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Le masque et la carapace qui s'éffritent

« J’ai un énorme masque dur.

J’ai une carapace solide qui me pèse.

Je joue un rôle.

J’ai peur.

J’ai peur de me montrer totalement. J’ai peur de me livrer. J’ai peur d’être vulnérable. J’ai peur de me mettre à nu.

J’ai peur d’avoir mal. J’ai peur de faire mal.

… »

Ces mots ont été mes mots. Je lui ai finalement dit. Ça a prit toute ma monnaie. J’ai chié dans mon froc.

Mais la pression, oh qu’elle est tombée. Je suis tombé sur le dos, sur mon divan, devant elle, en soupirant, et laissant aller ce que j’avais en-dedans.

Je crois que j’ai dû avoir un mini-orgasme. Ça a tellement fait du bien. Enfin.

Je ne me souviens plus de ce que je disais avant ce soir. Mais plus rien n’a d’importance pour l’instant. Parce que le masque il s’est éfritté un peu, et je peux quelque peu sentir le vrai Dean en moi. Juste un peu. Mais c’est tellement plus que depuis tellement longtemps.

En anglais, il y a une expression que j’aime bien:

« Take the leap. »

Se laisser tomber, prendre le risque. C’est un peu la traduction.

Enfin, c’est ce que j’ai fait du mieux que je le pouvais. C’est ce que je veux faire.

En ce moment, tout fait du sens. Mais ça, c’est maintenant. En ce moment.

Parce que j’attends déjà demain, quand je vais me réveiller, avec mon masque et ma carapace, pis que tout ce que je vais entendre en moi c’est:

« Mais qu’est-ce que tu as dit là? Qu’est-ce que tu as montré-là? Qu’est-ce que tu as fait? »

Je l’attends. Je l’attends avec tout mon courage, tout le souffle nouveau que je peux avoir en ce moment.

Je veux le faire, je veux le prendre ce « leap ». Y’a déjà un bout de fait là.

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Le paradoxe de l'engagement

Je me suis vraiment ouvert avec ma phobie de l’engagement. C’est certain que partout où je passe, un vent va passer et les oreilles des gens autour vont siffler. C’est de même.

Je le fais même juste par expérience, juste pour voir ce que les gens pensent et diront – les ceux qui prennent la vie au sérieux, tsé parce que ce l’ai non? – sarcasme. J’ai cette aisance à me mettre complètement nu, et ça me fascine après de voir ce que les gens peuvent sortir comme commentaires quand je suis tout ouïe et qu’ils sentent qu’ils peuvent se confier.

Ça m’a complètement choqué l’observation et les analyses que j’ai faites les derniers jours autour d’hommes « engagés ».

J’ai trouvé un paradoxe solide.

Les filles, n’allez pas le dire à personne que vous avez lu ça ici et que vous êtes entrées dans la tête des gars de même, ok?

Voici les différents témoignages/observations:

  • « Ce n’est pas parce que ton assiette est pleine que tu dois t’empêcher de regarder le menu » (ce n’est pas tant la phrase qui me choque mais plus la facilité à laquelle elle sort de leurs bouches)
  • « Ce n’est pas parce que tu as une blonde que tu peux t’empêcher de cruiser »
  • « Après un bout, ma blonde je ne l’entends plus »
  • « À la maison, c’est moi qui mène »
  • Oublie de la date de fête de sa blonde
  • Attends à la dernière minute pour trouver quelque chose pour la St-Valentin (ce n’est à peine pensé, même souvent copié sur ce que son pote fait ou achète)
  • « Ma blonde fait partie de mon quotidien, alors elle ne me stresse même plus » (dit comme si elle était un meuble)
  • « Comme vieux couple, si on fait l’amour une fois par mois, c’est beau »

Alors, ce que j’ai surtout remarqué, c’est l’espèce de désinvolture que l’homme engagé peut avoir avec sa femme/blonde. Quasiment un genre de je-m’en-câlisse.

Si je retourne en arrière, même avec les filles que j’ai « fréquentées », encore moins celle avec qui j’ai vécue 3 ans, je n’ai jamais eu ces attitudes de totale on-s’en-fout-comme-l’an-quarante.

Est-ce qu’ils voulaient juste me prouver que c’est eux qui ont le gros boutte du bâton? Peut-être. Curieux suis-je.

