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Ces mots qui libèrent

J’aurais pu écrire aussi le titre « Libérés par les mots ». Je n’arrivais pas à choisir.

Je n’ai jamais rencontré de psychologue, et je me dis que j’aimerais bien un jour. Juste pour le plaisir. Le plaisir de discuter avec un/e inconnu/e de ma vie qui me donnerait une vision extérieure à ce que je vis.

J’ai par-contre lu des tonnes de livres de psycho-pop. Ça m’a toujours amusé. Ou écouter des émissions de développements personnels en masse aussi.

Pis dans tous ces trucs, ils disent de parler. De communiquer. De dire ce que l’on ressent.

Parce qu’apparemment que les mots libèrent. Je me demande bien comment, mais c’est vrai.

Mais ce n’est pas les mots qui libèrent, mais les mots « choisis » qui libèrent.

Dieu m’a donné une intelligence, mais je crois parfois que c’est plus un sort du diable des fois.

Y’a des gens qui ne savent même pas s’exprimer. Qui ne trouvent même pas les mots. Jamais.

C’est tout le contraire chez moi. C’est cruel même parfois savoir utiliser les mots. Je peux en dire des milliers sans jamais avoir de sens.

Parce que j’ai beau vouloir dire ce que je veux dire, eh bien je peux tourner autour d’un pot pendant 20 minutes, sans jamais dire ce que je veux vraiment dire.

Des fois, je le sais ce que je veux dire. D’autres je n’en ai aucune espèce d’idée.

Dans les deux cas, ça fait pareil. Je radote. Et je peux radoter longtemps.

Par des exemples, des réthoriques, des analogies, et tous les frères et soeurs de ces trois mots-là.

Ça fait que je ne dis absolument rien finalement. Je ne suis pas plus avancé.

C’est la même chose pour ce texte. C’est une situation précise qui m’inspire ce texte. Ça pourrait s’expliquer en 4 lignes. Non. Je ne le fait pas. Je la garde pour moi. Je n’écris jamais rien qui ne me touche pas directement, c’est la loi. Ça m’est impossible d’écrire sur ce que je ne connais pas. Impossible.

Tout cela pour dire que ces mots qui libèrent, ce sont les mots que l’on aura judicieusement choisis pour dire vraiment ce que l’on a dire.

Quelque chose en moi me dit qu’ils sont, ou seront réservés pour ces gens proches, voir même très proches, ou que l’on veut plus proches, ou contraire que l’on veut moins proches.

Des mots souvent simples comme:

  • Je t’aime
  • Je pense à toi
  • Tu me fais quelque chose/de l’effet
  • Tu es important/e pour moi
  • Je te veux proche de moi
  • Je suis bien avec toi
  • Tu es mon ami/e
  • Tu comptes pour moi

Ou le contraire:

  • Je ne t’aime pas
  • Je ne suis pas intéressé/e par toi
  • Tu ne me fais pas d’effet
  • Tu n’es pas assez important pour moi
  • Je ne te veux pas proche de moi
  • Je ne suis pas bien avec toi
  • Tu n’es pas mon ami/e
  • Tu ne comptes pas pour moi

La deuxième liste, j’imagine que ça doit déchirer un coeur sur le moment. Mais est-ce mieux de tourner autour du pot pendant des semaines, à se revirer ces mots de gauche à droite dans notre tête? Parce qu’au fond, ce sont ceux-là les plus importants.

Y’a jamais de bonnes raisons. Y’a que du ressenti.

À l’inverse, la première liste, n’est-ce pas elle qui est la plus risquée? Au début, on pourrait dire. Après 15 ans d’amitié, je sors ces mots beaucoup plus facilement. Plus risquée parce qu’elle demande de s’ouvrir, pis de se montrer et de le dire au vrai jour ce que l’on sent.

Le risque est là de ne pas recevoir en retour la réponse espérée. Ça fait d’autant plus mal.

Par-contre, quelque chose en moi me dit que plus on risque gros, plus on gagne gros.

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La satanée routine

Il est là le problème. La routine.

La foutue routine. La satanée routine.

Il est là mon stress.

Y’a rien d’autre.

Je pourrais blâmer les filles dans ma vie. Mais non. Elles ne me stressent plus. Parce que j’ai décidé ça.

C’est peut-être le truc, décider de ne plus se stresser.

Je ne vois qu’une option sinon.

Me lancer dans le sexe, la drogue, et la boisson.

Ben oui. Hein. Ça pourrait ben.

J’ai fumé un Prime Time à la vanille samedi dernier. Je suis presque rendu là. Bad boy, ouf ça fait peur.

