Archive for the ‘Calgary’ Category

Une arme blanche à l'aéroport, pas une bonne idée.

Hier, aller-retour à Calgary.

Oui, pas de bagage, qu’un sac à main. Je me suis réjouie, jusqu’à ce que je me souvienne que j’avais mon canif suisse avec moi… pendant que l’on fouillait mon sac.

Je me suis acheté ce canif à Lausanne, on s’en souvient. Et je porte toujours ce sac à bandoulière, et quel meilleur endroit pour fourrer mon canif. Comme ça il est toujours à porter de main. C’est le but, non? Comme Daniel Boone, le gars dans la forêt, prêt à sortir son couteau à toutes les occasions possibles. J’ai prévu le coup. Mais pas l’aller-retour en avion.

Premièrement, j’arrive à la porte de sécurité avec encore mon Chai Latté à la main. Merde, je le jette presque par-dessus mon épaule, je ne peux entrer avec du liquide.

Deuxièmement, je passe le dédecteurs de métal les poches vides, sans montre et même sans la ceinture du pantalon, les filles salivaient. Je passe, ça sonne.

Pourtant, je n’ai rien sur moi. Que se passe-t-il? Putain, ma chemise. Elle a les boutons en métal. Un vieux chinois me l’inspecte et ne se gêne pas en même temps pour me passer le commentaire suivant: » Oh.. I love this shirt… » Avec l’accent sur le bout de la langue, en même temps qu’il me flatte les boutons (de chemise) avec ses mains gantées. Euuh.

Sans perdre une seconde, je remets ma ceinture, je suis pressé. J’apprête à remette mon manteau. La dame me demande si elle peut vérifier mon sac. Une procédure normale…

Mais merde, je commence à sentir des sueurs froides dans mon dos…. Mon canif. Merde.

Elle le sort, mais avec cette face qui dit pauvre-ti-gars-je-sais-bien-que-tu-as-oublié-pis-que-t’as-pas-fais-exprès. Les yeux piteux. Pauvre moi. Elle me conseille de me l’envoyer moi-même par la poste. Mais pour ça il faut que je sorte, que je descende en bas, je tourne à droite et trouve le 7/11. De la marde, mon avion part dans 35 minutes.

Alors je sors quand même de la sécurité et il me vient cette idée brillante, planquer mon canif quelque part. Voilà. Ingénieux.

Un pot de fleur, ça c’est bon. J’en trouve un gros, bien évident (pour que je me souvienne où il est) et me foue la main entre les feuillages et cache bien mon arme. Merveilleux.

Et je prends mon avion, avec le sourire en coin. Héhé.

Au retour, j’ai facilement retrouvé ma planque secrète. Mais il y a quelqu’un d’assis par-terre, un chinois bien évidemment, sur son portable. Je m’enfonce la main (sans regarder autour de moi, comme le gars dans les films qui pense qu’il se fait surveiller, et sue du cul), c’est silence dans l’aéroport. Le bruit du feuillage retentit. Je le vois scintiller, mon canif, l’empoigne, et décolle, sans me retourner.

Dans ma tête, je me suis toujours pris pour un Jason Bourne.

Mission accomplie.

Publicités