Dans les faits, je n’ai jamais vu un homme qui dit mener, vraiment « mener ». Dès qu’ils le disent, dans mon oreille ça sonne faux.

Est-ce que c’est seulement moi qui est encore moindrement romantique, amoureux et attentif à la fille que je fréquente?

À ce que je me rappelle, je n’ai jamais manqué de fêtes, je n’ai de yeux que pour elle (ok, quand même j’exagère un tantinet sur celle-là), j’ai toujours eu le cadeau approprié, voir même suprenant, je me suis toujours organisé pour que le quotidien de celle avec qui je partage mon temps soit le plus merveilleux pour elle, j’écoute quand elle me parle parce que je suis intéressé, je fais des compromis parce que je le veux, je prends des notes mentales de ce qu’elle me dit, je lui laisse choisir ce qu’elle veut bien manger, ou faire, si elle le veut, j’ouvre les portes, je laisse entrer ou sortir la femme devant moi, etc, etc.

On voit le principe, la femme a les devants, elle est mise en priorité, je passe derrière. C’est elle le spectacle.

Sauf une fois de temps en temps, juste pour lui rappeller que je ne fais pas seulement ses quatres volontés, par obligation, mais que je le fais bien parce qu’elle est importante pour moi.

Le gentlemanisme, ça existe toujours? J’essaie de le faire survivre, c’est mon objectif.

Il est là le paradoxe de l’engagement (selon mes dernières analyses et observations):

  • Le gars engagé se fout de sa blonde
  • Le gars avec la phobie de l’engagement met la femme de l’avant

On a l’image claire dans sa tête? Tsé, le gars qui joue à la balle-molle avec ses chums de gars, mais qu’ensuite il doit rentrer à 9pm parce que sa blonde le veut, lui il passe sa blonde devant parce qu’il n’a pas le choix, puis il va montrer aux autres qu’il se fout d’elle avant de partir, la tête basse. Le genre de Sébastien Langevin dans Horloge Biologique.

L’autre homme, gentleman, passe la femme devant lui parce qu’il le veut, parce qu’il croit qu’elle est le diamant noir. Le genre de James Bond, finalement.

Je caricature, c’est certain. C’est pour montrer l’image.

Je trouve juste ça étrange comme observation.  Me semble que ça devrait être l’inverse, hein?

Quand le gars est en crise d'engagement

Je n’ai vraiment pas bien agit hier. Je le sais. Ça dit tout mon geste, mais ce n’est pas pardonnable.

Parfois, je me sens comme un ignoble. Même si sur le fait ça me parait tellement une bonne idée. Le lendemain j’essaie de réparer.

« May I say I’m sorry for yesterday. It was a lifetime deal tickets are rare and Habs don’t come often. Je comprendrai si c impardonable. Bonne journée »

C’était mes mots dans mon texto de ce matin. Mais mon message lancé de hier est clair j’imagine.

Là, en face de moi, j’ai mon collègue de travail qui ne me comprend pas d’avoir choqué la fille pour une game de hockey. C’est une fille hot, mais je ne suis juste pas « that into her ».

Y’a tu juste moi qui voit que la vie continue? Pis que ce n’est pas une finalité?

Je n’aime pas blesser les gens, mais y’a une limite à se faire des idées sur la vie. Y’a jamais rien dans le béton, tout peut toujours changer.

Ouais, ok, je suis en crise du gars qui ne veut pas s’engager. Ça, je n’ai pas eu le temps de lui en parler. Je n’ai jamais trouvé les mots.

Shit, c’est chiant. Grr.

Même à 15 ans, j’avais cette chanson tellement souvent au bout des lèvres. Encore aujourd’hui, elle me fait vibrer.

Je crois qu’elle convient parfaitement à ce que je ressens en ce moment. Ou ce que j’ai toujours senti.

Creep – Radiohead

[Dinoune]nxpblnsJEWM[/Dinoune]

« …

In a beautiful world
And I wish I was special
Youre so fuckin special

But Im a creep, Im a weirdo.
What the hell am I doing here?
I dont belong here.

I dont care if it hurts
I want to have control

… »

La phobie de l'engagement – Chapitre 1: Le courage de ne plus blâmer l'autre

Je vais finalement le faire ce billet sur le début de ma lecture sur la phobie de l’engagement. J’en suis au troisièmen chapitre de mon livre de Steven Carter, qui se nomme Getting to Commitment, Overcoming The 8 Obstacles to Lasting Connection (and Finding the Courage to Love.