Ah, j’ai même une preuve. Tiens, je peux maintenant montrer ça, mes enfants vont être fier de papa c’est certain.

cig

(Ma mère n’aime pas ma coupe de cheveux. Moi, je sais que je suis à la mode, parce que dans Gossip Girl (putain d’émission pour rendre les gens névrosés), tous les gars ont cette coupe-là. Tiens. Hein, dans les dents.)

C’est ça le problème avec la cigarette chez les jeunes, ça donne une attitude. Une fausse attitude de quelqu’un qui est en contrôle pis qui est solide.

J’ai presque vomi après ça. Bravo pour le gars solide.

Bon, revenons avec cette routine de marde.

Je me demande comment mon père fait. Ça fait 30 ans qu’il a le même job. Et il est heureux en plus. C’est parfait pour moi de le voir ainsi.

Mais pour moi. Non.

Savoir ce que j’ai demain matin, pis après-demain, pis après-après-demain me bouleverse au plus haut point. J’en ai mal au coeur.

Je croyais réellement que c’était à cause de mes histoires de filles. Bah, ok peut-être. Mais la routine me rentre dedans pour beaucoup.

Pas que je suis pas bien ici à Vancouver, dans mon projet et tout, mais disons que c’est plus le long terme qui m’excite. Parce qu’au jour le jour, c’est moins facile que je pensais. J’ai pris le temps pour la première fois de prendre du recul.

Sur bien des choses en fait. Merci à ceux avec qui j’ai discuté pendant mon séjour.

Je crois que c’est ça aussi vieillir, et savoir ce que l’on veut à long terme.

Les gratifications immédiates prennent le bord un moment. Les petits plaisirs, on les oublie un peu.

Comme toujours, j’aime faire les trucs par cycle.

Le cycle du plaisir reviendra tôt au tard. Maintenant, let’s get to business.

J’ai quand même deux options devant moi.

La première: « Not Giving a Fuck » pour reprendre l’expression anglaise, bien illustrée par Jon Lajoie ici:

[Dinoune]6wS5xOZ7Rq8[/Dinoune]

Parce que c’est vrai, j’ai très tendance à m’occuper et penser à tout.

Deuxième option, rendre ma vie plus joyeuse consciemment.

Du genre, écouter du Jason Mraz (encore mieux quand c’est chanté par une petite mignonne, j’adore les bons covers sur youtube, ça rend la toune plus vraie):

[Dinoune]dQz0U6LV-ME[/Dinoune]

(Merci à Isa Chrun qui pense me péter la gueule au tennis pour la magnifique découverte.)

Alors, ça prend de l’excitant, du piquant, de l’arrache coeur, du nouveau, pis je vais tout faire pour l’avoir.

Même s’il faut que je cours nu en plein centre-ville un dimanche après-midi.

Je ne me laisserai pas avoir par cette satanée routine.

La cigarette c'est f**cking dégueulasse

À chaque fois que je débarque à Montréal, c’est la même histoire.

Quand je vivais avec mon frère en 2006-07, c’était aussi la même chose.

Ça prend toujours un temps pour s’en rendre compte.

Je suis maintenant fumeur, mais sans le vouloir.

Et c’est juste f**king dégueulasse. (Désolé pour le mot « f », je ne trouve rien d’autre en français.)

C’est ce matin que je n’étais plus capable. Je me suis réveillé dans les 7am, sans ressource.

Je vis avec mon frère et sa blonde. Ils sont deux fumeurs.

Même chose du côté de mon père vendredi soir passé. Nous étions 9, et seulement 2 ne fumaient pas.

À chaque fois, c’est la même histoire. Dès que je sors de la maison, j’ai l’impression de respirer de nouveau.

Ce matin, la seule solution que je voyais c’était d’aller me mettre à quatre pattes dans le banc de neige qui fond et de le renifler.

J’ai mal à la gorde depuis 5 jours.

Je crache même du mucus.

Avant hier, j’ai mouché du noir dans mon papier mouchoir.

Ce matin, j’avais l’impression de respirer la fumée par mes narines, que quelques choses de sableux me passaient au-travers les cavités nasales à chaque respiration. Et je suis dans ma chambre. Personne ne fume dans ma chambre.

J’ai toussé toute la journée aussi. Je le sens dans ma gorge.

Et ce n’est pas un rhume.

Peut-être l’air sec. Oh oui, sûrement, il pleut dehors.

Peut-être que c’est juste un hasard que j’ai ces symptômes.

Ou peut-être suis-je aussi vraiment princesse.

Ça me surprendrait.

L’odeur.

Dès que je me présente chez mon amie, elle l’a senti. Je ne fume pas, alors ça se remarque.

