-être l’ambiance de la ville ou simplement peut-être n’est ce que moi. Parfois, les choses nouvelles font en sorte que le temps passent plus tranquillement, parce que l’on a l’impression d’avoir fait beaucoup de choses en peu de temps.

Peut-être est-ce une piste pour stopper le déboulement du temps, vivre de nouvelles exprériences?

(Je suis à 40 minutes de mon vol, la magie du wifi gratuit à l’aéroport. Ça j’aime ça.)

La zone de confort.

Toute personne, à chaque jour, devrait au moins faire l’effort de sortir de sa zone de confort.

Changer de coiffure. Changer de style de vêtement. Aller voir la personne qui nous tombe dans l’oeil depuis si longtemps. Manger quelque chose de nouveau. Goûter à quelque chose de nouveau. Prendre une nouvelle route pour le travail. Prendre sa voiture sans savoir où aller, et se laisser guider. Dire un compliment. Faire un sourire à un étranger. Dire bonjour à un étranger. Être gentil avec tout le monde. Surprendre sa blonde et arriver avec un plan pour la journée avec des aventures jamais faites. Changer de positions (je continue sur le couple, on comprend), changer l’heure de… tsé. Lire un nouveau genre de livre. Voir un nouveau style de film. Sortir dans un nouveau bar. Essayer un nouveau lounge. Essayer un nouveau resto. Poser les questions qui nous brûlent les lèvres que l’on pense qui gênerais l’autre. Dire ce que l’on a en arrière de la tête. Ne rien laisser en dedans. Écouter de la nouvelle musique. Écouter l’autre, point. Ne pas donner son opinion. Donner son opinion. Mettre son grain de sel. Ne pas mettre son grain de sel. Sortir prendre une marche, dans des nouvelles rues. Changer les meubles de place. Changer les couleurs d’une pièce. Marcher tout nu dans la rue (euh, non, c’est un peu trop ça).

On comprend le principes? Faire du changement, mettre du nouveau, du piquant comme on dit.

Sortir de sa zone de confort, c’est vivre maintenant. Pas le choix, sinon ça risque d’être dangereux. Vivre maintenant, c’est le bonheur assuré.

Pourquoi? Parce que l’on s’oublie. On oublie nos petits problèmes.

On vit. Point.

Tu fais quoi dans la vie?

T’as une heure devant toi pour que je t’explique?

Une soirée dans un pub, avec des gens que je ne connais pas. C’est ce que ça donne.

Euh… Oui… euh, je travaille sur ce projet, m’occupe de ci et de ca, mais dans la fond, le projet sort de ma tête. Mais étant donné que je n’ai pas les capacités de gérer (encore), quelqu’un d’autre le fait. Je suis à Edmonton depuis deux semaines, repart demain matin pour Montréal (c’est de là que je viens).

Tu vis où à Montréal? Euh…non, je n’ai pas de chez moi. Pas de maison, pas d’appart, rien. Je dors dans une chambre chez mon frère, qui n’est pas là parce qu’il est en Guadeloupe pour 3 mois avec sa blonde. Je n’ai qu’une voiture à moi à Montréal, sinon mes amis et ma famille.

Mais en fait, je suis kinésiologue de formation. Dans les 6 derniers mois, je me suis promené du Canada vers l’Europe, vers le Canada, vers les États-Unis, vers le Mexique, pour revenir au Canada. De Montréal à Vancouver à Edmonton, encore une fois de retour à Montréal. Je suis entraîneur privé, à mon compte, aie toujours des clients à travers le net. Vive le net.

Je ferai mon boulot pour le projet de Montréal, dans mon salon, encore une fois vive le net.

Mais dans les trois dernières années, j’ai bougé pas mal. Je suis la vague comme on dit.

Une blonde? Avec le style de vie de même, non. Aucune fille ne voudrait ça. Je ne veux pas ça non plus pour développer une relation. J’ai hâte par-contre d’avoir ma femme et mes enfants. Mais pas tout de suite. Ça va se faire tout d’un coup, je le sais.

À part ça? La vie est belle, non…?

Retour au bercail.

J’ai eu toute une surprise cette semaine au travail. Moi qui croyait être en dehors de Montréal bien longtemps.