En lisant ce soir CindyLou qui affirmait elle aussi – enfin une fille qui le clame tout haut – avoir une phobie de l’engagement, je me suis dit que ce serait une bonne suite à son texte.

Depuis que je l’ai sorti de mon système, que j’ai peur de m’engager, il ne m’est arrivé que du bon. Imaginez, le gars ne veut pas de blonde, et il le dit tout haut, et en rit à fond. Imaginez comment la pression tombe. C’est comme si j’étais marié, les filles ne me craignent plus. Je suis blindé, je ne veux pas de blonde, je ne cours pas après les filles (parce qu’elles pensent souvent que les gars s’intéressent à elle seulement pour « sortir » avec elle et être leur « chum » – non, y’a des centaines – milliers – de raisons pour être intéressé à une fille, l’objet d’un autre texte) et je ne veux surtout pas entrer en relation « chum-blonde » avec elles.

Juste y penser, ça me stresse. J’ai même rêver il y a quelques nuits qu’une fille, nue devant moi, me disait « Je t’aime », et dans mon rêve, je me suis dit « Non, je veux seulement baiser, pas qu’elle m’aime ». Même dans mon rêve, on imagine que c’est la totale réflexion de mon subconscient.

Ça m’enlève tellement un poids. Je ne vois plus la fille comme un complément à ma vie de célibataire, mais plus comme un ajout sucré, comme une fraise sur le dessus de mon sundae. Et non, ce n’est pas seulement une question d’objet – quoi que moi j’aime l’être – il y a multiples facettes à chaque rencontre et/ou relation.

La phobie de l’engagement – Chapitre 1: Le courage de ne plus blâmer l’autre

Dès que j’ai lu le titre du chapitre, je me suis dit « Hein, je ne fais jamais ça moi. » Oh que je me suis fourré le doigt dans la rétine jusqu’à la jonction du cubitus et de l’humérus. Solide en plus.

Je suis hyper proactif dans ma lecture, je prends des notes, je sous-ligne, je mets même des « Haha » quand je trouve ça drôle, ou des « oups » quand je suis ce qu’il décrit, et ça arrive souvent. Oups.

Blâmer l’autre, ce n’est pas dans le sens de dire que c’est tout le temps la faute de l’autre. Non. Même si j’ai souvent mit la pression sur mes épaules, c’est plus subtil que ça.

C’est en fait choisir les partenaires qui ne conviennent pas tout à fait à ce que l’on voulait vraiment. En fait, le sais-je vraiment? Bonne question.

C’est une recette pour un échec – si on le voit ainsi – de ne pas, en partant, choisir le bon partenaire.

Des points importants du livre:

  • – Le premier challenge sur cette route de l’amour est de prendre conscience de son histoire et de son parcours romantique
  • – « Comment est-ce que je fais ça? »
  • – « C’est quoi mes patterns? »
  • – « Quelles sont mes excuses? »
  • – « Qu’est-ce que je refuse de voir? »
  • – Les conflits d’engagement sont normaux. Même les plus grandes histoires d’amour demande du travail
  • – Ce qui est important n’est pas le conflit, mais comment on le gère
  • – Le conflit qui est souvent caché va être celui qui souffle le plus le spectacle
  • – L’engagement, c’est apeurant
  • – Ne pas s’engager et vivre le célibat à fond, ça fait toujours de belles histoires à raconter
  • – Ces gens en conflit avec l’engagement regardent souvent les amoureux comme s’ils se contentaient de ce qu’ils ont et qu’ils sont satisfaits d’un minimum
  • – Ces gens en conflit avec l’engagement pensent qu’ils recherchent quelque chose de spécial que ces gens en couple n’ont pas trouvé
  • – Le plus rapidement tu affiches ton conflit avec l’engagement sur la table, le plus rapidement tu peux désamorcer la bombe
  • – Le changement est possible
  • – La route de l’amour et de l’engagement commence vraiment quand on arrête de s’enfuir en courant de nos conflits
  • Selon le livre, il y a 3 questions fondamentales à se poser:
  1. Comment est-ce que je ME mets toujours dans cette situation de désapointement?
  2. Comment est-ce que je mets les AUTRES dans cette situation de désapointement?
  3. Qu’est-ce que je peux faire de différent dans le futur?
  • 1. Comment est-ce que je mets toujours dans cette situation de désapointement?
  • Un autre point intéressant est le fait que l’on se ramasse toujours avec le même genre de partenaire – soit par exemple avec un gars qui a la peur de l’engagement ou une fille qui aime trop, mais la question à se poser c’est: « Pourquoi est-ce que j’accepte de me mettre en relation avec cette personne? »
  • « Est-ce que je ne  suis pas assez auto-protecteur? »
  • « Est-ce que je procède super rapidement dans une relation et devient intime super vite? »
  • Selon Steven Carter, nous avons tous le besoin d’être plus protecteur avec soi-même et garder nos limites physiques et émotionnelles pour quand l’on sait vraiment – non pas espérer – que les choses marcheront bien.
  • Il faut connaître l’histoire de notre partenaire avant de lui donner notre coeur. Avec des questions douces.
  • Certains sont tellement romantiques qu’ils tombent en amour avec l’amour.
  • Le changement peut arriver, mais seulement quand il y a évènement majeur dans notre vie qui change notre perspective, ou le changement peut arriver seulement quand nous sommes totalement dédier à le faire.
  • Il faut porter attention aux doubles messages. Une personne avec un conflit va souvent dire oui et non en même temps. (Ça je suis tellement le pro là-dedans.) Et le pire, c’est que ces deux messages sont tous les deux vrais. (Paradoxe, oui.)
  • Les gens avec les phobies de l’engagement ont souvent deux esprits complètement. Un qui veut être dedans, l’autre qui veut s’en sortir aussitôt.
  • Il faut arrêter de se créer un mythe autour de l’amour, et plutôt regarder la réalité en face. Ce n’est pas un conte de fée.
  • Il faut arrêter de tomber dans le panneau des paroles qui ne semblent pas réalistes. (« Il est tombé en amour dès qu’il m’a vue. »)
  • Les gens sont souvent aviser de suivre leur coeur au lieu de suivre leur tête, et selon Steve c’est le pire message sur la planète. Les gens qui disent suivre leurs coeurs suivent plutôt leurs fantasmes et leurs hormones.
  • Certains tendent à donner tout trop vite. Si vous donnez 10 000% avant même de savoir dans quoi vous vous embarquez, il est temps de reculer.
  • 2. Comment est-ce que je mets les autres dans cette situation de désapointement?
  • Ne pas porter assez attention à notre histoire et ce que l’on a besoin.
  • Ne pas écouter nos 1000 petites voix qui nous parlent.
  • Si vous êtes capable de faire sentir plusieurs personnes en même temps comme si elle était la seule et unique, et que vous pensez que cette personne peut s’occuper d’elle-même, il va inévitablement y avoir des explosions. (Gros « oups »)
  • Croire que l’on doit vendre comment nous sommes spécial, et lui lancer ses 3 messages:
  1. Wow, il/elle est tellement spécial/e (« oups »)
  2. Wow, il/elle m’adore tellement, je dois être spécial/e aussi (« oups »)
  3. Wow, ensemble nous allons avoir toute une relation spéciale (« re-oups »)

Et je me suis dit souvent même que c’est à cause de l’autre, qu’elle n’a pas été assez rapide et brillante pour voir la grosse « gamique » que je lui ai montée, même si moi-même j’y croyais à ce moment.