Quand je vais au gym, après la séance, je reprends mon linge dans mon sac dans la case, et la bouffée d’odeur de cigarette qui rentre dans le nez.

Je l’ai toujours dans le nez depuis mon arrivée à Montréal.

J’ai acheté un super appareil Glade sent-bon à hélice pour le condo. C’est mieux pour l’odeur. Mais quand même.

Je le sens là, dans le fond de ma gorge. Tout le temps. C’est gossant.

Je me sens comme si j’avais mangé un cendrier rempli. Dégueulasse.

La cigarette, c’est la mort à petit feu.

C’est un suicide à long terme.

Ajoute à ça l’inactivité physique, la malbouffe (ou le trop de bouffe), et c’est le meilleur cocktail pour mourir rapidemement ça.

Dans ma vie de tous les jours, je ne suis pas exposé à la cigarette.

Zéro.

Zéro.

À part une personne de temps  à autre qui marche devant moi dans la rue. Mais encore là, je penche la tête d’un côté pour l’éviter.

Aujourd’hui, je vis dedans la fumée.

L’autre problème que je n’aime pas de la cigarette, c’est l’aspect dépendance.

DÉPENDANCE.

La dépendance, ça veut dire que ton corps à un certain moment dans la journée ne pourra pas survivre si la drogue n’est pas administrée.

Ne pas survivre.

Ça veut dire ça que le fumeur a un boulet à la cheville. Ça veut dire attaché, cloîtré, esclave, prisonnié, aliéné, dominé ou emprisonné de sa propre routine séquestrante.

Ça veut dire qu’à un certain moment dans la journée, il va falloir faire CE geste. (Ok, manger et aller au toilette ne compte pas, sinon la survie est mise en danger.)

Et le pire, c’est accepté (et dieu merci de moins en moins) dans la société.

Changeons alors la dépendance.

Imaginons que je suis dépendant à la fellation. Un geste semblable à la cigarette (ok, pour ce que je reçois disons, pas que je donne, non merci).

Imaginons maintenant des centaines de milliers de personnes dépendantes à la fellation.

À une certaine heure du jour, il la faut cette fellation. Soit la recevoir, soit la donner.

Hop, repos de 15 minutes du boulot, et hop il faut prendre une pause fellation.

Au centre d’achats (si c’était encore permis à l’intérieur, comme dans le temps), ça serait beau de voir tout ce monde se donner à queue joie.

Entre deux services de restaurant. Quel beau tableau.

Dans les bars. (Bon, ça, ça se fait déjà, mais disons si c’était « mainstream ».)

En fait, je crois que voterais plus sur la dépendance à la fellation que la dépendance à la cigarette.

La personne qui la reçoit est vraiment détendue après.

Et celle qui la donne en plus fait tout un exercice.

C’est gagnant-gagnant.

Ce timing, toujours ce foutu timing

Je crois que c’est le truc qui m’enrage le plus dans tout.

Le timing.

Est-ce que ça existe vraiment le « timing »?

Carl Jung nous parlait de synchronicité. Ou les évènements synchronistiques.

« La synchronicité est l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de rapport de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. … Nous nous trouvons face à un « hasard » signifiant et créateur. … Dans la théorie jungienne, l’apparition de synchronicités peut être favorisée par l’intuition et par les rêves. »

Est-ce que c’est tout juste une invention de notre conscient pour mieux comprendre notre inconscient? Question pour seulement se remettre dans un confort connu?

Est-ce qu’il y aurait vraiment une force qui nous mettrait devant nous des évènements qu’ils faudraient absolument vivre pour « passer à une autre étape »?

Se laisser choir aux évènements synchronistiques, ou laisser place au timing alors signifie laisser le reste faire les choses à notre place. Ne pas avoir le contrôle.

Ou perdre le contrôle.

Mais n’est-ce pas cela qui devient intéressant, quand l’on perd ce contrôle?

Mais alors là putain que c’est chiant.

Je ne suis pas en contrôle. Je suis à la merci. Devrais-je être alors plus proactif? Proactif dans mon laisser-aller.

Par exemple, ce soir, je ressens le goût de sortir. Mais est-ce vraiment ce que je devrais faire? Ou simplement me laisser aller au gré de ce que la soirée m’amène? Finalement, elle m’amène rien.

Rien en apparance. Parce qu’en fait, elle se peut qu’elle soit riche en autre chose. Comme en réflexion ici. Un travail sur moi-même. Un moment que je prends pour moi, au lieu d’aller me bourrer des liqueurs du diable dans un bar parce que je sens que je n’en ai pas assez fait de ma journée.

Ou peut-être ce fait-ci m’empêche alors de ne pas m’enfirouapper dans un tourbillon de trucs pas bons pour moi?