Je suis totalement déchiré.

Entre la petite maison que je me suis créée dans ma chambre d’hôtel confortable dans le froid d’Edmonton, ou un grand condo à moi tout seul meublé à Laval.

Entre un gym d’hôtel où je me suis attaché aux employés (ok, aux filles qui y travaillent, j’ai même eu droit à un bec sur la joue pour mon départ) à Edmonton, ou un Atlantis plein de machines et de poids libres immenses, de mecs musclés (bon pour la motivation) et des miss fitness en devenir à Laval.

Entre être tout seul, tout mon temps pour moi (après le boulot), pour faire tout ce que je veux à Edmonton, ou passer du temps avec ma mère ou mon père, mes meilleurs amis et sortir en ville prendre une bière ou écouter le hockey entre gars.

Entre manger et s’endormir tout seul, tous les soirs, dans un grand lit king d’hôtel, ou passer des soirées romanesques en excellente compagnie, et peut-être, si je suis fin, doux, charmant et je fais tout ce que femme désire, m’endormir sous un parfum de rose dans une douillette chaleur féminine.

Totalement déchiré je suis.

Donc, je serai à Montréal à partir de samedi soir. Pour une période indéterminée, entre 1 et 4 semaines. Vive la magie du net, je travaillerai de mon salon. Le vrai confort, où en plus je ferai mon propre horaire.

Je suis totalement excité. Et il n’y a pas juste moi qu’il l’est je crois.

Il y a de ces moments où la vie me surprendra toujours.

(Petite note: Depuis quand le Canadiens remontent un déficit de 3 buts, en troisième période, contre les Devils en plus?)

Mal élevé, Stéphane Dompierre.

Attachant, touchant, et drôle. Mal élevé de Stéphane Dompierre.
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Un roman comme je les aime, et je ne veux jamais que ça finisse. Un bon divertissement, un bonbon de lecture, sans trop de flafla et de cassage de tête.

J’ai aimé le premier de Dompierre, Un petit pas pour l’homme. Je n’aime pas comparer des romans du même auteur, mais je vais le faire pareil. Un peu moins réflexif que le premier, plus léger, mais sans toutefois perdre son aplomb.

Le personnage principal, Alex est très drôle, attachant et est très bien décrit tout le long du roman. Sa blonde Sandrine est quelque chose aussi. Les autres personnages auraient pu être plus développés, mais bon. J’ai adoré les descriptions et les réflexions de la vie de couple.

Par moment, je riais à grand déploiement (surtout la fin), seul piteux dans ma chambre d’hôtel.

À lire c’est certain, si l’on veut une histoire jeune, vivante, divertissante, sans trop s’arrêter sur les pensées profondes de la vie.

(Alors, hier soir, je me suis rendu compte que je n’avais plus de livres à lire. Je suis accro, comme une drogue, j’ai besoin d’un livre. Je cours chez Chapters sur Gateway Dr. Il est 21h40, il ferme à 22h00. Je me trouve un livre, au hasard, décidant de ne pas tomber dans mes lectures habituelles, Me présente au comptoir et ne demande pas de sac s.v.p. Oh que j’ai eu un beau sourire à ce moment. La fille a dû se dire : « Enfin, quelqu’un qui pense environement… Et mignon en plus. » C’est sûr qu’elle s’est dit ça.)

Cloverfield.

Pathétique, pathétique et pathétique. Cloverfield.
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Premièrement, c’est quoi ce titre de con?

Frustré, faché et les deux yeux dans le même trou de ma journée, je me suis proposé une soirée au ciéma. Ma première idée était d’aller voir There Will Be Blood. Mais sans savoir l’horaire ni quel film était à l’affiche (je fais ça souvent, j’aime me surprendre) au cinéma du West Edmonton Mall, je pars à la course. J’arrive tout juste pour un film, et il n’y a pas de There Will Be Blood. Merde.

Le seul film intéressant, parce que Bucket List et 27 Dresses ne m’accrochent vraiment pas, est le film qui a battu le record de box-office pour un weekend de janvier, Cloverfield, avec 42 millions $.

Il y a bien une raison évidente pourquoi les gens sont allés voir ce film? Les annonces publicitaires, c’est tout. Une vraie merde de film.