  • Ne pas comprendre que vous envoyer 2 messages distincts
  • « Êtes-vous incroyablement séducteur/trice? Est-ce que vous aimez acheter des cadeaux à des nouvelles conquêtes, ou les amener à des endroits incroyables; vous êtes super passionné, et un amoureux attentif? » (« Oups solide »)
  • -> Ce comportement est séducteur, mais aussi tellement déroutant.
  • Les gens vont écouter les messages qu’ils veulent entendre, et non celui qui est réellement lancé.
  • La relation devient comme une descente de manège, sans vraiment avoir un centre solide.
  • Vous ignorez la réalité et refuser d’admettre que vous actions ont des conséquences.
  • « Si vous voyez quelqu’un quelques fois semaine, depuis plusieurs mois, vous êtes en relation, c’est réel! »
  • « Si vous partagez vos secrets avec une personne sur une base régulière, vous êtes en relation, c’est réel! »
  • Si vous croyez entrer et sortir de la vie d’une personne sans laisser de trace, vous vivez une fantaisie. (« oups »)
  • Dire et faire des choses qui montent et montent les attentes, sans remplir ce qui était promit. (Ça je n’ai jamais fait ça par exemple, c’est ignoble. Mais fermer sa gueule, et ne rien promettre du tout, c’est mieux? Je me demande.)
  • Avoir des limites qui vont et qui viennent selon les circonstances.
  • « Êtes-vous capable d’être passionné, attentif, chaleureux et connecté une minute, l’instant d’après quand vous le voulez, paraître distant, froid et réservé? » (Solide « oups »)
  • 3. Qu’est-ce que je peux faire de différent dans le futur?
  • Devenir conscient et à l’affût de ce que vous avez fait dans le passé, et ne plus refaire les mêmes patterns.
  • Vous devez vraiment le vouloir. Vous devez vraiment changer.
  • Il n’y a plus de temps à perdre. Il ne faut plus attendre que la meilleure relation se propose à la prochaine.
  • Les relations ne sont pas le résultats de magie et de souhaits. Ça prend du temps et de bonnes intentions de chaque partenaire.
  • Il y a toujours une douzaine de problèmes qui se proposent avant de vraiment savoir si les deux personnes sont compatibles ou non pour rester ensemble.
  • Il y a toujours une douzaine de problèmes à passer par-dessus même après que deux personnes ont fait le choix de rester ensemble.
  • Vous commencez à travailler sur vos relations en vous engageant à travailler sur vous-même.

Voilà, le premier chapitre est fait. J’espère que le café était bon, ce n’était pas un texte court. Pas facile non plus à passer au-travers.

Mais sérieux, ça fait énormément du bien. Je le proclame haut et fort.

Je disais à ma meilleure amie aujourd’hui: « … oui, mais pas depuis que je me suis ouvert les yeux et que je sais plus de ce que je veux. Haha. Et que je ne veux pas juste sortir avec une fille pour sortir avec elle et la baiser sans le dire ouvertement. Maintenant, je suis clair avec ce que je veux, et ce que je dis.. je l’affirme que je ne veux pas de blonde, mais que ça ne me dérange pas d’avoir des relations sous plusieurs niveaux.. »

Parce que plus je vieillis, plus je vois qu’il n’y a pas qu’une seule relation pareille, mais bien plusieurs niveaux de relations, et ça se pourrait fort bien aussi que ce soit avec plusieurs personnes différentes.

En tout cas, on s’en reparle hein? Ouais.

La phobie de l'engagement – Prélude

On se souvient que j’ai débuté la lecture du livre de Steven Carter, qui se nomme Getting to Commitment, Overcoming The 8 Obstacles to Lasting Connection (and Finding the Courage to Love) la semaine passée.

J’ai failli me partir un nouveau blogue sur le sujet tellement c’est intéressant. À tous les niveaux, tant par voix que par email, ou sur Facebook, j’ai eu avec des gens des discussions vraiment prenantes.

Je crois que d’en faire une expérience, avec  moi-même comme rat de laboratoire, cobaye as usual, en aidera sûrement plusieurs, et surtout moi.

Ce texte-ci est seulement un prélude à ce chemin sur lequel j’ai décidé de m’aventurer, celui de ne plus avoir peur de laisser entrer quelqu’un dans ma vie.

Dans ce livre de Steven Carter, il y a 8 obstacles différents à passer par-dessus pour se délivrer de cette peur. Dans mes prochains textes, je passerai une étape à la fois. J’en suis maintenant à la première dans ma lecture.

Dans ce texte-ci, je voulais seulement laisser mes premières impressions, les voici:

  • Mise en situation: J’ai fait la rencontre d’une fille extra dernièrement (le début de l’histoire ici), alors ce sera avec elle dont je ferai mes premiers pas de guérison.
  • Déjà en acceptant le fait que j’ai une phobie de l’engagement, on dirait que ça rend le tout plus facile. Mon stress est tombé d’un coup. On dirait que seulement le fait de me dire que je suis ainsi, et que je veux le travailler, me rend beaucoup plus ouvert à prendre quelqu’un dans ma vie.
  • Je n’aurai pas le choix d’en parler de ce que je fais avec cette personne, parce que le livre est sur ma table de chevet. Je veux lui en parler, c’est certain. Au bon moment.
  • Tout de suite, d’emblée, j’ai arrêté le plus possible de penser à l’avance, de me créer un plan dans ma tête, et plutôt de laisser aller les choses, et ne pas essayer de les contrôler. Mon stress est tombé proportionnellement.
  • C’est drôle comment ça éveille les discussions de sortir ce sujet au grand jour et de décider d’en discuter. Ça rend presque même un malaise.
  • Dans le premier chapitre intro du livre, l’auteur parle de lui-même, et que lui aussi fut longtemps un « commitment phobic« .
  • L’auteur explique son pattern. Il se sauvait systématiquement de toutes les filles dans sa vie. Ce que j’ai fait dans les 4 dernières années, sans avertissement souvent. Je me rends compte que j’ai été vraiment épais.
  • Quand il a prit conscience de ce pattern, il en vécu un autre tout de suite après. Il a couru après des filles, pour les avoir dans sa vie, mais après des filles impossibles à avoir, des filles qui elles ont la phobie de l’engagement, ou qui sont indisponibles. (Il y en a plus que l’on pense.)
  • J’ai eu un flash à ce moment, la fille que j’aimerais fréquenter a un boulot qui lui demande des longues absences. Oupsi. Pattern renversé? Seul l’avenir nous le dira.

Je prends vraiment plein de notes dans le livre. Je marque même quand je ris en laissant des « haha » dans la marge. Pour de vrai, ce livre est vraiment hilarant en même temps qu’il fait chier. J’aime ça.

Quelques points importants du chapitre d’intro:

  • – Il n’y a pas de solution facile et rapide.
  • – Il va falloir que je change ma façon d’agir et de penser. Il va falloir que j’agis différemment dans mes relations avec moi-même et les autres. Ça prend du temps et du travail, et ce n’est pas toujours plaisant.
  • – Dans nos relations, nous recréons les mêmes patterns tout le temps. On fait soit les mauvais choix, ou on fout le bordel dans de relations potentiellement bonnes.
  • – Il y a seulement une chose qui différencie ceux qui passent au-travers et ceux que non, le courage.
  • – Un point que j’ai aimé: Quand on parle d’amour et d’engagement, on veut parler vraiment de notre capacité à maîtriser les connexions dans nos vies. (Je croyais être connecté avec les gens, peut-être pas tant que ça finalement.)
  • – Quand nous sommes connectés à quelqu’un, nous sommes présents et disponibles pour elle. (Cette phrase m’a boulversée, j’avais oublié cela complètement. J’ai été vraiment égoïste.)
  • – La profondeur, la complexité et la valeur de la connexion feront en sorte que la relation échoue ou survie.
  • – Un autre point que j’ai aimé: Qu’est-ce que les deux partenaires vont penser quand ils seront séparés dans leurs vies indépendantes? Quand nous sommes ensembles, tout est beau et joli, mais quand nous sommes séparés, que ce passe-t-il? Est-ce que la connexion va se tenir solide dans leur vie de tous les jours, ou est-ce les nouvelles expériences vécues séparemment vont affaiblir le lien? Est-ce que la période sans l’autre va être sans évènement émotionnel ou est-ce que ça va être rempli d’anxiété, de jalousie ou d’obsession? (Vraiment intéressantes ces questions.)
  • – L’amour est un processus, pas une solution. L’amour est quelque chose qui évolue par étape, qui change en grandissant.
  • – Quand la relation évolue, toutes ces connexions arrivent en même temps, une par-dessus l’autre, et plusieurs liens sont tissés. Ce sont ces liens qui pourront contrer toutes sortes de tempêtes.
  • – Ces connections sont commes de petits noeuds créés. Parfois ils se brisent, mais d’autres sont recousus nouveaux et plus forts. C’est pour cela que la fabrication d’une relation est si unique et inhabituelle.

Bon, ça donne assez de jus pour le weekend tout cela. J’en suis là. Et c’est juste totalement intéressant. Personne n’a dit que c’était facile. Personne ne le fera non plus à ma place.

Dans le processus, bien sûr à tous, faites-moi part de vos expériences aussi.

Sur un autre sujet, j’ai débuté Aliss de Patrick Sénécal hier soir. J’ai lu pendant 5 heures la moitié du livre. Je le termine ce weekend, c’est certain.