Tout cela parce que l’univers, lui, le sait qu’est-ce qu’il est bon pour moi.

« L’intuition nous permettrait de nous diriger vers des évènements chargés de sens. »

« A partir d’une question : il faut alors poser une question, lâcher prise et écouter son intuition. On peut utiliser le principe de synchronicité également pour obtenir un conseil ou une aide éclairante en posant la question claire et honnête avec l’intention de connaître la réponse, en lâchant prise et en s’ouvrant à son environnement : en écoutant son intuition »

Ce cher intuition. Je le teste, je l’amène à ses limites, le plus possible. Je le brasse. Parfois, je le suis, d’autres fois non, seulement pour voir. Juste pour voir.

Mais comment entendre ce cher intuition s’il y a trop de bruit alentour? Ou trop de mouvement au départ? Parce que cet intuition ne parle pas fort. Il n’a pas besoin de le faire. Parce qu’il sait. Et quand tu sais, tu fermes ta gueule.

Et ce timing, c’est dans tout. Tout.

Surtout dans la recherche de l’autre.

« La bonne », tu vas le savoir quand ça va être la bonne. The One. Ok, oui, he-hen. Peut-être.

Mais si y’a trop de bruit alentour, est-ce que je vais le savoir pareil? Est-ce que je vais m’en rendre compte?

Et si même si toutes ces questions en fait ne faisaient pas de sens? Pourquoi alors. Pourquoi alors vouloir comprendre.

C’est la vie qui m’est fait ainsi. Mon « destin ». Le « plus fort que moi » qui me guide.

Je ne pose pas des questions. Je suis les questions.

Parce que sinon, y’a rien d’autres. Sinon, ben c’est juste plate.

Alors, ce timing, est-il là pour de vrai? Ou c’est juste une invention pour se montrer plus petit que ce que l’on est?

Le maître de sa propre destinée. Parce que ça met trop de pression de se croire maître de sa vie.

Peut-être pas maître de tout ce que l’on vit. Mais au moins de ses actions.

Le reste, on a pas le contrôle. On est à la merci.

Par bleu, encore ce timing qui revient.

La gratitude ou ne jamais assez dire "merci"

Je crois que l’on ne dit jamais assez merci.

Même si l’on n’en veut pas, ça fait plaisir quand même.

On peut dire merci aux autres, mais on peut dire merci à la vie aussi.

On prend trop souvent tout pour acquis. Il faut se souvenir que tout peut se terminer d’un coup. Voulu ou non.

J’ai deux yeux qui voient. Merci.

J’ai deux oreilles qui entendent. Merci.

J’ai un nez qui sent. Merci.

J’ai une bouche et je parle. Merci.

J’ai deux bras qui embrassent. Merci.

J’ai deux jambes pour marcher. Merci. (Et je peux même courrir avec si je veux. Merci.)

J’ai deux mains pour toucher. Merci.

J’ai des doigts pour toutes ces petites actions fines. Merci.

Je peux me reproduire. Merci.

J’ai deux pieds qui m’amènent où je veux. Merci.

Je peux penser. Merci.

Je peux ressentir des émotions. Merci.

J’ai une famille que j’aime. Merci.

J’ai des amis que j’aime. Merci.

Je suis là pour les gens. Merci.

Les gens sont là pour moi. Merci.

J’ai un toit. Merci.

Je mange et je m’abreuve à tous les jours. Merci.

Je peux voyager. Merci.

J’ai un coeur et des poumons en parfaite santé. Merci.

Je suis capable de rêver. Merci.

J’aime ma vie. Merci.

*Libre à vous d’ajouter votre suite et de partager ce texte, de le recopier d’une quelconque façon. C’est bien de se rappeler ces trucs de temps à autre.

Keep your eyes on the prize

C’est une expression en anglais que j’aime beaucoup.

Toujours garder les yeux sur le prix à gagner.

Ça veut seulement dire maintenir le cap, la direction, garder le focus, et toujours avoir en tête son but principal.

Peu importe les intempéries, les obstacles, ou les embûches, une chose ne change pas, le prix à gagner que l’on s’est fixé.

Tout tourne autour. La mer on ne la contrôle pas, les autres gens non plus.

Je dit souvent que l’on peut contrôler que soi-même, mais parfois même là on peut se surprendre soi-même, et ne plus vraiment être trop sûr de ce que l’on l’on fait et de comment on le fait.

Qu’on le fasse parce que l’on y a pensé, ou parce que ça vient d’un endroit plus profond, on le fait pareil. On finit toujours par pousser dans la direction voulue.

