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Le paradoxe de l'engagement

Je me suis vraiment ouvert avec ma phobie de l’engagement. C’est certain que partout où je passe, un vent va passer et les oreilles des gens autour vont siffler. C’est de même.

Je le fais même juste par expérience, juste pour voir ce que les gens pensent et diront – les ceux qui prennent la vie au sérieux, tsé parce que ce l’ai non? – sarcasme. J’ai cette aisance à me mettre complètement nu, et ça me fascine après de voir ce que les gens peuvent sortir comme commentaires quand je suis tout ouïe et qu’ils sentent qu’ils peuvent se confier.

Ça m’a complètement choqué l’observation et les analyses que j’ai faites les derniers jours autour d’hommes « engagés ».

J’ai trouvé un paradoxe solide.

Les filles, n’allez pas le dire à personne que vous avez lu ça ici et que vous êtes entrées dans la tête des gars de même, ok?

Voici les différents témoignages/observations:

  • « Ce n’est pas parce que ton assiette est pleine que tu dois t’empêcher de regarder le menu » (ce n’est pas tant la phrase qui me choque mais plus la facilité à laquelle elle sort de leurs bouches)
  • « Ce n’est pas parce que tu as une blonde que tu peux t’empêcher de cruiser »
  • « Après un bout, ma blonde je ne l’entends plus »
  • « À la maison, c’est moi qui mène »
  • Oublie de la date de fête de sa blonde
  • Attends à la dernière minute pour trouver quelque chose pour la St-Valentin (ce n’est à peine pensé, même souvent copié sur ce que son pote fait ou achète)
  • « Ma blonde fait partie de mon quotidien, alors elle ne me stresse même plus » (dit comme si elle était un meuble)
  • « Comme vieux couple, si on fait l’amour une fois par mois, c’est beau »

Alors, ce que j’ai surtout remarqué, c’est l’espèce de désinvolture que l’homme engagé peut avoir avec sa femme/blonde. Quasiment un genre de je-m’en-câlisse.

Si je retourne en arrière, même avec les filles que j’ai « fréquentées », encore moins celle avec qui j’ai vécue 3 ans, je n’ai jamais eu ces attitudes de totale on-s’en-fout-comme-l’an-quarante.

Est-ce qu’ils voulaient juste me prouver que c’est eux qui ont le gros boutte du bâton? Peut-être. Curieux suis-je.

Dans les faits, je n’ai jamais vu un homme qui dit mener, vraiment « mener ». Dès qu’ils le disent, dans mon oreille ça sonne faux.

Est-ce que c’est seulement moi qui est encore moindrement romantique, amoureux et attentif à la fille que je fréquente?

À ce que je me rappelle, je n’ai jamais manqué de fêtes, je n’ai de yeux que pour elle (ok, quand même j’exagère un tantinet sur celle-là), j’ai toujours eu le cadeau approprié, voir même suprenant, je me suis toujours organisé pour que le quotidien de celle avec qui je partage mon temps soit le plus merveilleux pour elle, j’écoute quand elle me parle parce que je suis intéressé, je fais des compromis parce que je le veux, je prends des notes mentales de ce qu’elle me dit, je lui laisse choisir ce qu’elle veut bien manger, ou faire, si elle le veut, j’ouvre les portes, je laisse entrer ou sortir la femme devant moi, etc, etc.

On voit le principe, la femme a les devants, elle est mise en priorité, je passe derrière. C’est elle le spectacle.

Sauf une fois de temps en temps, juste pour lui rappeller que je ne fais pas seulement ses quatres volontés, par obligation, mais que je le fais bien parce qu’elle est importante pour moi.

Le gentlemanisme, ça existe toujours? J’essaie de le faire survivre, c’est mon objectif.

Il est là le paradoxe de l’engagement (selon mes dernières analyses et observations):

  • Le gars engagé se fout de sa blonde
  • Le gars avec la phobie de l’engagement met la femme de l’avant

On a l’image claire dans sa tête? Tsé, le gars qui joue à la balle-molle avec ses chums de gars, mais qu’ensuite il doit rentrer à 9pm parce que sa blonde le veut, lui il passe sa blonde devant parce qu’il n’a pas le choix, puis il va montrer aux autres qu’il se fout d’elle avant de partir, la tête basse. Le genre de Sébastien Langevin dans Horloge Biologique.

L’autre homme, gentleman, passe la femme devant lui parce qu’il le veut, parce qu’il croit qu’elle est le diamant noir. Le genre de James Bond, finalement.

Je caricature, c’est certain. C’est pour montrer l’image.

Je trouve juste ça étrange comme observation.  Me semble que ça devrait être l’inverse, hein?