Et pour mon histoire avec cette demoiselle, je l’ai vue ce mercredi, elle est absente pendant le weekend. Je ne sais pas quand je vais la revoir. Et j’aime bien cette incertitude.

J'ai une phobie de l'engagement

Je l’avoue, je sors du placard.

J’ai une phobie de l’engagement.

Il fallait que je me l’avoue un jour.

J’aime les filles. J’aime beaucoup les filles. Mais de loin.

Elles me stressent sinon.

Pas celles qui ne sont pas en relation avec moi. Non, elles, je les aime autour de moi. Plein.

Parce que je ne suis pas engagé.

Non, celles que j’ai fréquentées m’ont stressées. Et celle dont j’ai aimée.

Quand elles parlent tout le temps, elles me stressent. Quand elles veulent tout le temps être avec moi, elles me stressent. Quand elles me textent aux heures. Quand elles m’emailent trop. Quand elles veulent tout le temps me voir. Quand elles veulent que je règle leurs problèmes. Quand elles me montent sur un pied d’estale. Quand elles pensent trop à moi.

Bref, quand elles veulent être avec moi.

Et surtout, quand elles commencent à voir à long terme.

Non. C’est  moi qui me stressent. Ce n’est pas de leur faute.

Ça fait 4 ans que je n’ai pas aimé. 4 ans où j’ai dit « je t’aime » deux fois, à deux filles différentes, parce que j’y croyais, mais ça s’est envolé en fumée aussitôt.

Avant ce 4 ans, j’étais par-contre dans une autre vie. Une autre vie tracée, en appart avec elle, la dernière que j’ai aimée. 3 ans. C’était bien. Mais plus à la fin. Une vraie relation. Ce n’est pas comme si je ne l’ai jamais vécue. J’ai vécu.

4 ans que je n’ai pas considéré de filles pour une relation à long terme. 4 ans sans dire que cette fille est « ma blonde ».

Même ma mère a eu mal pour elles.

4 ans que j’arrêtent toutes mes relations avant que ça n’aille plus loin. Et des brisûres pas très propres. Je préfèrais qu’elles m’haïssent. Je voulais que la pilule alors passe mieux.

Et des arrêts plus rockambolesques les uns que les autres (ne les cherchez pas sur ce blogue, j’ai gardé cela pour moi, et pour le respect des demoiselles).

J’ai déjà considéré rentrer dans un viaduc un jour (j’exagère quand même), en voiture, pour en faire taire une. Mais elle, s’était une vraie pie. Une folle comme on dit. Mais ça met de l’ambiance les folles.

Maintenant, je ne veux plus ça. J’ai appris. Et j’ai donné.

Il y a par-contre une courbe inverse dans mon apprentissages sur les relations avec les autres filles que j’ai fréquentées.

La première, 8 mois. La suivante, 4 mois. Et ainsi de suite. L’avant-dernière fille, j’ai pris 4 jours pour stopper le train. La dernière, avant même que la cloche sonne.

Aujourd’hui, j’imagine que je veux autre chose. Ou je me le fais croire. Je ne sais pas. J’imagine que ça prend du temps changer un cycle.

Ou je peux me faire frapper par la foudre. Ça marcherait ça.

Suis-je un cas désespéré? Je me le demande. Je n’étais pas comme ça avant. Avant ce 4 ans. Quelque chose a tourné. Quelque chose dont je n’ai jamais vu venir.

Toute cette longue intro pour annoncer que je commence ce soir ma cure intense.

Un nouveau livre de chevet, qui m’a été conseillé par ma nouvelle mentor TopFitGen, et son exemple de couple amoureux et vivant avec PL. Ils vont probablement me charger très cher pour leurs conseils.

C’est un livre de Steven Carter, qui se nomme Getting to Commitment, Overcoming The 8 Obstacles to Lasting Connection (and Finding the Courage to Love). 5 points à ceux qui nomment le titre sans respirer.

J’espère que je n’aurai pas comme exercice de rappeller ces dernières dames pour me faire pardonner. Ça va être difficile.

C’est déjà difficile d’écrire ce texte.

Je plonge.

Peut-être avec les genoux un peu fléchis, tremblants, comme un jeune de 8 ans sur le bord de son tremplin.