Quoi qu’il arrive, il faut toujours garder ses yeux sur le prix.

On saurait bien surpris que l’on peut y arriver.

À savoir comment, parfois ça peut rester un mystère longtemps.

Être soi-même ça vaut pas une cenne

Ça fait un plus d’un mois que je teste quelque chose. Être plus moi-même. Juste relax.

Et ça ne m’a rien amené de bon jusqu’à maintenant.

Et même en voulant faire ça, ça m’a amené plus de stress qu’autre chose.

En fait, il faut se demander premièrement ça veut dire quoi être « soi-même ».

J’ai trouvé une jolie définition ici:

  • « Nous sommes chacun la résultante et l’interaction de ces vécus déterminants. Mais il ne tient qu’à nous de transformer ces interactions arbitraires, quoiqu’uniques, en tendances fondamentales, de les appuyer et de les développer. Etre soi-même, c’est développer ce que l’on est. Ce pourquoi notre être il nous faut le devenir. »

En voici une autre intéressante, trouvée ici:

  • Fondamentalement le soi est la présence à soi, ce qui s’apparaît à soi-même, l’épreuve de soi,  ce qui ne peut échapper à soi. Alors il serait impossible de ne pas être soi-même, le moi serait cloué à lui-même (Kierkegaard).

D’un point de vue pratique (je crois que rien n’est bon s’il n’est pas testé, et vécu), dans ma vie de tous les jours, dans le dernier mois, j’ai vécu mon « moi-même » en laissant aller.

Mais la ligne est mince entre laisser-aller, et SE laisser-aller. Je crois que j’ai fait plus la 2ième.

Et c’est là que ça ne vaut pas une cenne.

En voulant « être moi-même », j’ai laissé aller derrière moi mes buts et mes rêves, et les objectifs que je me suis donnés. Tant au niveau personnel, sentimental que professionnel.

En gros, je me suis perdu de vue à vouloir trop être moi-même.

Le moi-même qui se laisse aller est lâche, sans vigueur, relax et n’a pas de buts précis en tête.

Alors, je me suis planté solide dans le dernier mois en testant ceci.

En étant ainsi « moi-même », j’ai été réactif au lieu d’être proactif.

J’ai vécu « au jour le jour ». Mais le « au jour le jour », ça peut facilement tomber dans la procrastination, et la peur d’agir, alors donc parce que nous sommes en réaction, et que les évènements nous « arrivent » au lieu que  nous soyons en création, les stress s’accumulent, et il est facile donc de perdre le contrôle de sa propre direction.

Sans m’en rendre compte, c’est ce qui m’est arrivé. J’ai perdu le contrôle. À chaque jour j’ai vécu dans une peur d’un avenir moins florissant. C’est chiant. Royalement. Ce n’est pas « moi ».

Si on regarde autour de soi, et si y’a tant de gens qui se disent être « eux-mêmes », pis qu’ils vivent au jour le jour, sans penser en avance, à demain (un vrai demain, pas un demain rempli de peur, mais un rempli de rêves), et bien ces gens sont malheureusement obèses, diabétiques, cancéreux, endettés, malheureux, dépressifs, sans entrain, et négatif. S’ils disent le contraire, ils s’inventent une réalité.

Tant mieux s’ils sont heureux, mais le sont-ils vraiment? Je n’ai plus ma source, mais quelques secondes avant de mourir, 97% de ces gens confirment qu’ils ont vécu sans être vraiment heureux.

Alors, si on reprend la note plus haut, « Etre soi-même, c’est développer ce que l’on est. »

J’ajouterais alors, développer ce que l’on est, c’est penser à ce que l’on veut pour demain. Vraiment.

Je veux quoi? Qu’est-ce que j’aime? Qu’est-ce qui me fait tripper?

Ce travail me fait tripper? Go. Cette fille me fait tripper? Go.

Et ensuite, de se faire un plan précis.

Rien n’arrive jamais comme prévu. Mais au moins la direction est là. Le guide est là.

Un plant de tomate a son guide (drôle d’exemple de se comparer à une tomate, mais bon), mais le plan poussera comme il l’entend, comme il le veut, mais il poussera dans la bonne direction. Il ne longera pas le sol parce qu’il n’a pas de guide.

Sur les pente enneigées, en planche à neige, en ski, sans savoir quelle direction l’on prend, il est facile de se faire avoir par la bosse que l’on n’a pas vue. Il faut, avant de s’élancer, regarder en bas, se faire une idée du parcours, des virages que l’on prendra, de la bosse que l’on voudra amortir, et même y ajouter notre propre fantaisie si le goût nous prend.