Filmé à la première personne, un Blair Witch Project, mais en plein New York, avec des monstres, des connes qui braillent et qui courent en talons hauts, et un mec épais qui part rechercher sa blonde. Ok, j’aurais fait la même chose, je suis romantique.

Moi, qui voulait me reposer les yeux, c’est raté. La caméra brasse tout le temps, parfois à l’envers et dans la face des personnages. J’avais l’exprérience 3D en plus avec les filles qui criaient en arrière de moi et un cave qui frappait dans mon banc avec ses pieds. J’ai eu la totale.

À ne jamais voir. 12.50$ dans le feu. (Et je le savais trop en plus.)

Défunt Heath Ledger.

Merde. Je l’aimais cet acteur.

Un autre talent parti en poudre. Euh, en fumée.

Non, sérieux, ça me fend. Si il y a quelque chose que je ne comprends pas, c’est que les jeunes meurent avant les vieux.

« Live hard, die hard. » (Kanye West)

*Édit: Apparemment, il avait de grandes difficultés à dormir, dû au travail qu’il mettait dans ses rôles. Il est mort dans son sommeil, trop de pilules (prescrites) pour l’aider à dormir.

Les Lavigueur, la vraie histoire.

(Pour ma critique du dernier épisode, ici.)

Au risque de me répéter, quelle magnifique série. Elle fait monter l’émotion en moi, et je suis sûr que c’est la même chose pour toute la province.

Je me demande bien combien de téléspectateurs suivent ce chef d’oeuvre de télésérie.

Une mention au petit Michel (Dhanaé Audet-Beaulieu), qui je croyais au départ allait seulement avoir un rôle de muet. Bien non, au contraire, il a fait preuve de justesse dans son jeu. Sans trop en faire, c’était efficace.

Et la scène où Jean-Guy, quand il n’est pas certain de parler seul, dans la ruelle, mais sait que Louise est dans les parages, la caméra en gros plan sur Louise, pleurant dans le coin. Touchant. Très touchant.

Ma réflexion cette semaine, les « quand dira-t-on », ce que les « autres » pensent de nous. Pourquoi pas mettre ça de côté, et sourire? Si la peur du jugement n’existait pas, si nous la mettions de côté? Sans trop paraître spirituel, l’amour inconditionnel, il est où? Chacun fait ses erreurs, mais bon, on s’en fout. La vie est si sérieuse?

L’égo, qui ne veut pas perdre. Pourquoi ne pas le mettre à la porte?

Bon, c’était ma psychologie à 5 sous.

American Gladiators.

American Gladiators est de retour à NBC. Je capote.

Un succès fin des années 80, début 90.

J’écoutais cette émission quand j’avais 13 ans. Je suais, je criais après les concurrents, je claquais des mains, ma fréquence cardiaque fesait du 180, je tapais sur le divan, je me voyais à leur place, en train de clancher les Gladiators, des monstres. Et les filles, musclées et vraiment bien équipées de la devanture. Ça ne date pas d’hier toutes ces émotions fortes…

On se souvient de l’Eliminator à la fin, du vélo à main, les pieds dans les airs et du foutu tapis roulant à l’envers de la fin, quand les concurrents n’ont plus de jus.

En plus, c’est le Hulk Hogan l’animateur, « brother »!

Faudrait tellement faire une version québécoise de cette émission. Je suis partant!

Je les clanche tous, c’est certain.

Ma toune du moment.

Y’a pas meilleure chanson pour décrire ce que j’ai en dedans.

Cat Stevens, Father and Son

« Its not time to make a change,
Just relax, take it easy.
Youre still young, thats your fault,
Theres so much you have to know.
Find a girl, settle down,
If you want you can marry.
Look at me, I am old, but Im happy.

I was once like you are now, and I know that its not easy,
To be calm when youve found something going on.
But take your time, think a lot,
Why, think of everything youve got.
For you will still be here tomorrow, but your dreams may not. »

Je suis dans une période de changement, de gros changements, et d’une façon, je suis terrifié, mais d’une autre, je sais que c’est la bonne chose à faire.

Une partie de moi veut avancer, vaincre des défis, l’autre se retirer sur une plage, et surfer.