Si un imprévu se présente, si une surface de glace apparaît sous nous, ou un autre planchiste tombe sous nos yeux sans avertir, nous seront préparés et prêts à agir, parce que l’on aura vu à l’avance les différentes options et sorties possibles.

C’est ça, être proactif.

Et ce, ça vaut dans les relations, au travail, avec les amis, ou seulement sur la plage à jouer au volleyball.

C’est se connaître soi-même aussi, en le faisant, en se testant, c’est connaître ses forces et ses faiblesses, et savoir alors comment jouer ses cartes.

Et c’est donc là, je crois, que l’on peut vivre alors l’expérience d’être soi-même.

Être anonyme, c'est être plus soi-même?

Un flash ce matin, et je l’avait écrit sur Twitter.

Le  voici:

Je ne veux parler de la deuxième, mais je vais le faire pareil. Ceux (les mecs) qui ne connaissent pas Keeley Hazell doivent absolument faire une recherche sur elle. Cette fille a le pouvoir d’amener la paix sur la terre. Et cela, juste avec ses seins.

Ne cliquez pas sur l’image, ça peut causer un anévrisme au cerveau. Ou tout autre engorgement de sang ailleurs dans le corps. Elle fait du 32E naturel, et c’est vraiment une beauté en plus.

Bon, une pensée profonde en amène une autre:

Pourquoi est-ce qu’être anonyme, que ce soit derrière un courriel, téléphone, ou son blogue, c’est révéler une partie de soi-même plus vraie que lorsque l’on agit sous son vrai nom?

On me suit?

Tous ces blogueurs qui préfèrent rester anonymes sur leur blogue, pour en fait être plus vrais avec ce qu’ils ont à dire, je trouve que ça fait du non sens.

Être anonyme pour être plus vrai, pour vraiment dire ce que l’on veut dire, est-ce que dans le fond c’est mentir aux autres et à soi-même?

Alors quand on agit, ou que l’on écrit ou que l’on parle en notre nom, alors nous jouons un rôle? C’est une apparence?

Si anonymement, nous sommes vrais, alors logiquement, si nous agissons en notre nom nous sommes faux?

J’essaie de comprendre. Je suis de plus en plus ouvert dans tout ce que je montre aux autres. Tout. Une ouverture et une transparance totale, ou le plus possible. Plus de cache-cache.

Dans le fond donner son opinion, ou faire valoir ses idées, de façons anonymes, quel pouvoir et quel impact ça peut avoir alors? C’est anonyme.

Je comprends que la protection de chacun des individus peut être importante dans plusieurs cas, surtout quand c’est relié au boulot. Il ne faut surtout pas se montrer sur un mauvais jour (sarcasme), de peur de perdre ce que l’on a si bien gagné.

C’est la même histoire sur Facebook par exemple, et les histoires des gens qui ont perdu leurs boulots à cause d’une photo inapropriées d’eux dans une fête ou quelque chose d’autre.

Un auteur anonyme a dit: « L’anonymat stoppe beaucoup plus de balles qu’une armure peut le faire. » Je comprends, pas moyen de tirer sur la personne alors. C’est facile dans ce temps-là.

Mais est-ce vraiment humain que de nous montrer alors parfaitement sous notre vrai jour? Non. Nous sommes humains.

Un blogue parfait, une page Facebook parfaite, la personne toute droite, jamais un mot déplacé, ou bien cravatée, c’est faux. Bon. Un blogue avec un visage, c’est lors vraiment plus amusant.

C’est là que Facebook a changé l’univers virtuel à grande échelle. En supprimant, ou presque, l’anonymat.

J’aime voir le visage des gens qui écrivent. Je ne dis pas nécessairement le nom, parce qu’un avatar (le nom que vous donnez à votre identité virtuelle) a son poids aussi. L’avatar existe, et est bien présent, un peu comme le nom de plume d’un auteur.

De plus en plus, je vois ces blogues plus ouverts, et j’aime ça. J’aime ça de vous voir en vrai. Et j’imagine que c’est la même chose pour vous de me voir la face de pet. Les photos, c’est puissant.

La génération devant (ou derrière?) nous, les plus jeunes, ils sont nés avec le web dans leur poche. Il y a des classes de troisième année où les élèves ont parti un contre-blogue à celui du professeur, parce qu’il avait trop le contrôle. Ce futur sera différent.

Ça s’ouvre tranquillement, mais c’est trop lent à mon goût.

Il y a des gens au bout du clavier, et c’est ça qui est magique. Et je trouve que ce l’est encore plus quand on s’affiche davantage.

Je comprends que y’a de belles filles qui vont peut-être se faire harceler encore plus. Mais n’est-ce pas là le fun?

Ou des gars qui prendront une débarque s’ils se montrent au grand jour. Mais n’est-ce pas le fun aussi?

Remarquez que j’ai bien choisi le sexe dans ces exemples. Ça pourrait être l’inverse. Et encore plus drôle.

Alors là, à se montrer au vrai jour, plus de flafla, on parlera alors de vraies affaires.

*Les mecs, vous pouvez retourner voir la photo de Keeley maintenant, et essayez de ne pas manquer de souffle.

Pourquoi je ne saute pas – Analyse qui fait mal

Parce que je le fais moins souvent dernièrement. Je me concentre sur autre chose peut-être. Quelqu’un que j’ai rencontré récemment m’a poussé à me faire une introspection.

Ça fait mal. Le miroir fait mal. Surtout quand on sait ce que l’on fait, mais que l’on ne sait pas exactement pourquoi on le fait. Mes grosses décisions ont toujours été prises d’instinct, c’est ainsi que je fonctionne.

Elle m’a posé des questions franches, j’aime quand les gens le sont, et j’ai répondu le plus clairement possible. J’ai pris l’exercice au sérieux.

Je voulais l’inclure ici, parce que ça résume bien ma façon de penser des dernières années. Tout le long du chemin, on apprend sur soi-même, et les autres.

Voici l’intégrale de mes réponses (sauf ce qui l’impliquait personnellement), même pas rééditer (avec les fautes de frappe et tout):

« Salut miss,

Je pourais prendre ce que tu me dis un peu croche, mais je peux comprendre et me mettre dans tes souliers.

Dans une partie, je trouve ça gentil ce que tu me dis, et une autre partie, ça me fait bouillir un peu.

J’ai cette carapace, et elle est voulue. Je pourrais dire que c’est pour me protéger, mais je ne crois pas. C’est pour protéger les autres de moi.

J’ai une qualité, qui est un défaut. Va falloir que tu valides celle-là avec ma mère. Je me prends pour Mère Teresa souvent, et je veux donner et aider les autres. Ça fait plus de 7 ans que je fais ça, et c’est en moi.

Mais depuis un peu plus d’un an, j’ai mis ça de côté, sauf pour les gens qui traversent le chemin avec moi. Mais je pense plus à moi maintenant. Je me fais plaisir.

Tu ne me connais pas depuis longtemps, alors y,a bien des morceaux que tu ne peux pas voir de moi. Pareil pour moi de toi aussi. C’est comme ça. Alors c’est difficile de bien comprendre l’ensemble dans ce temps-là.

Je ne suis pas sûr de bien comprendre le point de ton message, mais je peux lire entre les lignes.

Je ne cherche personne avec qui m’engager. Mais je suis une personne sociable, j’aime engager la converastion, et échanger avec les gens. J’aime les relations qui ont plusieurs niveaux, et j’aime les voir évoluer aussi.

Mes attentes envers toi sont seulement de te connaître plus avec le temps.

Je ne crois pas que l’on se rejoint pour l’instant.

En fait, je ne te demande pas ce que tu veux, parce que ça ne relève pas de moi. En fait, je crois que l’on ne devrait rien demander au gens, mais ça c’est mon monde utopique.

Tout ce que je peux te dire, c,est ce que moi je veux. Je t’apprécie, je ne suis pas là à Mtl, et même si je l’étais, je serais dans le même état d’esprit, j’aimerais seulement que l’on prenne le temps de se connaître et c’est tout.

Tu peux dire que j’ai le syndrôme du gars qui ne veut pas s’engager, et c’est ben correct, parce que c’est vrai. Pour aujourd’hui.

Je ne parle jamais au passé, ni au futur, je parle pour aujourd’hui tout le temps. Il n’y a que le présent qui compte anyway.

Tu m’amènes à parler plus que ce que je fais normalement, parce que tu en as de besoin, et je respecte.

Je ne suis pas de ces gens qui parlent avant d’agir. J,agis avant de parler.

Je ne suis pas non plus la personne qui suit. C’est plutôt les gens qui traînent en arrière de moi.

Ça m’amène à ton autre autre question: Suis-je heureux où je suis présentement?

Ça amène une autre réflexion; je n’ai pas la conception du bonheur comme bien des gens peuvent avoir. Tu peux me fouttre dans la brousse avec une tribu de pigmés, ou dans un cubicule en alaska que je vais sourire.

Je suis bien partout où je suis. La bonheur est part de l’intérieur, et c’est toujours une quête. Et rien n’amène mon bonheur sauf moi qui peut me le donner.

Donc, je suis bien, voir même très bien où suis-je présentement. Et je suis exactement à l’endroit où je veux être, même que la vie m’offre 100 fois plus que ce que je lui demande.

Dans mon monde utopique, les choses sont simples. C’est comme un arbre où je n’ai qu’à saisir son fruit, à condition de m’en occuper, de lui donner ce qu’il a de besoin pour être en santé et être aimé.

Pour ce qui est de ton paragraphe sur les théoriciens et les enseignants, je ne suis pas sûr que ce soit clair. Mais si tu me mets dans une de ces catégories, bien je prends ça comme une fleur.

Je n’ai pas la prétention de me mettr dans une autre l’autre de ces catégories. Je dirais plutôt que je suis un étudiant de la vie, et quej’ai encore bien des croutes à manger! Hehe.

Mais bon, si des gens prennent mes paroles et mes écrits pour du cash, et que ça leur fait du bien, et bien tant mieux.

À leur place, si quelqu’un me parle de quelque chose, je vais vérifier, j’analyse et je me fais mon idée. Je le souhaite de faire ça pour tous.

Garder les yeux ouverts sur la vie est une des plus belles qualités. Je n’en rencontre pas bcp des gens comme ça, et je crois bien que tu en fais partie.

Sur ce, voilà, j’ai voulu faire ça court, mais je ne suis pas capable sur ce genre de réflexion. Haha.

J’espère que ça t’éclaire un peu sa tes réflexions.

Dans mon monde, c’est grand, c’est beau et c’est illimité, mais pour l’instant, je le construis, et je dois le faire seul pour pouvoir le partager ensuite plus tard. Une chose à la fois.

On peut me dire narcissique, égocentrique, prétentieux ou autre adjectif synonyme, ça peut être interprété ainsi. Et je le prends bien sur mes épaules.

Voilà miss! Merci pour la réflexion, laisse-toi aller aussi, ça soulage la soupape, haha.

À plus,

ciao

Dino 🙂 »

C’est à coeur ouvert que je laisse ce texte ici. Ça a été pour elle, puisqu’elle a eu les trippes de me demander les questions, mais ça aurait pu être une autre, mes réponses auront été les mêmes. À Montréal ou à Vancouver, ou à Barcelone, ça serait du pareil au même aussi. C’est comme ça aujourd’hui. C’est ainsi. C’est chiant. Mais c’est mieux ainsi. Écorcher des coeurs n’est plus de mon registre de gammes.

Est-ce qu'une personne peut tant changer?

Sérieusement, est-ce qu’une personne peut changer tant que ça?

Une personne évolue. Mais peut-elle soudainement, hors de tout doute, ne plus avoir ses défauts qui lui amenaient toutes sortes de merdes dans sa vie?

Que ce soit la peur de manquer d’argent? Ne pas être à l’aise avec son corps? Mentir? Se laisser dépasser facilement par les évènements? Pogner les nerfs rapidement? Manquer de tact? Avoir un jugement d’un enfant de trois ans? Prendre tout sur ses épaules? Stresser pour des miettes? Tout voir noir? Ne pas laisser sortir ce qu’elle a en dedans? Dire trop de niaiseries? Ne pas être bien dans sa peau? Manquer de confiance en soi?

Sérieusement, à quel point une personne peut-elle évoluer?

Y’en a des rares qui font des volte-faces soudain. J’en ai vu.

Je souhaite que j’évolue. J’ai des gros défauts sur lesquels je travaille tous les jours. Mais après 5 ans, est-ce qu’ils s’estompent au point que je ne suis plus la même personne? Je reste toujours moi.

Mes défauts sont toujours en train de me guetter. Mes monstres se montrent le poil dès que l’occasion se présente.

Une personne reste donc la même.

À moins d’un changement chirurgicale ou accident neurologique. Les connexions dans la cerveau, la personnalité, et les schémas de pensées resteront-ils les mêmes après 5, 10 ou 15 ans?

Ma mère m’a déjà dit ce commentaire sage qu’un homme ça ne se change pas. J’inclus ainsi donc aussi les femmes. Aussi parfaites que je voudrais les voir.

J’ai la Mère Teresa en moi qui a toujours espoir que mes gens deviennent plus beaux, plus heureux et meilleurs dans ce qu’ils font.

Les dépendances se déplacent peut-être, mais ne disparaissent pas.

Peut-être que l’on réussit à mieux nous contrôler.

On prend un grand respire, on essaie d’être conscient de soi-même au bon moment, et on fait avec. On réalise.

Peut-être que c’est ça, la clé. Réaliser.

Mais changer?

Tu restes qui tu es. Tu fais seulement le réaliser en vieillissant.

Aussi bien l’accepter tout de suite. La gelule de poisson traversera au moins l’oesophage dans le bon sens.